Faute d'épouses on mange des soeurs. Réalités du célibat et fantasmatique de l'inceste dans le Magne
Xanthakou Margarita
EHESS
15,00 €
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EAN :9782713209987
Mariez vos filles au plus vite, et que leurs frères puissent enfin convoler ! Les donner, oui mais à qui ? Problème crucial posé dans le Magne, une rude contrée du Péloponnèse dont la culture bientôt s'éteindra avec quelques anciens et les " grands-mères " qui sont la mémoire des traditions. Mais aujourd'hui encore, comme le célibat est triste... Naguère, les concurrences, les affrontements et même de sanglantes vendettas entre groupes de parents rendaient parfois le problème insoluble - malgré les expédients admis par la coutume pour en prévenir les plus graves conséquences. Puis l'émigration des jeunes hommes a remplacé lames, carabines, ou les effets pervers des stratégies matrimoniales dans la " production de célibataires ". Mais celle-ci, en tout lieu, tient ses modalités d'un exercice particulier de la parenté ; et dans le Magne, l'imaginaire comme les pratiques l'associent à la relation privilégiée entre frère et s?ur. D'où la mise en perspectives complémentaires de ces données de l'ethnographie locale à travers nombre d'hypothèses et de conjectures toujours stimulantes.
Nombre de pages
91
Date de parution
12/04/1995
Poids
186g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713209987
Titre
Faute d'épouses on mange des soeurs. Réalités du célibat et fantasmatique de l'inceste dans le Magne
Auteur
Xanthakou Margarita
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
186
Date de parution
19950412
Nombre de pages
91,00 €
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Qu'est-ce qui constitue l'identité d'un individu? Sa personnalité? Ses choix singuliers? Ou son appartenance à un lignage? A un peuple enraciné dans un terroir? Dans ce livre, Margarita Xanthakou s'interroge sur ce qui fait une identité à partir de récits de vies, essentiellement féminines, en Grèce, dans la région de l'ancienne Sparte. L'idiot du village, ou prétendu tel, l'orpheline adoptée et réduite en quasi-esclavage, les deux s?urs inséparables, l'homosexuel fabriqué ou intentionnel, les femmes abusées et délaissées...Elle montre comment, si l'on inverse la perspective traditionnelle, en partant des individus concrets pour remonter à leurs relations de parenté et d'alliance, l'identité n'est jamais acquise mais toujours en souffrance, en attente d'accomplissement. Elle nous offre un tableau saisissant de la société grecque façonnée par la violence. Violence des paysages battus par la mer et brûlés par le soleil. Violence des traditions où l'honneur fait loi. Violence de l'histoire contemporaine, de la Seconde Guerre mondiale à la guerre civile et au régime des colonels. Une anthropologie poignante de la Grèce contemporaine.
Dans les villages du Magne, dans la pointe sud du Péloponnèse, les grands-mères racontent, les soirs d'hiver, les après-midi d'été, les aventures merveilleuses de jeunes filles à marier, de marâtres malveillantes, de créatures inquiétantes et de revenants vindicatifs. Issus d'une tradition orale multiséculaire, recueillis dans les années 1970 et 1980 par une ethnologue, ces contes nourris d'influences antique, balkanique, chrétienne et orientale sont emblématiques de la complexité de l'âme grecque. Remarquables d'inventivité et de richesse symbolique, parfois de cruauté, ils sont donnés à lire ici pour la première fois, dans une transcription fidèle qui restitue la fraîcheur spontanée d'une histoire dite à la veillée.
À quoi tient le sentiment mêlé d'étrangeté et de familiarité qui nous saisit devant le caractère accompli des rouages d'une société « autre » ? Le corps et les affects n'en seraient-ils pas le terrain et le terreau ? Avec les émotions et les perceptions, ne sont-ils pas tout à la fois biologiquement les mêmes et culturellement différents ? Ce champ de recherche, longtemps négligé par l'anthropologie sociale, est investi aujourd'hui par les neurosciences et plusieurs formes de psychologie qui en montrent l'importance décisive pour la compréhension de l'être humain. Dans ce volume, vingt-deux anthropologues d'inspirations diverses confrontent les hypothèses et les résultats de leurs travaux.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.