Extrait de l'avant-proposLa littérature d'entreprise est largement dominée par une approche codée, volontiers abstraite, alors que son objet est éminemment concret; elle fait la part belle à des théories souvent contredites par l'expérience; elle utilise des concepts sensibles aux effets de mode; peu contextualisée et quelquefois manichéenne, elle propose en fin de compte une vision de l'entreprise pauvre au plan économique et social; enfin, elle tend à oublier, voire à occulter les «maux» de l'entreprise, particulièrement prégnants en période de crise. Notre propos est autre. Dans une perspective critique, nous avons choisi de montrer que la forme dominante du management est profondément marquée par un certain nombre de postulats renvoyant à une vision de l'économie souvent contestée.La méthode de travail adoptée est la suivante: la définition usuelle du terme dans le registre managérial est confrontée aux regards contradictoires et parfois opposés émanant des milieux économiques ou gestionnaires eux-mêmes ou encore de disciplines a priori plus étrangères à l'entreprise telles l'histoire et la sociologie. Le recours à l'étymologie, régulièrement convoquée, réserve parfois des surprises. L'objectif est de rendre compte de ces mots dans toute leur densité, de pointer la spécificité et la relativité des réponses données par le management contemporain et de mettre en exergue les enjeux forts qui leur sont attachés.Notre liste de mots est nécessairement sélective, le format de la collection interdisant toute prétention à l'exhaustivité. Y figurent d'abord des termes propres aux gestionnaires [diagnostic stratégique, rentabilité, marketing) ou aux économistes [capitalisme, concurrence, économies d'échelle) quand d'autres relèvent d'un champ plus sociologique [discrimination), psychologique [motivation] ou historique (dynastie). (...)
Nombre de pages
127
Date de parution
12/01/2012
Poids
130g
Largeur
106mm
Plus d'informations
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EAN
9782810701414
Titre
Les mots de l'entreprise
Auteur
Coulomb François
Editeur
PU MIDI
Largeur
106
Poids
130
Date de parution
20120112
Nombre de pages
127,00 €
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Cet ouvrage est une synthèse sur le management des entreprises. Il aborde avec le souci d'approfondissement permanent les grands thèmes du management : l'entreprise et les questions de taille et de structure ; les enjeux du pouvoir et de la prise de décision ; les outils de gestion de la production et le dépassement du taylorisme ; les défis de la gestion des ressources humaines ; le marketing : de la consommation de masse au marketing de l'individu ; le financement des entreprises et les transformations de la comptabilité ; la montée en puissance de la logistique ; la relativité de la notion de qualité en gestion ; les stratégies d'entreprise et leurs incertitudes. Synthétique et accessible, l'étude de chaque thème est complétée par des repères historiques clés, les références théoriques essentielles, l'examen des dernières tendances et un tableau synoptique des outils de gestion à la disposition des gestionnaires et des décideurs. Ce manuel s'adresse aux étudiants des écoles de commerce, de licence et master de gestion, mais aussi de sciences économiques, sociologie et histoire, ainsi qu'aux professionnels du management soucieux de prendre du recul par rapport à leurs pratiques.
L'épreuve de questions contemporaines du concours commun d'entrée en IEP évalue la connaissance, la capacité à analyser et à argumenter sur les grands thèmes et débats inscrits dans l'actualité des années récentes. Le candidat devra mobiliser une palette de savoirs variés: économie, histoire, science politique, géographie, philosophie, actualité des sciences et techniques..., pour traiter des grandes problématiques actuelles. Dans cette perspective, enseignants en classes préparatoires, responsables de formation IEP et universitaires spécialistes du thème se sont réunis pour concevoir des dossiers et fiches de lecture pour une préparation optimale des candidats à l'épreuve.
Résumé : Alexandre et Félicien, c'est trois décennies d'amitié. Toujours là, l'un pour l'autre. Ils ont noyé leur chagrin dans des océans de champagne, écouté en boucle "Melody" des Stones. Plus qu'une chanson, un baume. Les filles les ont fait rêver, les femmes les ont enthousiasmés, aimés, parfois trahis. Ils ne savent plus dans quel ordre. Qu'importe. L'amour est une fiction. Au fond d'eux-mêmes, il leur arrive d'y croire encore. Après Vendanges tardives, un recueil de nouvelles, Une semaine de juin est le premier roman de Jean-François Coulomb.
Cet ouvrage présente une synthèse actualisée des différents aspects de l'épistémologie de l'histoire (historiographie, méthodes, débats, etc). La mise à distance critique de cette "science humaine" est désormais partie intégrante de la formation supérieure. Cette prise de recul est par ailleurs nécessaire face aux pressions diverses tendant à instrumentaliser l'histoire en fonction des enjeux de mémoire, et à rechercher dans le passé des précédents de nature à justifier des décisions politiques. Conçu par des spécialistes des quatre grandes périodes historiques (Antiquité, Moyen Age, périodes moderne et contemporaine), ce guide entend marier prise en compte des passions citoyennes et connaissance des pratiques scientifiques. Il vise plus particulièrement à répondre aux besoins des étudiants (classes préparatoires, universités, Sciences Po), des candidats aux concours de recrutement (masters enseignement) et des enseignants.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.