Cet ouvrage reproduit les six conférences données par Stanley Rosen dans le cadre de la Chaire Étienne Gilson de l'Institut catholique de Paris en novembre 2003. La pertinence de la question de l'être, au regard de l'?uvre d'Étienne Gilson, n'a guère besoin d'être soulignée. Il n'est pas davantage nécessaire de s'attarder sur l'extraordinaire influence exercée par l'interprétation de Platon donnée par Martin Heidegger sur la pensée des XXe et à présent XXIe siècles, particulièrement en ce qui concerne la France. Bien qu'il soit plus juste d'envisager Gilson en tant que philosophe aristotélicien qu'en tant que platonicien, il demeure que l'interprétation faite par Heidegger de Platon en particulier et de la philosophie grecque en général, s'oppose au courant dont Gilson était un représentant si distingué. Les conférences ont été consacrées aux trois principaux aspects de l'approche heideggerienne de Platon : l'assimilation à l'aristotélisme ; la métaphysique de la production et le traitement platonicien de la " parousie " ou, plus précisément, de la présence et de l'absence, de la lumière et des ténèbres, de la découverte et de l'occultation. L'ensemble de ces conférences tire son titre général de la question de savoir si la structure de l'intelligible doit être découverte ou produite.
Nombre de pages
153
Date de parution
02/08/2005
Poids
228g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130544081
Titre
La production platonicienne . Thème et variations
Auteur
Rosen Stanley ; Patard Emmanuel
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
228
Date de parution
20050802
Nombre de pages
153,00 €
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Que serait une véritable métaphysique, une métaphysique qui penserait vraiment l'Etre ? La réponse de Heidegger s'est voulue novatrice, prophétique et définitive : le "nouveau commencement" qui fera entendre la voix originelle de l'Etre exigera d'en finir avec le platonisme, car les Idées ont inauguré en Occident la longue histoire de l'occultation de l'Etre au profit des étants. Mais cette thèse est pour Stanley Rosen largement erronée. Sa critique de l'interprétation heideggérienne de la métaphysique montre en effet combien le platonisme invoqué par Heidegger doit en fait beaucoup plus à la "science de l'être en tant qu'être" d'Aristote qu'à Platon lui-même, et comment cette erreur a contaminé également toute la lecture heideggérienne de Nietzsche. Le dépassement de la métaphysique occidentale tel qu'Heidegger le conçoit pourrait bien n'être qu'un horizon inaccessible, et l'Etre qu'il convoque qu'un mot vide de sens. Faut-il donc renoncer à la métaphysique ? Il faut plutôt retourner à sa source : seul un renversement de Heidegger et de son interprétation longtemps dominante de l'histoire de la philosophie peut nous mettre sur la voie de la métaphysique authentique. Un nouveau départ s'impose donc : par fidélité à Platon, Stanley Rosen fait descendre les Idées sur la terre de l'expérience et du langage ordinaires. La métaphysique redevient une affaire familière, ancrée dans le sens commun et la quête universelle de la vie la meilleure, où l'on croise en chemin Kant, Hegel et Husserl. L'"au-delà" de la métaphysique renoue ainsi avec l'"ici-et-maintenant" du monde quotidien.
Qu'est-ce qu'un véritable politique? Que doit-il savoir, non seulement pour gouverner la cité mais pour en produire et en garantir l'unité, toujours mise en péril par des valeurs, des intérêts et même des vertus contradictoires? Avec ces questions, Platon, dans le Politique, est le premier à concevoir la nécessité d'une science politique, capable de produire la cité comme un tissu entrecroisant courageux et modérés, donc de forcer "faucons" et "colombes" à partager des valeurs communes. Rien ne saurait être plus actuel que ce diagnostic platonicien. Stanley Rosen nous offre un commentaire patient, profond, et néanmoins sensible à l'ironie. Il s'attache essentiellement à dégager le lien entre philosophie et politique. Car si, pour une fois, le dialogue s'achève sur une définition, nous ne devons pas nous en satisfaire puisque ce pénible exercice avait pour but premier de nous rendre meilleurs dialecticiens, donc philosophes, et telle est justement la condition pour être un véritable politique et non pas un sophiste. En prenant le dialogue par où il nous rebute, par son parcours plutôt que par son résultat, l'auteur en démêle les différentes étapes comme autant de fils, afin de les tisser ensemble et de faire apparaître la cohérence du texte. Seul un grand platonisant, et un authentique philosophe, pouvait apporter une interprétation qui allie l'explication la plus détaillée à une méditation critique.
Rosen Michael ; Oxenbury Helen ; Lauriot-Prévost C
Il suffit parfois d'un rien pour que l'on se réveille avec l'irrésistible envie d'aller chasser l'ours en famille : un ciel radieux, des enfants audacieux... La journée fleure l'aventuré et surmonter les obstacles devient un jeu d'enfant. Seulement voilà : qui chasse l'ours finit par le trouver et c'est là que les choses se gâtent !
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