« Ces poèmes ont une triple origine. 1/ Une petite fille disant :"La poésie, c'est quand il y a des mots, et qu'on dit "Ah oui !" en levant les yeux" à un journaliste venu l'interroger après un atelier d'écriture. Ma volonté de trouver une équivalence aux haïkus japonais dans notre système d'écriture. 2/ Les voyages qui nous amène à court-circuiter l'analyse en gardant une impression qui s'est imposée alors qu'on passait par hasard. 3/ Une invitation à lire plusieurs fois 3 minutes lors d'un festival qui m'a amené à les réunir dans une forme dépendant beaucoup du silence. » Ainsi parle Gérard Noiret de la conception de ce livre écrit sur plusieurs années, mais qui est en vérité un choix dans un ensemble beaucoup vaste, fait de notations (parfois proches du haïku donc) ; elles sont bien souvent de pures sensations transcrites dans l'instant et retravaillées légèrement ensuite. A la fois tendres et humoristiques, ces petites visions (ou flashes) du quotidien sont empreintes d'une certaine mélancolie portée par la fugacité de ces rêveuses sensations...
Nombre de pages
61
Date de parution
10/05/2019
Poids
175g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782916447926
Titre
En passant
Auteur
Noiret Gérard ; Gerbaud Jean-Louis
Editeur
OBSIDIANE
Largeur
210
Poids
175
Date de parution
20190510
Nombre de pages
61,00 €
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Comme une métaphore des inquiétudes et des crises de la fin du XXe siècle, quelques faits divers dans une cité de banlieue traversée par l'imminence d'un désastre indéfini, qui menace les uns ou les autres dans les moindres recoins de leur vie.
Au départ est un travail de deuil ; une femme meurt, une simple ouvrière d'autrefois, un autrefois où poussait la glycine : la glycine est restée et l'autrefois a disparu. Ce qui a disparu ? La banlieue - avant qu'on ne parle des "cités". La famille, peut-être. Et la maison qui allait avec. Des choses visibles et d'autres qui l'étaient moins. Entre sacré et profane, mystères singuliers et réalité sociale, articulant prose et poésie, récit et symbole, cette bouleversante élégie rend un magnifique hommage aux anonymes qu'on enterre à la hâte avec les temps dits "révolus".
Ces impromptus, fruits de peu d'années, il y a vingt ans, ou hier peut-être, sont tirés d'un carnet où dorment des notes de voyages, de la Baltique à l'Italie, et des bribes de poèmes. Aussi bien, comme le dit le titre, des promenades fréquentes dans Avignon...Ces instants précaires, saisis dans l'embarras des formes brèves, n'en sont pas moins chers à celui qu'ils font revivre - qu'ils inventent. Ce personnage secret, ce voyageur imprévisible, appelez-le Gérard Cartier si vous voulez." G. Cartier ; Cette suite poétique fait, d'une certaine manière, pendant au Voyage intérieur (2023) qui arpentait, en France, Les lieux privilégiés de l'auteur. Ici, c'est au tour du monde (Laos, Irlande, Italie...) qu'une certaine errance intérieure vagabonde par et dans le poème, toujours portée par la singulière métrique de Cartier... A noter que les photographies d'Emmanuel Moses montrent toutes des affiches lacérées du métro.
Ces poèmes, qui furent naguère publiés dans des éditions à tirage limité (La canopéee2013 et 2016), forment un tout cohérent pour conclure, d'une certaine manière, l??uvre poétique si diverse de Paul-Louis Rossi. Dans ces poèmes ? où l'Orient mythologique rencontre les pêcheurs aléoutes, les saulniers et goémoniers bretons, l'attention que P-L. Rossi porte aux plus humbles autant qu'aux plus fameux (légendaires ou non) se manifeste à travers une langue et une mtrique à la fois souples et rêveuses, abolisant les distances et les temporalités? Les dessins (sauf le portrait du à Marie Etinne) qui accompagnent ces textes sont extraits de son Carnet rouge et noir (inédit),témoin de voyages à Lipari et à Rhodes.
Ces poèmes sur l'horizon nous aident à regarder la ville, à mesurer nos limites et celles de nos rêves, ainsi que notre place dans le monde, tous actes dirigés loin devant nous. Nous appre-nons à les nommer avec humour et fantaisie. L'horizon nous humanise. "Un poème d'un mot, de deux puis de trois, jusqu'à cent onze mots. Ensuite decrescendo, un poème de cent-dix mots jusqu'à un poème d'un mot. Horizons 111 a été écrit de septembre 2021 à mai 2022. Il est né d'une commande de Jacques Vincey, met-teur en scène et directeur du Centre Dramatique National de Tours - Théâtre Olympia de 2014 à 2023. Qu'il en soit chaleu-reusement remercié". C'est ainsi que Marc Blanchet présente son exploration du "grand bonhomme" d'horizon, comme l'écrivait en son temps Baudelaire des nuages. L'horizon est l'autre par excellence. Les enfants, ces poètes géomètres, l'ont toujours su qui d'instinct s'élancent le coeur haletant vers ce pays là-bas qui les requiert. Marc Blanchet s'exerce à le nombrer dans tous ses états : le nombre est le nom de l'univers. Il y a quelque chose de vertigi-neux à écrire : "1 horizon//2 l'horizon//3 dire l'horizon//4 ligne vierge droit devant//5 épousant la courbe du regard//6 L'horizon - un point de chute. //7 On lui tourne le dos : /il de-meure. //8 Il parle notre langue/sans dire un mot. //9 A notre image -/la bouche pleine/auprès du vide. //10 L'horizon/multiplie les directions. /Nos corps pèsent à dis-tance". Suivons le poète dans l'innombrable.