LE DESERT ET LA GLOIRE. Les mémoires d'un agent syrien de Napoléon
Sayigh Fathallah
GALLIMARD
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EAN :9782070721955
Les Bédouins sont une des grandes civilisations du monde. Même si change leur mode de vie, leur âme millénaire n'est pas près de changer. En tout cas, nous ne comprendrons ni l'actuel concert des peuples, ni le cheminement de l'histoire, et encore moins le tuf mental des révélations monothéistes, sans connaître ces nomades ou semi-nomades de la presqu'île arabe. On pourrait même parler de les reconnaître tant nous leur devons, à notre insu (et au leur), une part de nos réactions. La Genèse fait un peu leur portrait quand elle caractérise Ismaël, mais Abraham lui-même a tourné le dos aux premiers grands empires pour trouver un sens à la vie en retrouvant les allées et venues précaires de ses aïeux. Et c'est cette révolution-là que l'Evangile transposera en aventure intérieure : il va falloir camper en face des réussites apparentes et se défendre de leurs pièges pour fréquenter des pistes de dépossession avec l'intime fierté d'être les fils du ciel. Or, il a été rare que des étrangers aient su voir avec intelligence ces Bédouins soucieux de mouvement plus que d'évolution et férus de généalogie plus que d'écriture. Mais un jour une chimère de Bonaparte a entraîné un jeune Syrien d'Alep à s'intéresser à toutes les tribus arabes qui nomadisent entre l'Egypte et l'Iran, entre le Yémen et la Palestine. Ce modeste commerçant syriaque n'a manqué ni de courage ni d'intuition : il est cent ans avant le colonel Lawrence, un témoin exceptionnel de cette quotidienneté bédouine que côtoyaient la Bible et le Coran.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Il me semble que tout roman est la tentative de répondre à une question. Et que celle qui fut à l'origine et au centre de ma trilogie est celle-ci : pourquoi est-ce que je ne parle pas ma langue ? Cette langue arabe, qu'est-elle pour moi ? Penser à ça, à la langue arabe, c'est ressentir un mélange de chagrin et de honte, de colère et de frustration. Comment pourrais-je vous raconter, vous faire comprendre que je parle comme une enfant la langue qui devrait être la mienne ? Que je vis avec une langue fantôme comme on parle d'un membre fantôme dont on sent encore la présence bien qu'il ait été amputé. Cette langue, je l'ai cherchée partout. Je l'ai désirée, je l'ai poursuivie, j'ai pu suivre des inconnus dans la rue simplement pour les entendre prononcer ces syllabes familières. Je pourrais aisément reprendre à mon compte les mots de l'écrivaine et peintre libanaise Etel Adnan : ?Je me suis retrouvée à la porte de cette langue. Je l'ai érigée en mythe, en une sorte de paradis perdu.?" Une première version de ce texte a été lue en public par Leïla Slimani lors du Festival d'Avignon 2025.Notes Biographiques : Leïla Slimani est née en 1981. Elle a publié quatre romans aux Éditions Gallimard : Dans le jardin de l'ogre, Chanson douce, récompensé notamment du prix Goncourt en 2016, Le pays des autres et Regardez-nous danser. Elle est aussi l'autrice de récits, d'essais et de bandes dessinées.
Résumé : La vie et le destin extraordinaires d'un petit caporal corse qui devint empereur de France et maître de l'Europe. De l'étudiant zélé au stratège de génie, du coup d'Etat du 18 brumaire au somptueux sacre à Notre-Dame, du "soleil d'Austerlitz" à la "morne plaine" de Waterloo, de l'exil sur l'île d'Elbe à la prison de Sainte-Hélène, retrouvez toutes les étapes de la vie de celui qui a écrit une page brillante de l'Histoire de France. Un récit clair et captivant pour comprendre pourquoi Napoléon n'en finit pas de fasciner et reste un véritable mythe politique et militaire.
Publié en 1931, le Napoléon de Jacques Bainville connut un immense succès. Ecrit dans un style étincelant, il est une référence pour saisir l'épopée napoléonienne. Bainville, royaliste convaincu, proche de Charles Maurras et de Léon Daudet, livre une étude complète et méthodique des faits, sans passion ni enthousiasme excessif, qui aboutit à un puissant portrait de Napoléon. Avec son art du récit et son style élégant, il donne aux événements leur juste place et fait revivre un Napoléon captif de l'héritage révolutionnaire, emporté de guerre en guerre par le rythme de l'histoire, qui est celui de la vie. En un mot, un classique.
Deux siècles de descendants de la dynastie qui a sidéré le monde ! Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d'entre eux, Napoléon, est un géant de l'histoire. Autour de lui une famille, les Bonaparte, qui participa à son épopée mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle éminent dans son époque. Tous ont mené plusieurs vies, parfois loin de la France, au point d'apparaître tels d'excellents personnages de romans que n'auraient reniés ni Balzac ni Dumas. Pour les étudier, l'auteur a mené l'enquête à partir de sources renouvelées, d'études récentes, battant en brèche nombre d'idées reçues ou de légendes devenues vérité au fil du temps. Sur fond d'intrigues et avec une large place accordée au récit, le style vivant et alerte de Pierre Branda nous fait revivre leurs improbables et attachantes destinées.
Son ironie distante, sa subtilité et sa science de l'époque n'auraient pas suffi à Emmanuel de Waresquiel pour écrire cet étonnant portrait de Talleyrand s'il n'avait aussi dépouillé d'innombrables cartons d'archives qui lui ont livré des centaines d'informations inédites et d'éclairages nouveaux. Avec ses intuitions et son sens de la formule, par touches successives, il dresse du personnage le plus complexe et le plus ambigu de notre histoire un portrait profondément humain, entièrement nouveau, cohérent et intelligible. Il fait revivre une figure d'une intelligence et d'une énergie exceptionnelles qui s'est montrée à la hauteur des secousses terribles auxquelles l'Europe a été soumise il y a deux siècles.