Français et immigrés en temps de crise . (1930-1980)
Schor Ralph
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782747567985
Pour l'opinion commune, les " bons immigrés ", Italiens, Espagnols ou Belges, se sont bien intégrés, au contraire des Maghrébins et des Noirs. L'histoire comparée bouscule ces fausses certitudes. Le rapprochement entre les années 1930 et 1980 s'impose même contexte de forte présence immigrée, de crise économique et de chômage. Dans les deux cas, une partie des Français, cherchant une explication aux difficultés, met en cause les immigrés et la xénophobie dérive souvent vers le racisme et l'antisémitisme. L'extrême droite profite de la crise pour réactualiser ses thèmes de combat traditionnels. En face, les défenseurs des immigrés, employeurs ayant besoin de main-d'œuvre, militants des droits de l'homme, représentants des Eglises, essayent d'endiguer l'hostilité par un discours rationnel et moral. Quant aux gouvernants, ils parviennent mal à concilier le respect des valeurs humanistes et les exigences d'une opinion publique inquiète. Le présent ouvrage s'attache à analyser et à comparer, au long d'un demi-siècle d'histoire, les réactions des Français, à mettre en lumière les facteurs qui influencent l'opinion, à décrypter une gestion politique fréquemment sinueuse et ambiguë. C'est une plongée au cœur de la société, une étude des mécanismes délicats et capricieux et cependant partiellement prévisibles qui la régissent. Car, des années 1930 aux années 1980, les constantes l'emportent largement.
Nombre de pages
240
Date de parution
01/11/2004
Poids
275g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747567985
Titre
Français et immigrés en temps de crise . (1930-1980)
ISBN
2747567982
Auteur
Schor Ralph
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
275
Date de parution
20041101
Nombre de pages
240,00 €
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L'immigration a profondément marqué l'histoire de la France contemporaine. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les nouveaux venus furent en majorité d'origine européenne, puis arrivèrent les Africains et les Asiatiques. Dès les années 50, notre pays, souffrant d'un profond et ancien déficit démographique aggravé par les lourdes pertes humaines des guerres mondiales, accueillit un nombre grandissant d'immigrés. À cette main-d'?uvre indispensable à l'essor économique s'ajoutèrent des soldats originaires des colonies, venus défendre la métropole, ainsi que de nombreux réfugiés victimes de persécutions politiques ou raciales. Les immigrants et leur descendance ont ainsi enrichi la population française d'environ dix millions de personnes en un peu plus d'un siècle. L'ouvrage retrace l'histoire de ce vaste phénomène, de la fin du XIXe siècle à nos jours, du point de vue démographique, économique, social, juridique, politique et militaire. Une attention particulière est accordée aux relations entre Français et immigrés, à la vie quotidienne, aux processus d'intégration, au poids de la conjoncture commandée par les alternances de prospérité et de crise, de paix et de guerre, de stabilité et de mutation. Cette étude rend intelligible la situation actuelle en éclairant la question complexe de l'immigration qui constitue l'un des problèmes fondamentaux de la société française.
La première Guerre mondiale revêt un caractère exceptionnel qui tient à son extension à presque toute l'Europe continentale, au recours à toutes les forces militaires, économiques et morales des belligérants et à l'ampleur des pertes humaines et matérielles. Dans ce conflit aux allures de cataclysme, la France subit sur son sol les principaux combats et éprouve les pertes les plus lourdes. Véritable traumatisme psychologique, cette guerre contribue, en retour, à l'évolution des mentalités et des comportements, à laquelle participe, entre autres, la mutation accélérée du système de production. En quatre années, la France passe brutalement du XIXe au XXe siècle.
Paris dans les années 1930 : " le nombril du monde ", tout comme " la toile de fond naturelle pour l'art et la littérature du XXe siècle ". Pourquoi tant d'écrivains américains, parmi les meilleurs de leur génération, affluèrent-ils à Paris dans l'entre-deux-guerres ? Quelle fut leur vie matérielle, sociale et intellectuelle dans la Ville Lumière ? Que découvrirent-ils ? Telles sont quelques-unes des questions que soulève le présent ouvrage. L'auteur raconte les expériences vécues dans la capitale française par de grands écrivains, dont trois prix Nobel (Ernest Hemingway, Sinclair Lewis et T. S. Eliot) et par des dizaines d'autres auteurs célèbres déjà en leur temps, comme Scott Fitzgerald, Henry Miller, John Dos Passos, Ezra Pound, Anaïs Nin. Ces intellectuels voulaient fuir une Amérique ressentie par eux comme matérialiste, intolérante, conformiste, puritaine, en somme étouffante et fermée aux choses de l'esprit. Une place particulière est accordée aux Noirs, qui cherchaient à s'épanouir loin des terribles contraintes de la ségrégation raciale. A Paris, les Américains trouvaient d'abord la liberté, celle des moeurs (alcool, drogue, sexe) et celle de l'esprit. La découverte d'une ville pétrie d'histoire, les promenades dans les beaux quartiers et les arrondissements populaires, la visite des musées, les spectacles, les lectures, les rencontres offraient d'innombrables sources d'inspiration et de réflexion. Tous furent marqués par l'éclosion de nouveaux courants, comme le dadaïsme, le surréalisme ou le cubisme. Henry Miller disait que Paris était " le nombril du monde ", Gertrude Stein observait que cette ville constituait " la toile de fond naturelle pour l'art et la littérature du XXe siècle ".
La Riviera est une fête ! L'auteur a voulu comprendre comment s'est formée cette réputation qui confine au mythe. Pour ce faire, il a interrogé les ?uvres, romans, nouvelles, récits de voyage, souvenirs d'une centaine d'écrivains étrangers qui ont effectué de longs séjours sur la Côte d'Azur, du XVIIIe au XXe siècle. Parmi eux figurent Agatha Christie, John Dos Passos, Scott et Zelda Fitzgerald, Romain Gary, Ernest Hemingway, Thomas Mann, Somerset Maugham, Vladimir Nabokov, Friedrich Nietzsche, Luigi Pirandello, Georges Simenon, Anton Tchékov, Edith Wharton, ou encore Stefan Zweig. Tous commencent par décrire les beautés naturelles de la région, l'image enchanteresse des paysages, l'alliance de la Méditerranée et des Alpes, la douceur d'un climat qualifié de " printemps perpétuel ", le Pays bleu né du mariage de la mer et du ciel. Viennent ensuite l'habitat, les villages et les villes. En ce domaine, le regard évolue dans le temps : des lieux qui, au XVIII° siècle, étaient vus comme " misérables " deviennent, à partir de la fin du XIX° siècle, " pittoresques, colorés, authentiques ". Les visiteurs évoquent avec précision la vie menée dans ce territoire dont Fitzgerald dit qu'il est " le plus cher et le plus beau du monde ". Jusqu'aux années 1930, les touristes, fuyant les brumes et le froid de leur pays d'origine, priviégient la saison hivernale. Quelques malades y viennent chercher une rémission loin des frimas. Tous mènent une vie de détente fastueuse dans leurs châteaux et villas, dans les grands hôtels, les restaurants renommés, les casinos... Dans l'entre-deux-guerres, les habitudes évoluent : les plaisirs balnéaires, la recherche du plein air et du bronzage l'emportent progressivement, notamment sous l'influence des Américains. Aussi la saison d'été apparaît-elle et l'emporte après la Seconde Guerre mondiale. Une histoire littéraire de la France à travers les yeux des plus grands écrivains étrangers.
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