L'entreprise au XXIe siècle. Lettre ouverte aux dirigeants pour réconcilier l'entreprise et la socié

CENTRE DES JEUNES DI

FLAMMARION

"Parce que la difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre, parce que l'utopie doit être réhabilitée en tant que refus du renoncement, les jeunes patrons du Centre des Jeunes Dirigeants d'entreprise (CJD) vous invitent à les rejoindre pour entreprendre ensemble au XXIème siècle". Cet extrait de la conclusion révèle l'intention de l'ouvrage et le genre littéraire choisi : celui du manifeste. La première idée touche à la finalité de l'économie : être au service de l'homme et non le contraire. Déclinant son projet de réconciliation des logiques économiques et sociales à l'échelle de l'entreprise, le CJD reprend ses thèmes favoris : repenser le salariat, revitaliser le dialogue social, faire élire le chef d'entreprise, faire de la direction d'entreprise un métier à part entière... Cette démarche doit s'effectuer à trois niveaux : l'indispensable rapprochement du projet collectif et des projets personnels ; l'actualisation du cadre juridique pour aller vers plus de souplesse et de protection des hommes ; la redéfinition du statut et du rôle de chacun dans l'entreprise favorisant plus d'autonomie et de responsabilité.

Le CJD ouvre ici un débat d'ordre éthique et politique, dont le caractère trop franco-français peut étonner. Cependant, il invite dirigeants et responsables d'entreprise à s'interroger sur les finalités de leurs décisions et de leurs actions et à renoncer à l'inéluctabilité d'une domination du tout économique. Une conviction prévaut : la situation actuelle n'est pas une fatalité et la prise de conscience, par le plus grand nombre de leurs propres responsabilités, contribuera à faire naître le sens que la société d'aujourd'hui recherche. --Futuribles-- -- Futuribles
Le modèle de travail hérité des trente dernières années n'est plus adapté
Dans le contexte actuel marqué par les mutations et les crises, le décalage entre les entreprises et la société est évident. Une réflexion d'ordre politique doit être menée en profondeur pour définir l'importance du travail et sa place dans la vie des hommes et des femmes pour les prochaines années.
Il faut redéfinir le rôle des entreprises et les réorganiser
Cette démarche doit s'effectuer à trois niveaux, l'indispensable rapprochement du projet collectif et des projets personnels ; l'actualisation du cadre juridique pour aller vers plus de souplesse et de protection des hommes ; la redéfinition du statut et du rôle de chacun dans l'entreprise favorisant plus d'autonomie et de responsabilité.
L'entreprise du XXIe siècle sera une entreprise citoyenne
Au sein d'une société ayant connu de profondes mutations culturelles, elle aura une place capitale dans le nouveau contrat social. Le rôle premier de l'entreprise concernera la formation des hommes à des métiers qui les replaceront au coeur de la société. -- Idées clés, par Business Digest
« Parce que la difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre, parce que l'utopie doit être réhabilitée en tant que refus du renoncement, les jeunes patrons du CJD vous invitent à les rejoindre pour entreprendre ensemble au XXIème siècle ». Cet extrait de la conclusion révèle l'intention de l'ouvrage et le genre littéraire choisi : celui du manifeste.

La première idée touche à la finalité de l'économie : être au service de l'homme, et non le contraire. Déclinant son projet de réconciliation des logiques économiques et sociales à l'échelle de l'entreprise, le CJD reprend ses thèmes favoris : repenser le salariat, revitaliser le dialogue social, faire élire le chef d'entreprise, faire de la direction d'entreprise un métier à part entière... Mais, si ces idées sont anciennes au sein du CJD, sont-elles toutes mises en oeuvre à grande échelle ? Combien, par exemple, de membres du CJD font renouveler leur mandat de dirigeant d'entreprise par un processus d'élection ? D'une manière générale, le management « repensé » par le CJD a des résonances familières : la fin du « one-best-way », l'organisation par projet, la logique de responsabilité plutôt que la récompense pavlovienne, la remise en question de l'organisation pyramidale, la diffusion de l'information grâce aux nouvelles technologies... Bien des auteurs expriment depuis longtemps, chacun avec ses nuances, la nécessité de transformer en ce même sens les modes d'organisation et de management.

Le personnage du dirigeant, rebaptisé entrepreneur, est lui aussi une figure connue : médiateur aux grandes qualités humaines, animateur de projets, sensible à l'intérêt général, stratège intuitif et visionnaire, etc. Cependant, la régulation entre logiques opposées qu'il est censé opérer est subtile, trop sans doute, pour incomber à lui seul... Est-il le seul, aussi, à créer du sens ? Chaque membre de l'entreprise, à son niveau, s'y emploie en permanence.

Paradoxalement, les propositions les plus novatrices du CJD concernent l'environnement politique, juridique et social de l'entreprise et s'insèrent dans un effort de présentation cohérente d'un projet. Projet économique et social qui fait enfin le deuil de la croissance vue comme un remède aux difficultés économiques actuelles (chômage, financement social, déficits publics, etc.). Projet d'entreprise où est affirmée la conviction que l'organisation du travail doit tenir compte des projets personnels des salariés, ce qui signifie réduire la place de l'entreprise dans la vie de chacun. Ainsi, le mythe de l'investissement total s'éloigne pour laisser émerger la perspective de contrats négociés plus équitables.

Les jeunes dirigeants avancent également des propositions concrètes de rénovation du droit et des instances de décision de l'entreprise. Comment réconcilier, en effet, l'entreprise avec la société sans réformer la définition juridique de l'entreprise ? Comment promouvoir la responsabilité et l'autonomie de chacun sans gommer la notion de risque attachée à toute vraie liberté, avec ses conséquences pour une organisation basée sur la fiabilité et la sécurité des produits et des services ? Peut-on accepter l'idée que l'entreprise soit mortelle et que sa pérennité à tout prix soit non-éthique ? L'évolution de la vie économique exige des entreprises une très grande flexibilité en termes de personnel et de travail. Cela est-il raisonnable ? A quelles conditions ? Quelles en sont les conséquences en termes de contrat de travail, de contrat social, de règles comptables ?

Le CJD ouvre ici un débat d'ordre éthique et politique, dont le caractère trop franco-français peut étonner. Ceci dit, il invite dirigeants et responsables d'entreprise à s'interroger sur les finalités de leurs décisions et de leurs actions et à renoncer à l'inéluctabilité d'une domination du tout économique. Une conviction domine : la situation actuelle n'est pas une fatalité et la prise de conscience, par le plus grand nombre de leurs propres responsabilités, contribuera à faire naître le sens dont notre société est en quête. -- Business Digest


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EAN
9782082100281
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