EVOLUTION DU CERVEAU ET CREATION DE LA CONSCIENCE. A la recherche de la vraie nature de l'homme
Eccles John C.
FLAMMARION
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EAN :9782080812940
L'évolution humaine est le résultat de la conjonction de deux processus.De longues périodes d'évolutions très lentes, adaptatives au milieu selon la théorie darwinienne de la sélection naturelle, et des phases rapides de rupture, non adaptatives, pendant lesquelles des changements radicaux s'opèrent pour créer une nouvelle espèce.L'évolution du cerveau au cours de sa longue histoire n'est pas qualitativeNos plus lointains ancêtres possédaient déjà tout le bagage nécessaire à la formation de ce qui deviendra l'homo sapiens. Au contraire, cette évolution est quantitative : elle résulte essentiellement de l'augmentation de la taille du cerveau et de ses différentes parties ainsi que de leur réorganisation. La conscience et plus particulièrement la conscience de soi est certainement ce qui fait la principale spécificité de l'hommeAucune science ne peut expliquer son apparition et son fonctionnement. On sait seulement qu'elle agit concrètement sur les mécanismes du cerveau par des processus physiques très fins. Pour expliquer le miracle de son existence, on ne peut recourir qu'à l'immatériel et donc à l'idée de création divine. -- Idées clés, par Business DigestLe livre d'Eccles laisse une curieuse impression d'inachèvement. Après avoir passé neuf chapitres à disserter sur l'évolution du cerveau d'un strict point de vue darwinien, l'auteur, en fin d'ouvrage, est forcé de superposer un concept finaliste et même déiste aux explications matérialistes ! Hélas, cette démarche ne débouche ni sur une véritable réflexion critique du darwinisme, ni sur une remise en cause de certaines assertions qui font apparaître l'homme comme le produit de seules forces matérielles. Mais passons, parce que chemin faisant, l'auteur nous livre un précieux enseignement.Il constate d'abord que lors du déclenchement volontaire d'une action, une petite aire très particulière du cerveau appelé aire motrice supplémentaire (AMS) est activée environ une centaine de millisecondes avant les cellules du cortex moteur.Il observe ensuite que cette aire est également activée lorsque le sujet exprime intérieurement l'intention d'exécuter un mouvement mais sans passer à l'acte.Il en conclut que l'on se trouve peut-être ici à une jonction entre le cerveau, entité matérielle faite d'atomes et de molécules, et l'esprit, entité immatérielle faite d'information, de sens. Et pour expliquer le fonctionnement de cette jonction, il fait appel à la physique quantique : "la concentration mentale qui accompagne une intention, ou une pensée méthodique, peut produire des événements neuraux par l'intermédiaire d'un processus qui est analogue aux champs de probabilité de la mécanique quantique". Voilà un beau pavé lancé dans la mare du matérialisme.Ce travail d'Eccles s'inscrit en fait dans un contexte beaucoup plus large de remise en cause du paradigme mécaniste. Depuis quelques décennies, les attaques fusent de tous bords : en physique avec la relativité et la théorie quantique, en mathématiques (Gödel...), en épistémologie (Feyerabend, Kuhn, Zartarian...), en psychologie (Groff...), etc.Malheureusement, si les fondements du paradigme mécaniste sont aujourd'hui fortement ébranlés, il n'en reste pas moins la vision qui imprègne toute notre société : on se représente généralement la matière comme des systèmes solaires en miniature, avec un noyau et des petites billes solides gravitant autour ; on voit l'homme comme le résultat d'une évolution au hasard ; on croit que la clé de la guérison de toutes les maladies se trouve dans les molécules, etc.Mais si rien de cela ne tient, alors l'homme n'est plus cet assemblage "hasardeux" de matière inerte, et, par conséquent, sa vie ne peut plus être réduite aux fonctions classiques héritées du XIXe siècle : production-consommation-reproduction ! L'essentiel, le sens, est ailleurs. Voilà l'homme qui se réapproprie sa force créatrice et sa liberté de conscience. Et il n'est pas disposé à s'en laisser à nouveau dessaisir. Impossible donc de l'enchaîner à des besoins futiles, ni à des tâches insignifiantes pour le satisfaire.La mort du paradigme mécaniste signe donc la mort d'une certaine économie. Voilà pourquoi on observe actuellement chez ceux qui en ont pris conscience une floraison d'expériences : systèmes d'échanges locaux (SEL), nouvelle philosophie de l'échange promue par Internet, éco-villages qui explorent des modes de vie en équilibre et en harmonie avec la nature, etc. Certes, pour l'heure, les vieux concepts économiques sont plus vivants que jamais. Mais comme il est quasiment certain que dans ce cadre étroit le chômage ne sera pas résolu (le problème est en fait mal posé), et que les autres difficultés qui surgiront tôt ou tard ne le seront pas mieux (santé, retraites, etc), il est à prévoir que de plus en plus de gens tenteront de contourner le système. Voilà qui ouvre des perspectives exaltantes pour certains, et plus catastrophiques pour d'autres... -- Business Digest
Je considère ce livre comme unique... Une synthèse détaillée qui n'avait jamais été réalisée par personne auparavant. " Ces mots du grand épistémologue et philosophe des sciences, sir Karl Popper, nous montrent l'importance de cet ouvrage qui constitue le testament scientifique et philosophique de sir John Eccles. Alors qu'il n'y a eu jusqu'ici que très peu de tentatives pour reconstituer l'évolution des différentes zones du cerveau depuis les pongidés jusqu'à l'homme, l'auteur nous présente la reconstitution la plus détaillée possible, en fonction de nos connaissances actuelles, de cette étape essentielle de nos origines. Il nous donne à voir comment se sont développées les structures neuronales nécessaires pour permettre la bipédie, le langage, l'expression des émotions, l'apprentissage. En parcourant diverses séries de faits neurophysiologiques et paléontologiques, nous accédons ainsi à une vision interdisciplinaire de la genèse de l'espèce humaine. La question fondamentale de la nature de la conscience humaine est ensuite abordée, et l'auteur développe à ce sujet une hypothèse révolutionnaire. Il nous montre que les découvertes neurologiques récentes ne s'opposent pas, loin de là, à l'existence d'une conscience indépendante du cerveau. Seulement, celle-ci ne serait pas, comme dans l'ancienne vision dualiste, totalement séparée du corps, elle interviendrait sur les constituants des synapses du cerveau pour influencer les événements en cours. La physique quantique nous montre que de telles influences peuvent exister sans violer les lois connues de la matière et de l'énergie. La description de ce modèle de la conscience et des raisons pour lesquelles l'auteur pense qu'il s'agit du plus cohérent parmi ceux que nous possédons, au vu des connaissances actuelles, constitue la deuxième grande originalité de cet ouvrage qui s'achève sur les conclusions philosophiques que l'on peut tirer de la validité d'un tel modèle. Sir John Eccles est l'un des plus grands neurologues du XXe siècle. Il fait partie de ces hommes qui ont contribué de façon décisive à l'énorme augmentation de nos connaissances concernant notre cerveau. Ses travaux les plus importants ont porté sur l'étude des synapses, de l'influx nerveux, et ont débouché sur la découverte des processus chimiques responsables de la propagation de ce dernier _ découverte qui lui a valu le prix Nobel de médecine en 1963.
Eccles John ; Laroche Béatrice ; Luccioni Jean-Mat
Dès l'enfance nous éprouvons la sensation d'être une entité unique, un "soi" conscient de sa propre existence. Or, loin d'expliquer ce sentiment d'unité, les progrès réalisés dans la compréhension des mécanismes internes du cerveau nous la font apparaître plus mystérieuse encore. Des expériences récentes ont ainsi montré que la pensée pouvait exercer une action causale sur le cerveau. Ainsi en va-t-il du sujet qui, plongé dans le noir et protégé de toute sensation, doit détecter un attouchement à peine perceptible sur l'un de ses doigts. Il suffit en effet qu'il se prépare à la détection pour que l'aire du cerveau correspondant au doigt en question soit activée alors que celui-ci n'a pas encore été touché. Mais si la pensée maîtrise le cerveau, comment cette action se produit-elle ? Comment la concilier avec les lois connues de la physique ? Après avoir exposé ses propres recherches, Sir John Eccles nous montre que cet obstacle peut être résolu. L'étude des structures ultrafines des cellules nerveuses jointe aux calculs issus de la physique quantique (qui étudie l'infiniment petit) révèle en effet comment l'expérience mentale interagit avec les structures neuronales du cerveau. Ce faisant, l'analyse bouleverse les conceptions dominantes dans les neurosciences et ouvre d'immenses perspectives aux futures recherches sur la conscience et la formation du "soi".
Cette encyclopédie a été composée par des religieux enseignants. Elle rassemble en six volumes l'essentiel de la doctrine chrétienne. Elle est un instrument de référence par la richesse de son contenu comme par sa sûreté doctrinale. Elle trouve sa place dans la bibliothèque de tout catholique. Toute l'histoire de l'Eglise se trouve magnifiquement exposée dans ce tome, en trois grandes périodes : l'antiquité chrétienne (30-476), le moyen-âge (476-1517), les temps modernes (de 1517 à nos jours). Cet ouvrage est doté de nombreuses cartes et illustrations pour faciliter l'apprentissage. Chaque fin de chapitre est résumée sous forme de tableaux synoptiques. Une somme de référence et une mine d'informations !
Collection Encyclopédie de la foi L'Encyclopédie de la foi est une collection composée par des religieux enseignants. Elle rassemble en six volumes l'essentiel de la doctrine chrétienne. Instrument de référence par la richesse de son contenu comme par sa sûreté doctrinale, elle trouve sa place dans la bibliothèque de tout catholique, qui y puisera les lumières nécessaires pour "répondre à ceux qui demandent raison de l'espérance qui est en nous". (1ère épître de saint Pierre, 3, 15). Le volume La Morale traite des sujets suivants : - Les principes généraux de la morale - Les vertus et les péchés - Les commandements de Dieu et de l'Eglise - Les conseils et les béatitudes évangéliques
Après l'extraordinaire succès de ses Téméraires, la grande saga des ducs de Bourgogne, Bart Van Loo entreprend cette fois de nous faire découvrir in situ les lieux emblématiques de cette épopée médiévale faite d'exploits, de passions, d'alliances trahies, mais aussi d'immenses chefs-d'oeuvre artistiques. Au gré des richesses locales et des trésors oubliés, Bart Van Loo arpente ce territoire aux frontières perdues, et ressuscite dans un périple jamais réalisé à ce jour cet Etat éphémère qui osa défier les deux grandes puissances de son temps, le royaume de France et le Saint Empire romain germanique. De Bruges à Dijon, de Bruxelles à Paris en passant par Anvers, Liège, Lille, Beaune, Nevers, Nancy ou encore Berne : Le Tour de la Grande Bourgogne offre une incursion fascinante dans l'automne du Moyen Age. Un récit haletant écrit d'une plume vive et alerte à travers la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et la France. Et près de 500 images avec les plus grands chefs-d'oeuvre de l'âge d'or bourguignon : Claus Sluter, Jean Malouel, les Frères de Limbourg, Jan van Eyck, Rogier van der Weyden, et bien d'autres encore.
4e de couverture : Débordant de certitudes et bardé de diplômes, Benjamin sort d'une grande école de commerce avec tout pour réussir sa vie. Sauf que les lois du marketing ne servent à rien quand il s'agit de séduire Astrid, la fille la plus convoitée du campus. Tout se complique encore pour lui quand, du jour au lendemain, ses parents lui coupent les vivres! Avec l'aide de son coach, Adam Thims, il se lance à la recherche d'un emploi. Du rayon poissonnerie de l'hypermarché voisin aux usines de baskets en Chine, à dos de chameau dans le désert ou dans une chambre d'hôtel avec Astrid, le jeune homme découvre la dure réalité du monde. Si seulement il n'était pas aussi naïf! Dans Tout va pour le mieux!, Alain Monnier transpose les aventures du Candide de Voltaire à notre époque. Le résultat : une description au vitriol de la société contemporaine, doublée d'un récit d'apprentissage désopilant.Notes Biographiques : Après une carrière d'ingénieur, Alain Monnier commence à écrire des romans en 1994. Il est notamment l'auteur de Givrée et de Tout va pour le mieux. Côté jardin a été adapté au cinéma avec Pascal Greggory dans le rôle-titre. Diplômée de l'école Émile Cohl, Isabelle Maroger travaille régulièrement pour la presse et l'édition jeunesse. Elle est notamment l'illustratrice de la série «2 amies pour la vie» chez Flammarion jeunesse. Elle donne également des cours de bandes-dessinées à des enfants de 8 à 15 ans.
Londres, 1840. Arthur, un garçon à la mémoire prodigieuse né sur les rives de la Tamise, est engagé comme apprenti dans une imprimerie. Bientôt, son monde s'ouvre bien au-delà des taudis de la capitale anglaise, vers un autre fleuve, le Tigre, et une ancienne cité de Mésopotamie qui abrite les fragments d'un poème oublié. Turquie, 2014. Chassées de leur village au bord du Tigre, Naryn, une petite fille yézidie, et sa grand-mère entreprennent un long voyage, traversant des terres en guerre dans l'espoir d'atteindre la vallée sacrée de leur peuple, en Irak, pour que Naryn y soit baptisée. Londres, 2018. Zaleekhah, hydrologue fascinée par la mémoire de l'eau, emménage dans une péniche pour échapper à la faillite de son mariage. C'est alors qu'un curieux livre qui la ramène à ses origines vient chambouler son existence. Avec ce roman éblouissant, une traversée des siècles et des cultures suivant trois destinées entrelacées par le cours imprévisible de l'eau, Elif Shafak s'impose comme l'une des plus grandes conteuses de notre époque.
On dit que la réalité dépasse parfois la fiction, et rien n'est plus vrai dans le cas des trous noirs". Stephen Hawking Ce sont les objets les plus mystérieux de notre cosmos, des monstres si denses qu'ils engloutissent à jamais tout ce qui passe à leur portée, même la lumière. Du moins le croyait-on, jusqu'à ce que Stephen Hawking montre que les trous noirs s'évaporaient en émettant des particules dans l'espace... Pourquoi les trous noirs ne sont-ils pas si noirs ? Que deviennent les astres qui ont le malheur de s'en approcher de trop près ? Se pourrait-il qu'ils soient la porte d'entrée vers d'autres univers ? C'est bien ce que suggère le grand physicien qui nous livre ici le fruit d'une vie de recherche et les dernières et stupéfiantes nouvelles de ces entités fascinantes.
Qu'est-ce qui nous amène à vouloir repousser nos limites humaines ? Que nous apprennent la connaissance et l'exploration de l'espace comme de l'Univers ? Pourquoi faut-il continuer à imaginer et à financer de grands projets scientifiques ? Pourquoi regarder vers les étoiles, c'est s'intéresser à notre planète ? Comment la science peut-elle résister aux conflits internationaux ? Dans un dialogue vif et engagé, Thomas Pesquet, astronaute, et Etienne Klein, physicien, répondent à toutes ces questions et à bien d'autres, et partagent avec nous leur passion pour les découvertes, la science, les infinis. Toujours avides de nouvelles expériences et défendant un optimisme raisonné, ils nous invitent à travers ce livre à continuer à rêver, mais lucidement.
Le lancement de ChatGPT, fin 2022, a inauguré le tournant intellectuel et créatif de l?intelligence artificielle. Désormais, il est demandé à des systèmes de prendre le relais de nos facultés les plus fondamentales ? en premier lieu celle de produire du langage et des symboles. Comment ne pas saisir l?ampleur des conséquences sociales, culturelles et civilisationnelles induites ? Celles-ci sont principalement de trois ordres. Premièrement, il est mis entre les mains de tous des technologies générant un pseudo-langage, car mathématisé, statistique et standardisé, appelé à devenir hégémonique. Deuxièmement, on ne connaîtra plus la nature ou l?origine d?une image. Émerge une ère de l?indistinction généralisée porteuse de nombreux périls alors que ranc?ur et défiance grandissent. Troisièmement, des dispositifs vont réaliser plus rapidement et de manière prétendument plus efficace que nous un nombre croissant de tâches à haute compétence cognitive. De ce fait, un ouragan va s?abattre sur les métiers de service et de la culture. Nous vivons un moment d?une extrême gravité, voyant l?automatisation, à terme intégrale, du cours du monde ne cesser de s?étendre. Or, il ne s?agit nullement d?un projet de société démocratiquement décidé, mais du résultat des vues d?ingénieurs et de l?ambition sans limites de l?empire de la tech. Ce livre procède à une analyse minutieuse des caractéristiques des IA génératives ainsi que de la rupture anthropologique à l??uvre. Il revêt également une valeur de manifeste, appelant à défendre sans concession l?exercice des facultés qui nous définissent. Faute de quoi, nous appartiendrons bientôt à une humanité absente à elle-même.Table des matières : Sommaire Introduction Le processus de dénaturation .................9 I. Le thanatologos 1. Un antilangage... 43 2. Le capitalisme linguistique : une gouvernementalité par le verbe.......... 53 3. L?oubli ? criminel ? des trois piliers de l?éducation ........ 65 II. Un monde de chimères 1. L?image sans contact .............. 83 2. L?ère de l?indistinction généralisée ........... 93 3. La (nouvelle) crise de la culture .........101 III. Vers l?automatisation intégrale du travail Un crime contre l?homo faber 1. Novlangue managériale et avènement d?un capitalisme asomatique ... 121 2. « L?homme s?efface, comme à la limite de la mer un visage de sable »..... 131 3. Le « Je et le Tu » ou la société comme liens d?interdépendance ...... 147 IV. L?Anhumanité 1. TechAnhumaine et condition antianthropologique .... 159 2. le pouvoir total ......... 171 3. Les temps de la bêtise générale .......183 V. Dénoncer la fabrique des représentations 1. Le fondamentalisme de l?IA et ses cinq piliers .................... 195 2. La grande illusion de la régulation ...............213 3. Un contresommet à Paris ........... 223 Conclusion Notre conscience en actes ........... 239 Notes ......... 251
Programmes surchargés, obsession de l'évaluation et de la compétition, manque de temps et de moyens : l'enseignement et la recherche souffrent de nombreux maux. En plus de produire des élèves, étudiants et chercheurs malheureux, dont le désir de comprendre est malmené, tout cela menace la survie de sociétés humaines qui, depuis leurs lointaines origines, dépendent de la création continue de connaissances pour s'adapter à des environnements changeants. A l'heure où les sciences sont attaquées de toutes parts, il devient vital de rompre avec ces logiques destructrices et de mettre en oeuvre une politique révolutionnaire de l'enseignement et de la création scientifique.
Olivier Hamant propose dans ce nouveau livre une philosophie politique inspirée du vivant pour répondre aux bouleversements contemporains. Contre la logique totalitaire de l?injonction de cohérence, responsable de politiques publiques stériles, l?auteur parie sur une valeur très répandue dans la nature, l?incohérence. Notre société civile, confrontée à des fluctuations d?ordre écologique, social, numérique? pourrait gagner en robustesse en prenant pour modèles les boucles incohérentes propres aux systèmes vivants.Comment aborder la transition écologique ? le vivre-ensemble ? Olivier Hamant décrit les mécanismes biologiques qui assurent aux organismes des facultés d?adaptation malgré les variations extrêmes de leur milieu de vie. L?incohérence apparaît comme une clé indispensable pour créer de la stabilité dynamique dans la durée. L?auteur s?inspire de ces principes systémiques de robustesse pour envisager de nouvelles approches de gestion de crise.« Le meilleur rempart contre les fluctuations aléatoires du monde extérieur, c?est l?oscillation interne du système. » O. H.Notes Biographiques : Olivier Hamant est chercheur à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae), au sein de l'École normale supérieure de Lyon. Il dirige l'institut Michel Serres et travaille sur les nouvelles relations de l'humanité avec la nature. Il est l'auteur de La troisième voie du vivant (Odile Jacob, 2022) et d'Antidote au culte de la performance. La robustesse du vivant (Tracts, Gallimard, 2023), deux essais qui ont rencontré un large succès public.