Profiter de sa position. de ses pouvoirs, pour s'enrichir au mépris de toute morale et s'approprier le bien d'autrui: ce type de scandale n'est pas propre à notre époque. Le De signis, qui relate les forfaits du "brigand" Verrès dans sa province de Sicile, en apporte la preuve. Cette édition a pour but de mettre en lumière la modernité du réquisitoire cicéronien, mais aussi de proposer une nouvelle approche de l'oeuvre (dont seule une édition savante a été publiée en français depuis le XIXe siècle). La traduction juxtalinéaire rend au plus près la pensée de l'auteur en soulignant les structures utilisées pour exprimer cette pensée: elle permet une lecture directe du texte dont la traduction littéraire est une interprétation: elle est un outil pour le latiniste à qui percevoir le sens d'une phrase de façon globale ou approximative ne suffit pas. Le texte prend vie dans des pages où le lecteur peut embrasser d'un regard le latin, la traduction juxtalinéaire et une traduction plus élaborée; et c'est en "version originale", pour ainsi dire, qu'il devient accessible à tous.
Nombre de pages
295
Date de parution
09/04/2009
Poids
390g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296081451
Titre
Le De signis de Cicéron. Traduction juxtalinéaire
Auteur
Kardos Marie-José
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
390
Date de parution
20090409
Nombre de pages
295,00 €
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Vestiges, reconstitutions, textes suggèrent une Rome de marbre et d'or, digne capitale d'un empire aux dimensions du monde. Mais que sait-on de l'Urbs avant l'époque d'Auguste? Utilisant les données les plus récentes de l'archéologie, ce livre se présente comme une nécessaire mise au point sur la Rome du milieu du 1er siècle avant notre ère, son aspect général, sa topographie, ses quartiers, ses édifices. Cette mise au point se fonde sur le témoignage, à travers l'abondance et la variété de ses discours, de ses traités et de ses lettres, d'un maître de l'éloquence qui fut à la fois homme d'Etat et philosophe. Et nous voyons se profiler une ville aux multiples facettes, avec ses immeubles trop hauts, ses portiques-musées, ses promenades à la mode, ses lieux mal famés; une ville qui se transforme aussi, une ville - n'est-ce pas là un trait étrangement moderne? - où la spéculation est reine, où l'urbanisme de prestige passe avant les travaux d'utilité publique; une ville où il faut habiter au bon endroit, se montrer au bon endroit, où les monuments offrent un noble décor au spectacle de la vie publique, de ses cortèges, de ses procès; enfin la Ville par excellence, où se reflètent la grandeur d'un passé, la grandeur d'un empire, la Ville avec ses gloires, synonyme de lumière. Renouvelant la vision traditionnelle, cet ouvrage bouscule au passage un certain nombre d'idées reçues - il offre par exemple une version inédite du célèbre épisode des oies du Capitole - et livre en fait une clé du mythe de la Ville éternelle.
Est-il meilleur moyen de connaître la Rome antique que de prendre pour guides les écrivains latins ? L'ironie ou l'indignation de Cicéron, la gravité scrupuleuse de Tite-Live, la densité tragique de Tacite y voisinent avec le pittoresque d'Ovide, les confidences des élégiaques, les railleries des satiriques. Qu'ils évoquent leur maison, leur quartier ou leurs loisirs favoris, les mythes des origines ou les troubles politiques, les travaux d'un censeur ou les caprices d'un prince, et malgré les siècles qui les séparent, leurs témoignages sur les lieux et les monuments finalement se complètent.
Pour tous ceux qui s'intéressent aujourd'hui à la Rome antique, il existe un domaine où la documentation disponible et la bibliographie courante risquent de se révéler obsolètes : il s'agit de la topographie de l'Urbs. S'appuyant sur le recueil de sources littéraires latines auquel il fait suite, illustré de plans détaillés, ce lexique est le fruit d'une recherche approfondie qui tient compte des découvertes et des hypothèses les plus récentes. Il sera pour le latiniste et l'historien un instrument de travail indispensable et pour le promeneur curieux ou passionné de la Rome antique un guide précieux.
Clefs concours Lettres. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : - des repères : un rappel du contexte historique et littéraire, - les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'?uvre, - la "boîte à outils" consacrée aux questions de langue, de stylistique et de grammaire, - des outils méthodologiques : chronologie, glossaire ou bibliographie, - un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...