Shoah : dans l'atelier de la mémoire. France, 1987 à aujourd'hui
Schneider Florence
BORD DE L EAU
20,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782356872340
Extrait de l'avant-proposLe 16 juillet 2012, la France s'apprête à commémorer le 70e anniversaire de la rafle du Vel"d'Hiv'. Vingt ans après le décret présidentiel instituant une «journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites» à la date anniversaire de cette rafle, 42 % des Français déclarent ignorer la signification de l'événement. Selon un sondage réalisé par l'institut CSA pour l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), cette proportion est encore plus élevée chez les jeunes: 67 % des 15-17 ans et 60 % des 18-24 ans affirment ne pas savoir ce qui s'est passé les 16 et 17 juillet 1942. Pourtant, depuis plus de vingt ans, «on commémore la Shoah, on en parle, on l'enseigne, on a fait tout ce qui était possible pour inscrire cet événement dans la mémoire nationale». Dès lors, faut-il interpréter ces résultats comme le signe d'un échec? La vague d'inquiétude qu'ils ont soulevée est-elle fondée?Pour l'historien Henry Rousso, «le chiffre de 40 % [des jeunes sachant ce qu'est la rafle] est [...] à [son] sens, plutôt élevé». Il montre à l'évidence que la chaîne de transmission ne s'est pas interrompue. «Après des décennies d'occultations et d'amalgames [...], la mémoire de la Shoah occupe en effet une place inédite. Elle est aujourd'hui institutionnalisée [...] et imprègne la culture de masse.» Tel est le constat établi par Olivier Lalieu et corroboré par d'autres historiens. Depuis la fin des années 1980, la pléthore d'ouvrages historiques, de romans, de films et de débats sur la Shoah apparaît bel et bien comme une émanation de son intensité mémorielle -intensité d'autant plus grande qu'elle a été portée par «la houle de fond de la mémoire». «Ici un peu plus tôt, là un peu plus tard, cette vague de fond, constate François Hartog, a touché pratiquement tous les rivages du monde, sinon tous les milieux.» Si la dynamique mémorielle propre à la Shoah a été abondamment commentée, elle n'a jamais été réellement restituée dans son entière cohérence. Cet ouvrage se propose d'en explorer les mécanismes et les finalités. Comment la mémoire collective de la Shoah s'est-elle forgée? Quels acteurs ont tissé les fils dont sa trame est aujourd'hui composée?La mémoire collective correspond au passé tel qu'un groupe social s'en souvient et/ou se le représente. Sa construction résulte de l'interaction sociale de multiples vecteurs qui modèlent et diffusent des représentations appelées à en devenir constitutives. Les médias et la production culturelle (films, livres, expositions) comptent parmi les vecteurs les plus puissants. Ils alimentent un réservoir d'images et de récits dans lequel la mémoire collective puise abondamment. Il faut également prendre en considération les dispositifs institutionnels - commémorations, musées et mémoriaux, enseignement -, et les diverses initiatives prises par des acteurs agissant ensemble ou isolément dans la société civile. Dans la présente étude, la communauté juive est conçue comme un acteur de la mémoire à part entière. Fédérant une multitude d'associations à vocation cultuelle, culturelle ou sociale, elle est «par essence pluraliste». Dès lors, comment la saisir en tant qu'acteur unique? Créé en 1943 dans la clandestinité, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) n'a cessé de gagner en visibilité publique depuis les années 1980. Il a fini par s'imposer comme le porte-parole autorisé de la communauté juive, qui trouve dans les dîners annuels du CRIF, institués en 1985 par Théo Klein, l'occasion de faire entendre une voix unitaire."
Franck Amelin, commandant d'un groupe d'enquête à la section criminelle du S.R.P.J. de Lyon n'est pas ravi lorsqu'il doit annoncer à son équipe qu'Alexandra Serrano, une jeune officier de police judiciaire, psychologue de surcroît, débarque de Paris pour travailler avec eux en tant que "profileuse". Mais la série d'assassinats qui s'amorce. dans la capitale rhodanienne en ce milieu de printemps, ne leur laisse pas le loisir de s'appesantir sur leurs relations orageuses. Quel est donc le lien entre ces meurtres sanglants et le corps de la jeune femme retrouvé quelques mois auparavant sur les bords du Rhône ? Que va révéler l'enquête sur le passé de la première victime ? La traqué commence et lé Capitaine Serrano, femme et psychologue, n'est pas de trop pour aider les enquêteurs à résoudre cette sombre affaire. Sillonnez les rues et quartiers de Lyon avec Franck et son équipe, suivez les enquêteurs dans les monts du Lyonnais, accompagnez-les jusqu'à Vienne, Chambéry, Aix-les-Bains et dénouez avec eux les fils de la première enquête Lyonnaise du Capitaine Serrano.
Nicolas Leduc a disparu ! Ces simples mots replongent le commandant Frank Amelin du SRPJ de Lyon dans la seule enquête irrésolue de sa carrière : le meurtre d'une femme au bord du Rhône deux ans auparavant. Mais l'assassinat et la disparition sont-ils vraiment liés, ou Frank projette-t-il ses espoirs sur un événement qui n'a aucun rapport ? L'enquête s'enlise et les suspects se multiplient. Toute la perspicacité du SRPJ, épaulé par les gendarmes de l'Ain, suffira-t-elle pour résoudre cette affaire aux multiples ramifications ? Suivez l'équipe du commandant Amelin dans une nouvelle course contre la montre à l'issue incertaine... Le compte à rebours a commencé ! Ce troisième opus vous entraînera de Lyon et Charbonnières à Bourg-en-Bresse, en passant par Trévoux, le Beaujolais et la Dombes mystérieuse.
Le passé de star de la pop d'Heather Wells la rattrape. Tania, la chanteuse à la mode, fait irruption au bras de l'ex-petit ami d'Heather ! Et comme si cela ne suffisait pas, le campus va accueillir un show de téléréalité dans lequel Tania tiendra la vedette, entourée d'ados survoltées prêtes à mordre pour devenir des stars. Mais la belle Tania est comme Heather. Elle aussi a quelques petits secrets qui pourraient mettre sa vie en danger. Mensonges, confidences et coups de feu rythment une nouvelle fois la vie d'Heather Wells.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...
Le livre tiré par Edmond Michelet de ses notes de Dachau constitue un des documents les plus vivants et les plus honnêtes sur l'aventure concentrationnaire [... ] : avec une objectivité remarquable, Michelet décrit ce que fut la vie d'un résistant français qui a dû et pu tenir près de vingt mois dans un block de Dachau ; il analyse les conflits qui surgissaient entre classes de détenus - politiques et " droit commun " - allemands, latins et slaves ; il démonte la curieuse machine politique qui avait fini par s'organiser, l'équilibre des pouvoirs dans une cité d'esclaves hantés par la mort et qui, pourtant, ne cessaient de regarder vers la vie. Une galerie de beaux portraits psychologiques alterne avec des scènes dramatiques et de larges fresques, comme l'épidémie de typhus de l'hiver 44-45 et la pagaïe ubuesque d'une libération de fantômes. Le témoignage du chrétien, qui dit ce qu'il a tiré de sa foi, est porté sans ostentation et avec noblesse. Et il n'était pas possible de faire ressortir plus honnêtement l'ambiguïté d'une aventure où l'homme a révélé les pires côtés de sa nature [... ] mais aussi ses virtualités héroïques et son irrépressible spiritualité. Pierre-Henri Simon de l'Académie française Edmond Michelet (1899-1970) milite à Brive au sein de la Jeunesse catholique et des Equipes sociales. Nourri de Péguy et de Maritain, il alerte l'opinion contre la montée des périls et organise l'accueil des réfugiés fuyant le nazisme. Le 17 juin 1940, il élabore un des premiers tracts de la Résistance. Responsable régional de Combat, il est arrêté le 25 février 1943 et déporté à Dachau. Après la Libération et jusqu'à sa mort, ce gaulliste exerce de nombreuses responsabilités gouvernementales.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
Le négationnisme affirme que les Juifs ont inventé leur génocide afin de culpabiliser l'Occident et de permettre la création de l'Etat d'Israël. Cette nouvelle forme d'antisémitisme ne se contente pas de nier la réalité historique. Elle l'inverse. Dédouanant Vichy et le nazisme de leurs crimes, elle accuse les Juifs d'être de criminels "mystificateurs". Le négationnisme réactualise ainsi le mythe du "complot juif international". Ce discours, apparu en France en 1948, est diffusé à une plus large échelle par l'essor d'Internet depuis le début du XXIe siècle. Valérie Igounet en retrace l'histoire et en explore les multiples avatars, jusqu'aux plus récents, revenant sur les itinéraires de certains idéologues de ce qui n'est rien de moins qu'une propagande politique.
Dans sa première édition, en 1959, le Comité international d'Auschwitz présentait ainsi ce livre : "Rudolf Hoess a été pendu à Auschwitz en exécution du jugement du 4 avril 1947. C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l'enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. [...] "Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d'atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l'évolution de la "solution finale" et du système concentrationnaire. Ce "compte rendu sincère" représente l'un des actes d'accusation les plus écrasants qu'il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l'accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d'êtres humains en abdiquant sa propre humanité."