Le scandale Dexia. Enquête sur la plus grosse faillite bancaire européenne
Piffaretti Alain
NOUVEAU MONDE
21,30 €
Epuisé
EAN :9782365833257
Et maintenant, la facture!«N'êtes-vous pas étonné du peu de retentissement de cette affaire?» Dans un magnifique élan de sincérité, le haut fonctionnaire de Bercy interviewé en ^oublie un bref instant sa prudente réserve et lâche un sonore: «Heureusement!» Ce cri du coeur impossible à réprimer nous a plus éclairé que tout le reste de l'entretien sur le positionnement de l'État français vis-à-vis de Dexia. Un dossier embarrassant, aux répercussions multiples, qu'à défaut de pouvoir véritablement régler aujourd'hui, on aimerait pouvoir cacher derrière le rideau...«L'affaire» Dexia dépasse déjà à plus d'un titre le scandale du Crédit lyonnais, pourtant bien plus médiatisé en son temps. Par l'ampleur des chiffres d'abord: d'ores et déjà, les coûts (en additionnant les renflouements de Dexia et les coûts liés aux emprunts toxiques) dépassent ceux du Crédit lyonnais! Si les garanties des États devaient être appelées, les montants en jeu seraient alors totalement sans comparaison. Par la complexité et l'enchevêtrement du problème, ensuite. En fait, il n'y a pas un, mais deux scandales Dexia. Le premier concerne la holding Dexia et sa course folle à la rentabilité qui la mènera à sa perte. Le second, c'est l'incroyable transfert d'argent public des collectivités territoriales et plus globalement du secteur public local et des hôpitaux vers des banques d'investissement et des hedge funds, qui n'a pu s'effectuer qu'avec le courtage actif de Dexia. Dans le premier cas, les contribuables français et belges payent (et vont continuer à payer) la facture. Les renflouements de Dexia représentent déjà une dépense de 8 milliards d'euros pour les États français et belge. Les trois régions belges ont également mis la main au portefeuille à hauteur d'un milliard et les communes belges à hauteur de 500 millions à travers le Holding Communal (voir le chapitre suivant).Pour l'autre aspect, ce sont les contribuables français qui seront mis à contribution. Une bataille se déroule actuellement pour savoir dans quelle proportion il s'agira du contribuable local ou national. Or jusqu'à présent, on ne peut pas vraiment dire que les opinions publiques aient été fortement sensibilisées à ce risque. En Belgique, l'affaire Dexia a cènes eu davantage de retentissement, mais en France, elle a essentiellement suscité de l'intérêt dans un milieu limité de spécialistes.Dexia est désormais une société «en voie de résolution». Pour ne pas parler «faillite» ou «nationalisation», l'imagination, tant à Bruxelles qu'à Paris, est au pouvoir. Parlons donc, puisque c'est aujourd'hui le terme consacré, de bad bank. On ne peut guère en attendre grand-chose; en revanche, elle peut poser bien des soucis. Rappelons que celle du Crédit lyonnais renfermait l'équivalent de 28,3 milliards d'euros, soit neuf fois moins que celle de Dexia. Au plus fort de la crise de 2008, le bilan de Dexia atteignait 650 milliards d'euros, c'est-à-dire à peu près autant que Lehman Brothers. Depuis, les États français, belge et, dans une moindre mesure, luxembourgeois, ont mis la main au portefeuille, en recapitalisant Dexia à coups de milliards, comme autant de coups d'épée dans l'eau. Les 6,4 milliards d'euros injectés hier, c'est-à-dire en 2008, valent aujourd'hui... quelques petits millions! (...)
Un objet porte-malheur auquel on s'attache, un assassinat à coups de rires, des habitudes que l'on prend sans les payer, et aussi le vide de l'attente, le temps qui ne passe pas, le sommeil qui ne vient pas... Cette suite de textes courts aborde un quotidien qui dérape, des situations ordinaires qui basculent dans l'étrange. A coup de jeux avec les mots, l'auteur installe un monde à part, poétique, mêlé de fausse timidité et de feinte délicatesse, rempli de réminiscences pour le lecteur. L'humour décalé permet de sourire des situations sans jamais masquer totalement l'agressivité sourde et les interrogations déchirées dans cet univers néo-kafkaien.
Des petites histoires inspirées du quotidien qui invitent l'adulte à accompagner le tout-petit dans la découverte de ses émotions ! Lulu est au supermarché, il y a du monde, du bruit... et ce jouet qui donne terriblement envie ! C'est trop d'émotions, Lulu explose. Grâce à sa maman, Lulu respire, se calme et retrouve sa bonne humeur. Comment la colère d'une petite monte, explose et redescend. Un livre d'éveil avec des flaps en feutrine douces et solides pour encourager la motricité fine.
Revue de presse Sujet : Un bestiaire d'une trentaine de poèmes mettant en scène de nombreux animaux. Commentaire : Les enfants retrouvent ici leurs animaux favoris, croqués avec gentillesse et humour. Ils s'amuseront des jeux de mots tendres, amusants, criants de vérité et même parfois farfelus. L'illustration est gaie et tout à fait en harmonie avec chaque poème. Un outil idéal pour familiariser les jeunes enfants avec la poésie. -- www.choisirunlivre.com --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.
Les glaciers fondent, le niveau des océans monte, la pollution est omniprésente, la biodiversité disparaît... autant de signes qui ne trompent pas : il est vraiment urgent d'agir... et d'en rire ! Soit l'humour nous permet de prendre conscience à temps du problème et nous encourage à changer les choses. Soit, foutu pour foutu, autant envisager notre extinction prochaine avec bonne humeur.
Françoise Thirionet a rencontré Silvio Marra, ouvrier italien émigré en Belgique, au début des années 1970. Pendant trente ans, ils militent ensemble en discutant des problèmes rencontrés par Silvio aux Forges de Clabecq où il travaille. Ce livre est issu de leurs entretiens. Pour Silvio et ses collègues, le quotidien à l'usine, c'est d'abord s'atteler à déconstruire certaines règles qui règnent dans l'entreprise. Notamment les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne des luttes qui ont eu lieu pendant trente ans pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Les ouvriers de Clabecq se fient à leurs propres forces et à leur connaissance de leur métier pour mener leurs combats. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il a déclaré ne plus rien pouvoir pour eux. Dans la forge, l'émancipation doit être une ?uvre collective. Son poste syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l?« esprit de Clabecq » : « Chaque fois qu'on voulait balancer quelqu?un, chaque fois qu'on voulait attaquer les faibles, tout le monde se portait à leur secours. Ce combat contre le licenciement, le chômage, le racisme, les bas salaires, nous le menions tous les jours sur le terrain. » Par la confiance qu'il affirme dans sa classe sans la théoriser à l'absurde, ce livre donne des leçons salvatrices d'optimisme militant.