Ce manuel présente les grands penseurs politiques de la fin du XIXe siècle à nos jours: en exposant leurs principaux apports à la compréhension du phénomène étatique, il explique leur contribution à la formation et à la transformation des doctrines politiques majeures de l'histoire contemporaine, républicaine, libérale, socialiste, néolibérale, communiste... Il fournit ainsi une mise au point synthétique sur les grands paradigmes autour desquels ces doctrines se sont rejointes ou affrontées: l'État de droit, l'État-nation, l'État-Parti, l'État total, l'État minimal, l'État social. Il lie également l'évolution de la philosophie politique contemporaine à l'histoire des sociétés et des savoirs: il apporte par là des instruments pour interroger les rapports entre l'évolution des concepts et des problèmes philosophiques, les mutations effectives des institutions sociales et étatiques, et les transformations des autres formes de savoir des collectivités humaines et de leurs pratiques (histoire, économie, sociologie, géopolitique). Il permet ainsi de mettre en perspective des notions centrales de la réflexion politique comme celles d'identité nationale, de domination, de révolution, de bureaucratie ou de planification. Enfin, ce manuel propose des entrées dans des débats de la pensée politique extrême-contemporaine, dont les interrogations philosophiques et les innovations conceptuelles peinent parfois encore à pénétrer dans l'enseignement non moins que dans le débat public, par exemple concernant la question européenne, le statut et les fonctions des frontières, le fait et les problèmes des minorités. Introduction générale I. Les raisons de l'État A/ Le fondement de l'État: souveraineté et ordre juridique a/ Révolution, démocratie, fondement de l'Etat de Droit b/ Les réactions contre-révolutionnaires c/ Les réactions libérales B/ La fondation de l'État: peuple et nation a/ L'État-nation: entre refondation politique et création d'une tradition révolutionnaire b/ L'État dans l'histoire, l'histoire dans l'État: le cercle national c/ Expansion du paradigme national et crises de l'État-nation C/ La raison de l'État: politique et société a/ L'État rationnel b/ De la critique politique à la critique du politique c/ Rationalisation de la domination, rationalités politiques II. Savoirs et pratiques des États A/ Entre économie et politique: le paradigme de l'État libéral a/ De la science camérale à l'économie politique: État de bien-être ou État libéral b/ Économie politique et politique libérale c/ Les réactions socialistes d/ Le déplacement de Marx B/ Sciences du social et État social a/ Sociologie ou philosophie: de la physique sociale à la science politique b/ Durkheim, sociologue politique: une théorie sociale-libérale de l'État c/ Figures de l'État social: services publics, droit social, république solidariste C/ Bureaucratie et planification a/ La bureaucratisation du pouvoir: sociologie politique de l'âge industriel et État-machine b/ Bureaucratie politique et planification économique: les critiques néolibérales et l'État minimal c/ Bureaucratie et révolution politique III. L'État aux extrêmes A/ L'État total a/ L'État-parti et les masses b/ Politique, guerre et économie dans l'État total c/ Totalitarisme, démocratie, société B/ Expériences de la révolution et ordres du discours révolutionnaire a/ État et révolution dans le marxisme-léninisme b/ L'État-parti dans la révolution c/ Devenirs de la révolution, crises dans la pensée révolutionnaire C/ Aux bords de l'État: créations politiques et invention démocratique a/ Pratiques et inventions démocratiques b/ L'espace public et les lieux non-étatiques de la politisation c/ Nouvelles frontières du politique: le cas de l'Europe. Biographie de l'auteur Guillaume SIBERTIN-BLANC enseigne la philosophie à l'Université Charles-de-Gaulle - Lille 3.
Nombre de pages
248
Date de parution
19/09/2008
Poids
390g
Largeur
151mm
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EAN
9782130567868
Titre
Philosophie politique. XIXe-XXe siècles
Auteur
Sibertin-Blanc Guillaume
Editeur
PUF
Largeur
151
Poids
390
Date de parution
20080919
Nombre de pages
248,00 €
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Résumé : Souvent abordée par sa " micropolitique du désir ", l??uvre commune de Deleuze et Guattari est rarement sollicitée lorsqu'on s'interroge sur les problèmes classiques ou contemporains de la pensée politique : la forme-État, la souveraineté, le rapport de la violence et du droit, la guerre, le paradigme de la Nation et les recombinaisons qu'il a entraînées entre les idées de peuple, de citoyenneté et de minorité. En suivant la trajectoire conduisant du premier tome de Capitalisme et schizophrénie (1972) au second (1980), ce sont pourtant tous ces problèmes qui se trouvent réélaborés, au fil d'une conjoncture de transition historique marquée par la fin des guerres de décolonisation, la transformation du capitalisme mondial, les recompositions aussi profondes qu'incertaines des forces de résistance collective. Encore faut-il, pour mesurer les prises de la pensée guattaro-deleuzienne sur les bouleversements de son temps, la confronter à ce qui fut son interlocuteur principal, le marxisme, à son champ épistémique (le matérialisme historique), à son programme critique (la critique de l?économie politique) et à sa grammaire politique (la lutte des classes). De ces pourparlers, trois hypothèses nouvelles se dégagent : celle d'un " Urstaat ", incarnant un excès de la violence souveraine sur l'appareil d?État et sur ses investissements politiques ; celle d'une puissance de " machine de guerre ", que les États ne peuvent jamais s'approprier que partiellement, et à laquelle ils peuvent eux-mêmes se subordonner ; celle d'un excès du " destructivisme " de l'accumulation capitaliste sur son organisation productive. Dans ce triple excès, la pensée politique de Deleuze et Guattari trahit le spectre de l'entre-deux-guerres qui la hante, mais qui la fait aussi communiquer avec les penseurs actuels de l'impolitique. S'y donnent à lire non seulement une nouvelle théorie politique, mais aussi un tableau de la pluralité des voies d'ascension à l'extrême-violence susceptibles de détruire la politique même et auxquelles les luttes contemporaines ne peuvent s?épargner de faire face.
Lecture introductive du premier livre écrit à quatre mains par Gilles Deleuze et Félix Guattari, L Anti- oedipe, cet ouvrage adopte pour fil conducteur la réinscription de l"analyse de l" inconscient dans une théorie générale de la production et de ses modes sociohistoriques. Il met au jour le nouveau rapport qui s"ensuit entre la clinique du désir et le matérialisme historique. C" est sous ce prisme qu"il explicite l" articulation de trois lignes de problématisation: une critique sociale d"un code familialiste d" enregistrement des individus et des conduites; une critique à la fois externe et interne à la psychanalyse de l"oedipianisation de l" inconscient; une critique politique des structures d"exploitation et de domination de la société capitaliste et des modes de subjectivation aménagés dans la reproduction de ces structures."
Porteuse d'un programme théorique et épistémologique de refondation critique du marxisme, la pensée de Louis Althusser marqua durablement le paysage intellectuel français. Mais la double parution de Pour Marx et Lire le Capital fut aussi saluée en bien d'autres lieux que ceux fréquentés par la marxologie française. Ce dossier d'Actuel Marx propose une cartographie des réceptions et " réinventions " du marxisme althussérien du Japon à Cuba, du Cône sud latino-américain au Maghreb, du Proche-Orient à la Corée du Sud. A un marxisme althussérien souvent jugé, principalement sinon exclusivement, universitaire, ces réceptions " diasporiques " opposèrent des appropriations parfois directement branchées sur des urgences politiques immédiates. A un althussérisme tendu entre critique ambiguë du stalinisme et subversion maoïste, ces circulations ex-centriques proposèrent des usages d'Althusser permettant de sortir des grandes alternatives idéologiques solidifiées par la guerre froide et la scission de l'internationale communiste. A un marxisme surinvestissant les enjeux épistémologiques d'une relecture de Marx, elles sollicitèrent ses écrits pour repenser les spécificités des luttes paysannes, l'articulation des conflits de classe aux luttes de décolonisation, et les devenirs du marxisme extra-européen hors des formes qu'Althusser pouvait lui-même imaginer ou anticiper.
Résumé : La revue Actuel Marx propose de participer à la réélaboration d'une forme de pensée qui articule certaines traditions du marxisme aux autres courants majeurs de la pensée contemporaine. Elle cherche à rendre compte des formes actuelles de référence à Marx, mais aussi des différents débats qui traversent les sciences sociales et les sciences humaines, et cela aussi bien dans le contexte français et francophone que dans le contexte international.
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !