
Spinoza et le problème de l'expression
Les définitions courantes de la philosophie ne s'appliquent pas à Spinoza : penseur solitaire, scandaleux et haï, qui conçoit la philosophie comme une entreprise de libération et de démystification radicales, n'ayant d'équivalent que chez Lucrèce ou, plus tard, chez Nietzsche. Le spinozisme pose aujourd'hui les problèmes les plus actuels, concernant le rôle comparé de l'ontologie (théorie de la substance), de l'épistémologie (théorie de l'idée), de l'anthropologie politique (théorie des modes, des passions et des actions). L'objet de ce livre est de déterminer le rapport de ces trois dimensions : l'affirmation spéculative ou l'univocité de l'Etre dans la théorie de la substance ; la production du vrai ou la genèse du sens dans la théorie de l'idée ; la joie pratique ou l'élimination des passions tristes, l'organisation sélective des passions dans la théorie des modes.Ces trois dimensions s'ordonnent suivant un concept systématique, celui d'expression (la substance s'exprime dans les attributs, les attributs s'expriment dans les modes, les idées sont expressives). Et sans doute le concept d'expression a une longue histoire avant Spinoza, pendant tout le Moyen Age et la Renaissance. Il a aussi avec Leibniz un développement très différent de celui que lui donne Spinoza. La seule chose commune entre Leibniz et Spinoza, c'est pourtant qu'ils fondent la première grande réaction anti-cartésienne sur cette notion théorique et pratique. Mais la manière dont Spinoza la comprend, lui donnant une structure nouvelle, est peut-être au coeur de sa pensée et de son style, et forme un des secrets de l'Ethique : livre double, composé d'une part par l'enchaînement continu des propositions, démonstrations et corollaires, d'autre part par la chaîne violente et discontinue des scolies - livre deux fois expressif.
| Nombre de pages | 332 |
|---|---|
| Date de parution | 01/11/1968 |
| Poids | 380g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782707300072 |
|---|---|
| Titre | Spinoza et le problème de l'expression |
| Auteur | Deleuze Gilles |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 380 |
| Date de parution | 19681101 |
| Nombre de pages | 332,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Sur Spinoza. Cours novembre 1980-mars 1981
Deleuze Gilles ; Lapoujade DavidRésumé : Juste après la destruction de l'université de Vincennes en 1980, Deleuze consacre ses premiers cours dans les nouveaux locaux de Saint-Denis à l'Ethique de Spinoza. Ce n'est certainement pas un hasard, étant donné la place centrale chez Deleuze de cette oeuvre immense, unique dans l'histoire de la philosophie, à laquelle il a consacré deux livres. Ce cours est constitué de quinze séances au cours desquelles Deleuze veut montrer l'importance, non pas théorique, mais profondément vitale de la philosophie de Spinoza. Dans cette traversée, sont abordées des questions fondamentales du spinozisme. Comment se défaire de la négativité des passions mauvaises (haine, ressentiment, envie) ? Comment en finir avec le jugement moral (bien et mal) pour lui substituer une éthique du bon et du mauvais ? Ces questions engagent chez Spinoza une nouvelle théorie des signes. Quels signes doivent guider les existences si elles veulent atteindre, au cours même de cette vie, une forme d'éternité ? Dès lors, quelle différence entre l'éternité - expérimentée ici et maintenant - et l'immortalité que philosophies et religions nous promettent ? De séance en séance, Deleuze montre comment Spinoza met fin à un monde fortement hiérarchisé dont Dieu était le sommet autoritaire et impénétrable, un monde où les individus étaient égarés par des signes sombres et équivoques, pour proposer un monde où règne la lumière de la raison, où Dieu se confond avec les puissances de la nature, où désormais les êtres sont tous à égalité, capables de posséder leur puissance de vie, pourvu qu'ils apprennent à en connaître la logique et la valeur.EN STOCKCOMMANDER28,00 € -

Sur l'appareil d'Etat et la machine de guerre. Cours novembre 1979 - mars 1980
Deleuze Gilles ; Lapoujade DavidDe novembre 1979 à mars 1980, peu avant la destruction de l'université de Vincennes, Deleuze consacre un cours à l'une des questions centrales de Mille plateaux qui traverse aussi bien la philosophie politique que l'anthropologie et l'archéologie : le mystère de l'origine de l'Etat. Comment se sont constitués ces lointains empires archaïques créateurs d'une nouvelle organisation politique et sociale ? Comment ont-ils réussi à s'emparer des territoires communaux, à transformer l'activité des hommes en "travail" et à les soumettre à un impôt, bref à capturer la terre, le travail et l'argent ? Et par quels mécanismes cet "appareil de capture" s'est-il ensuite transformé pour devenir aujourd'hui l'indispensable instrument du capitalisme ? C'est une véritable traversée transhistorique que ce cours propose. Y sont abordées des questions décisives de la philosophie politique : quelle différence y a-t-il entre les appareils d'Etat et les machines de guerre ? Comment l'Etat a-t-il réussi à s'approprier ces redoutables machines ? Comment a surgi le capitalisme ? A la faveur de quelles contingences cette nouvelle formation sociale s'est-elle propagée sur toute la terre comme un virus ? Pourquoi est-elle passée par les Etats plutôt que par la puissance des grandes villes commerçantes ? Comment les appareils d'Etat modernes basculent-ils dans le fascisme ou le totalitarisme ? Comment, de son côté, la machine de guerre s'est-elle transformée pour devenir aujourd'hui une entreprise de sécurité planétaire, sécrétant de nouvelles formes de fascisme ? Et, surtout, de quelles armes disposons-nous pour lutter contre ces dangers ?EN STOCKCOMMANDER27,00 € -

Sur les lignes de vie. Cours mai - juin 1980
Deleuze Gilles ; Lapoujade DavidSont proposées ici les deux dernières séances que Deleuze a dispensées à Vincennes avant le transfert brutal de l'université à Saint-Denis. Elles ont ceci de particulier que Deleuze s'y propose de revenir sur le parcours qui a conduit de L'Anti-OEdipe à Mille plateaux. Le motif qui anime cette brève traversée est celui des lignes de vie. Après être revenu sur les notions de processus, de délire et de flux, et sur certaines critiques adressées à la psychanalyse dans L'Anti-OEdipe, Deleuze montre comment nos vies se distribuent à travers différentes lignes : lignes dures qui nous segmentent, lignes souples traversées de grandes cassures et de petites fêlures qui nous transforment, lignes de fuite créatrices qui intensifient nos existences ou qui peuvent tourner en lignes d'abolition, comme c'est le cas dans le fascisme. La question est alors : comment favoriser des processus en faveur de la vie ? Et avec quel langage peut-on saisir ces événements qui composent nos vies ? Est-ce en plongeant dans l'intimité profonde du "Je" ou bien en accédant à un "Il" impersonnel, mais d'autant plus singulier ? On découvre alors que ce que ces questions mettent en jeu, c'est une éthique de vie.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Vendredi ou les Limbes du Pacifique. Edition revue et augmentée
Tournier Michel ; Deleuze GillesTous ceux qui m'ont connu, tous sans exception, me croient mort. Ma propre conviction que j'existe a contre elle l'unanimité. Quoi que je fasse, je n'empêcherai pas que, dans l'esprit de la totalité des hommes, il y a l'image du cadavre de Robinson. Cela suffit - non certes à me tuer - mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes en somme... Plus près de la mort qu'aucun autre homme, je suis du même coup plus près des sources mêmes de la sexualité.EN STOCKCOMMANDER8,60 €
Du même éditeur
-

La maison vide
Mauvignier LaurentEn 1976, mon père a rouvert la maison qu?il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l?intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d?honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d?elles.Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J?ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.4e de couverture : En 1976, mon père a rouvert la maison qu?il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l?intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d?honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d?elles.Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J?ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Hitchcock s'est trompé. "Fenêtre sur cour", contre-enquête
Bayard PierreIl est impossible de croire sérieusement, comme les deux héros du célèbre film d'Hitchcock Fenêtre sur cour, que leur voisin aurait tué sa femme, puis l'aurait découpée en morceaux devant les fenêtres ouvertes d'une trentaine d'appartements. Mais leur délire d'interprétation n'a pas pour seule conséquence de conduire à accuser un innocent. Il détourne l'attention d'un autre meurtre - bien réel celui-là - qui est commis devant les spectateurs à leur insu et mérite l'ouverture d'une enquête. "La démonstration séduit par son intelligence, la logique de son argumentation et une pointe d'humour fort plaisante". Emmanuelle Giuliani, La Croix "Un récit haletant, fougueux et d'une drôlerie intrinsèque, qui se dévore comme un bon polar". Gérard Lefort, Les Inrockuptibles Hitchcock s'est trompé s'inscrit dans un cycle qui comprend Qui a tué Roger Ackroyd ? , Enquête sur Hamlet, L'Affaire du chien des Baskerville, La Vérité sur "Ils étaient dix" et Odipe n'est pas coupable. Ces ouvrages de "critique policière" visent à résoudre des énigmes criminelles tout en menant une réflexion sur la littérature et l'art.EN STOCKCOMMANDER8,90 € -

LE VERDICT
KAFKA FRANZJe vous prie de me faire la faveur de publier Le Verdict en un petit volume autonome. Le Verdict, auquel je tiens tout particulièrement, est certes très court, mais il relève plus du poème que du récit, il a besoin d'espace dégagé autour de lui et il ne serait pas indigne qu'il l'obtienne". Franz Kafka Lettre à son éditeur Ecrit d'une seule traite dans la nuit du 22 au 23 septembre 1912, Le Verdict est le texte fondateur de Kafka. Jean-Philippe Toussaint en propose ici une nouvelle traduction.EN STOCKCOMMANDER5,50 € -

Que du vent
Ravey YvesJ'étais plutôt son genre, et elle m'avait dans la peau. Mais pourquoi me demander ça à moi ? Parce que j'étais disponible ? Parce que j'habitais juste en face et que Miko, son mari, m'invitait souvent à la pêche à la mouche et n'y verrait que du feu ? J'avais beaucoup d'ennuis, tout de même. Je lui ai demandé si c'était parce qu'elle n'avait pas d'autre solution ? Véritablement, Sally ne savait pas dans quoi elle s'embarquait en ma compagnie.EN STOCKCOMMANDER7,90 €
De la même catégorie
-

Introduction à Spinoza
Ramond CharlesRésumé : Malgré sa difficulté, la philosophie de Spinoza (1632-1677) a été sans cesse l'objet, depuis bientôt quatre siècles, de lectures passionnées, de controverses mordantes, d'interprétations audacieuses. Autant de raisons qui légitiment et justifient une introduction à Spinoza capable de prendre en compte la profondeur historique et conceptuelle de cette philosophie, autant que ses lectures et ses effets contemporains. Spinoza n'intéresse pas que les philosophes. Les écrivains (de Goethe à Borges, en passant par Flaubert et bien d'autres) le lisent et s'en nourrissent, les artistes aussi (de Vermeer à certains auteurs de bandes dessinées ou créateurs d'expositions contemporaines), les savants (Einstein en tête), les politiques (des conservateurs aux altermondialistes)... La pensée de Spinoza se diffuse aujourd'hui largement jusque dans des best-sellers (d'Irvin Yalom à Frédéric Lenoir). Pour rendre compte de ce destin singulier, le présent ouvrage replace Spinoza dans ses principales généalogies philosophiques. Il donne un tableau complet et clair du système et des concepts. Il en montre l'originalité et la portée. Il constitue en cela la plus à jour des introductions à Spinoza.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Spinoza et le spinozisme. 7e édition
Moreau Pierre-FrançoisSpinoza fut attaqué de toutes parts, mais ses positions marquèrent les controverses sur la Bible, le droit naturel et la liberté de conscience. On retrouve sa trace dans les Lumières, l'idéalisme allemand, le marxisme et la psychanalyse. L'Ethique et le Traité théologico-politique construisent une pensée de la Raison, refusant la finalité, la Providence et l'illusion du libre arbitre, une pensée de l'universalité des lois de la nature, de la singularité individuelle, de la liberté de philosopher. Chez Spinoza, rien n'est au-dessus de l'entendement humain ; l'étendue n'est pas moins divine que la pensée ; le bien et le mal sont relatifs ; l'homme n'est pas un empire dans un empire ; la fin de l'Etat est la liberté.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

De la joie et de la tristesse. Et autres chapitres du Court traité
Spinoza Baruch ; Secretan CatherineDe la joie et de la tristesse", "De l'estime et du mépris", "De l'espérance, de la crainte", "De la volonté", "De notre félicité", "De la vraie liberté"... Cette édition est composée de la seconde partie du Court traité sur Dieu, l'homme et son bien-être, essai méconnu de Spinoza écrit dans sa jeunesse, d'abord en latin, et fondant remarquablement les grandes percées théoriques à venir. Indéniable esquisse de l'Ethique, il n'en est pas moins une oeuvre à part entière. Une oeuvre où la recherche du Bien se donne déjà comme le lieu même de la philosophie spinoziste : comment "persévérer dans son être" ? Comment "atteindre la joie" ? " Nous avons dit auparavant que tout ce que nous faisons doit tendre au progrès et à l'amélioration. Cependant, il est certain qu'aussi longtemps que nous sommes tristes, nous nous rendons incapables de faire cela ; par conséquent, il est nécessaire que nous nous libérions de la tristesse".EN STOCKCOMMANDER4,00 € -

Oeuvres complètes. Tome 1
Pascal BlaiseRésumé : " Cet effrayant génie ", dit Chateaubriand. L'impression dominante n'est pourtant pas l'effroi, mais la fascination. Une fascination que les siècles n'altèrent pas et que Pascal explique lui-même : " On s'attendait de voir un auteur et on trouve un homme ". Pascal ne se comporte pas en auteur, il ne construit pas une ouvre littéraire : il se contente de répondre aux sollicitations de Port-Royal, et de se battre pour la vérité, scientifique, morale, religieuse. À côté des Provinciales et des autres polémiques religieuses, le premier volume de cette nouvelle édition des Ouvres complètes de Pascal contient des documents sur le personnage, ses travaux touchant la géométrie, les probabilités, l'arithmétique (dont la célèbre " machine arithmétique ") et la physique - tous textes qui, pour être ceux d'un scientifique de génie, n'ne sont pas moins écrits dans la langue d'un honnête homme. Outre des Lettres, différents Opuscules et autres écrits, le tome II et dernier contient les Pensées. Les Pensées sont les papiers d'un mort. Non pas une ouvre posthume. Nous n'avons pas l'ouvre, mais nous avons l'atelier. Depuis trois siècles, les interprétations n'ont pas manqué. Si les Pensées ont continué à susciter un intérêt aussi aigu, c'est que chaque époque les a comprises de manière différente. Puisque les Pensées sont les papiers d'un mort, il faut les présenter dans l'état où on les a trouvées, dans le même ordre, même si l'on n'y voit que désordre, et se laisser prendre par leur vertige.EN STOCKCOMMANDER71,50 €
