Le roman d'art dans la seconde moitié du XIXe siècle
Melmoux-Montaubin Marie-Françoise
KLINCKSIECK
38,10 €
Epuisé
EAN :9782252032503
Écrire un roman qui soit une ?uvre d'art ; rivaliser avec le peintre, composer comme le musicien : telle est la gageure que poursuivent la plupart des romanciers du XIXe siècle, en proie à une étrange obsession, celle d'un " déclin " du genre, d'une " crise " du roman. Des Goncourt à Mirbeau, en passant par Zola, Huysmans, Lorrain ou Péladan, qui servent de point de départ à cette réflexion, le personnage de l'artiste s'impose au c'ur de l'?uvre, tandis que des techniques ou des savoirs esthétiques, souvent plus illusoires que réellement maîtrisés, tentent de remédier à la pauvreté supposée du verbe. Peinture et musique pourtant font long feu : la quête, menée à son terme, désigne l'insuffisance de toute forme de réalisation. Autour de l'esthète, le silence s'insinue. En écrivant Paludes, Tityre ne fait " rien " ; de même l'écrivain-esthète de la Sixtine de Gourmont rêve d'un livre intitulé : Le Rien dans les ténèbres. Entragues ne put jamais en trouver d'autre trace que la mention du titre. La tentation - mieux encore, l'ambition - du " rien " est distillée sans relâche. Est-ce alors une illusion que de lire La Recherche, dans son ampleur même, comme une réponse à ces tentatives, plus encore peut-être comme un accomplissement de cette pratique ambiguë du roman d'art ...
Nombre de pages
302
Date de parution
03/05/2000
Poids
456g
Largeur
155mm
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EAN
9782252032503
Titre
Le roman d'art dans la seconde moitié du XIXe siècle
Auteur
Melmoux-Montaubin Marie-Françoise
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
155
Poids
456
Date de parution
20000503
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.