Extrait VENDREDI 18 JANVIER LE SAVIEZ-VOUS ? Le mot «psychologie» vient du grec «psyché». Il signifie étude de l'esprit. Je voudrais bien qu'on arrête d'étudier le mien, d'esprit. C'est trop glauque, de faire ça. Mais papa dit que je n'ai pas le choix. Cecil n'a pas une tête de psychologue, cela dit. Déjà, il s'appelle Cecil. Sur sa porte, au centre médical, il y a une plaque en plastique marquée Dr Levine, mais quand je l'ai appelé ainsi, au début de notre première séance, il m'a tout de suite dit : «Je t'en prie, appelle-moi Cecil.» En rentrant, j'ai cherché l'origine de son prénom, et devinez un peu ce que ça veut dire : «Qui voit mal ou est aveugle». Ça s'annonce bien ! Cecil a les cheveux gris et longs, attachés avec un chouchou. Un chouchou ! Aujourd'hui, pour notre troisième séance, il portait encore un tee-shirt tie-and-die, violet cette fois. Dis donc, Cecil, j'ai eu envie de lui dire, les années soixante ont appelé, elles voudraient récupérer leur look ! Il me pose beaucoup de questions du genre : «Que ressens-tu dans ces moments-là ?», comme si nous étions sur un plateau de télévision et non dans la vraie vie. Il dit beaucoup «sapristi», aussi. Exemple : «Sapristi, c'est la deuxième fois en deux semaines que tu arrives avec un quart d'heure de retard !» Quelque chose me dit que Cecil n'est pas la crème de la crème des psychologues. Déjà, il est gratuit. Enfin, il est payé par la province de Colombie-Britannique, mais ça ne doit pas aller chercher bien loin. Son bureau est minuscule et encombré, avec des meubles bas de gamme, abîmés et tachés. Et puis, on dirait qu'il n'a pas pu se payer de vêtements neufs depuis i960. Nous n'avons pas encore parlé de ÇA. Il essaie de m'y amener l'air de rien. Il me pose parfois des questions orientées. Mais quand il le fait, je prends ma voix de robot pour lui répondre. «Je-ne-sais-pas. De-quoi-vous-parlez. Espèce-d'humanoïde.» Alors, il bat en retraite. C'est à cause de cette voix de robot que je me suis retrouvé ici. Après toute l'histoire avec maman, à Noël, mes «furies» sont revenues et je me suis mis à parler comme un robot vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et même jusqu'au déménagement à Vancouver. L'intérêt de parler robot, c'est que cela permet de tout dire sans exprimer la moindre émotion. Il-suffit-de-prendre. Une-voix. Totalement-monocorde. Ça m'aide. Mais au bout de huit jours de robot-Henry, mon entourage craquait complètement et papa m'a pris rendez-vous pour une première séance. Ensuite, il a voulu que je continue, même si entre-temps j'étais redevenu le bon vieux Henry normal. Cecil essaie toutes ses astuces - et il en a peu - pour me faire parler de ÇA. Par exemple : la semaine dernière, j'ai dit, comme ça, en passant, que j'aimais bien écrire. Donc, aujourd'hui, il m'a donné ce cahier. «J'ai pensé que ça te plairait d'avoir un espace privé où consigner tes pensées et tes sentiments, m'a-t-il dit. Le diarisme peut être une pratique très thérapeutique.» Je lui ai répondu que je ne pensais même pas que «diarisme» soit un mot existant. En rentrant, j'ai flanqué le cahier à la poubelle. Bon, d'accord, je suis retourné le chercher un peu plus tard ; mais c'est uniquement parce que je m'ennuyais. Ce qu'il y a, voyez-vous, c'est que Cecil est au courant de ÇA. Il a eu une longue conversation avec mon père avant ma première séance, et je suis prêt à parier mon poster du Danois qu'il s'est empressé ensuite de googler toute l'histoire. Et une fois qu'il a eu fini de lire tout ce qu'il pouvait trouver, je parie qu'il s'est demandé pourquoi mes parents ne m'avaient pas envoyé en thérapie immédiatement après ÇA, il y a sept mois et demi. Je le vois d'ici : «Sapristi ! Ils ont mis le temps !»
Ambrose, allergique aux cacahuètes, passe pour un loser absolu. Lui et sa mère ultra-protectrice, Irène, déménagent sans arrêt. Le jour où l'adolescent est empoisonné au collège, Irène décide de le déscolariser. Cloîtré chez lui, Ambrose s'ennuie à mourir, jusqu'au jour où il rencontre Cosmo, le fils des voisins, un jeune homme un peu mal parti dans la vie. Par hasard, ils se découvrent une passion commune pour le Scrabble. Si l'arrivée de Cosmo dans leur petit cocon est vue d'un très mauvais oeil par Irène, Ambrose n'en démord pas: son intrigant voisin deviendra, qu'il le veuille ou non, la figure paternelle que l'adolescent aurait tant voulu avoir.
Résumé : On est tous faits de molécules J'ai mangé en silence, en mâchant soigneusement chaque bouchée, car j'ai lu dans un de mes magazines que c'était une bonne astuce pour éviter de trop se graver. Stewart, lui, a dévoré sa part et s'est resservi. Pour un nabot, il a un sacré coup de fourchette. "Alors, Ashley, ton collège te plaît ?" m'a demandé Leonard, essayant lamentablement de m'inclure dans la conversation. J'ai haussé les épaules. "Ca va. C'est un bahut, quoi." Au moins, je pouvais me réjouir que le crâne-d'oeuf ne soit pas dans le même collège que moi. "Je demandais ça parce que Stewart est un peu inquiet, a continué Leonard. - Pourquoi ? Il va dans une école pour intellos à North Shore. - Ce n'est pas une école pour intellos, a dit le monstroïde. C'est un établissement pour les enfants surdoués." C'est ce que je disais. Stewart, treize ans, carrément "nerd" sur les bords, a perdu sa mère deux ans auparavant. Son père ayant entrepris de refaire sa vie, voilà qu'ils emménagent avec une femme et sa fille, véritable star de son collège, qui prend tout de suite son nouveau "frère" en grippe. "Heureusement", ils ne se croisent qu'à la maison. Mais lorsque Ashley, si soucieuse des apparences, découvre que son père (désormais installé dans le cabanon du jardin !) est devenu homosexuel, c'est plus qu'elle ne peut en supporter. Comment elle, qui avait tout pour plaire, pourra-t-elle désormais affronter le regard des autres ? Entre Stewart, le sensible maladroit qui sait tout, et Ashley, la teigne superficielle, la guerre est-elle déclarée pour toujours ? Un roman à deux voix à la fois poignant et plein d'humour, où les apparences se révèlent trompeuses.
Résumé : Un magnifique recueil inspiré d'affiches pédagogiques vintage, pour réfléchir aux regards que les humains portent sur les animaux. Sur chaque double-page, le portrait d'un même animal est décliné en images, à l'aube de différents concepts culturels ou historiques. Un livre pour le plaisir des yeux et des neurones, qui ravira les petits comme les grands !
Mireille Farfelousse, la paléontologue qui a découvert le Dipoilocus, a réuni tout un tas d'informations nouvelles sur ce fascinant dinosaure... Pourquoi le Dipoilocus est rose ? Comment dort-il la nuit ? Quelles sont ses activités préférées et ce qu'il mange... ? Des planches encyclopédiques bourrées d'éléments fouillés et farfelus, des doubles-pages enquêtes... Tout, tout, tout, vous saurez bientôt tout sur les Dipoilocus, ses congénères et même ses prédateurs ! Par le duo qui a révélé au grand public l'existence du Dipoilocus : Lise Benincà et Clémence Lallemand.
- Et voilà le chef-d'oeuvre ! claironne Taupe radieux. - Aie aïe ! ronchonne Mulot. Je n'arriverai jamais à terminer dans les temps. - Ne panique surtout pas. Puis-je faire quelque chose pour t'aider ? Taupe et Mulot s'aiment plus que tout malgré leurs différences. Ils se voient tous les jours, s'entraident et partagent, au gré des saisons, discussions animées, concours de tarte aux lombrics, et bien d'autres aventures ! Une ode à l'amitié et la nature, à partir de 5 ans.
Ambrose, allergique aux cacahuètes, passe pour un loser absolu. Lui et sa mère ultra-protectrice, Irène, déménagent sans arrêt. Le jour où l'adolescent est empoisonné au collège, Irène décide de le déscolariser. Cloîtré chez lui, Ambrose s'ennuie à mourir, jusqu'au jour où il rencontre Cosmo, le fils des voisins, un jeune homme un peu mal parti dans la vie. Par hasard, ils se découvrent une passion commune pour le Scrabble. Si l'arrivée de Cosmo dans leur petit cocon est vue d'un très mauvais oeil par Irène, Ambrose n'en démord pas: son intrigant voisin deviendra, qu'il le veuille ou non, la figure paternelle que l'adolescent aurait tant voulu avoir.
Résumé : Je m'appelle Avril et j'ai 18 ans. Je suis née avec un trouble au coeur, un coeur défaillant qui aurait pu me tuer. J'ai été transplantée il y a bientôt deux ans. Depuis, tout a changé. Cette année, je reviens dans les Alpes pour fêter Noël avec mon père, dans ce corps que j'ai besoin de réveiller... dans ce corps que j'ai peur d'abîmer. Je suis morte de trouille, mais je veux croire aux miracles. Et j'ai peut-être raison, car à peine arrivée, je revois Augustin, et tout est chamboulé. J'en suis sûre, ma vie ne fait que commencer.
Elle était la rancune, il était la culpabilité. Mais autrefois, ils étaient l'amour. Benjamin Jenkins n'a jamais oublié Isabella Grace, son premier amour, la seule à avoir su voir le véritable Ben derrière sa façade de charme et d'humour. Mais son monde, où se mêlent crimes et trahisons, était bien trop dangereux pour elle. Alors, Ben a disparu du jour au lendemain, sans la moindre explication. Depuis, son souvenir le hante chaque jour. Et ce, malgré la situation de plus en plus tendue au sein du réseau Scott, qui est sur le point de dégénérer. Mais Isabella non plus ne l'a pas oublié. La jeune femme décide de le contacter anonymement, espérant obtenir des réponses aux questions qui l'empêchent de tourner la page. Sans se douter qu'elle est sur le point de raviver des sentiments depuis longtemps enfouis sous la rancoeur... ni qu'elle s'expose à un danger des plus mortels. Mais devant cette nouvelle chance, Ben n'est pas sûr d'avoir la force, cette fois, de la laisser partir.
Quand la vie prend un virage aussi terrible qu'inattendu, comment se réinventer et garder espoir dans l'avenir ?Léa a 16 ans, un talent immense et un rêve à réaliser. Entraînée par son père, qui est à la fois son modèle, son meilleur ami et son confident, elle avance avec confiance vers cet avenir tout tracé.À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l'absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps. Ils se sont croisés une fois par hasard ; ils n'auraient jamais dû se revoir.Pourtant, lorsque la vie de Léa s'écroule, Anthony est le seul à pouvoir l'aider à se relever. Leurs destinées s'en trouvent à jamais bouleversées.