Geffen Alexandre ; Vibert Bertrand ; Dion Robert ;
KIME
20,30 €
Épuisé
EAN :9782841743537
Depuis le début des années 80, la " vie imaginaire " connaît un succès constant, aussi bien en France (Pierre Michon, Pascal Quignard ou, plus récemment, Michel Schneider) qu'à l'étranger (Sebald, Bolano, Boyd, Tabucchi), pour se limiter à quelques-uns des écrivains étudiés ici. Comment comprendre cette vogue ? La " vie imaginaire ", qui historicise la fiction, appartiendrait-elle d'emblée à l'ère post-moderne, qui considère l'histoire comme une fiction ? Ou bien assiste-t-on à un retour du roman, avec obligation de brièveté et de densité ? Voire un retour à la singularité du sujet (biographié) ? Comment définir la fiction dans la " vie imaginaire " ? Par la référentialité ? Ou la littérarité ? Faut-il la situer dans l'invention et la part d'indémontrable ? Ou la rechercher dans une intentionalité esthétique et ses effets sur le lecteur ? Que dit cette pratique d'écriture de notre relation aux morts ? Est-ce un genre mélancolique par vocation ? Une tentative pour arrimer l'écriture à la mémoire ? Le lieu d'une rencontre imaginaire entre les vivants et ceux qui ne sont plus ? Pourquoi, enfin cette préférence marquée des biographes imaginaires pour les artistes, les infâmes et les infimes ?
Nombre de pages
240
Date de parution
17/11/2004
Poids
316g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743537
Titre
Otrante N° 16, Automne 2004 : Vies imaginaires
Auteur
Geffen Alexandre ; Vibert Bertrand ; Dion Robert ;
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
316
Date de parution
20041117
Nombre de pages
240,00 €
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Tel-Aviv, aujourd'hui. Le jour de son mariage, Keren se casse la jambe et doit renoncer à sa lune de miel aux Caraïbes... Une mystérieuse petite fille sortie de la mer change la vie de Batya, la jeune femme qui la recueille et qu'elle suit comme son ombre... Joy, une employée de maison en exil va, sans le vouloir, renouer les liens entre une vieille femme sévère et sa fille... Bouteilles jetées à la mer, fragments d'humanité qui flirtent avec l'absurde... Dans un joyeux désordre, chacun cherche sa place, l'amour, l'oubli ou sa mémoire, car ainsi va la vie, à Tel-Aviv...
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.