DANS LA CITÉ DU ROI DAVIDRosalind Elsie Franklin est née le 25 juillet 1920 dans une famille de la haute bourgeoisie juive anglaise. Sans toutefois appartenir aux sphères supérieures de cette communauté, occupées par les familles juives séfarades originaires d'Espagne et du Portugal, arrivées sous Cromwell, et donc les plus anciennement implantées en Angleterre, les Franklin faisaient partie intégrante d'un réseau social élitiste connu sous le nom de «cousinage», qui révèle à quel point l'endogamie était répandue. Ils ne figuraient pas non plus parmi les plus riches familles ashkénazes d'Europe centrale, tels que les Rothschild et les Goldsmid, qui avaient immigré en Angleterre au xvmesiècle pour faire fortune dans le commerce.Les Fraenkel, originaires de Breslau, en Silésie (aujourd'hui en Pologne et portant le nom de Wroclaw, la ville est située sur l'Oder entre Prague et Varsovie), furent la première lignée à s'installer en Angleterre en 1763. Us jugèrent plus prudent d'angliciser leur nom en Franklin. À l'époque, les Anglais n'aimaient pas les noms étrangers. Le fait d'être juif ne constituait pas un atout dans une Angleterre qui ne comptait que 8000 individus de cette confession. Benjamin Wolf Franklin vivait à Londres à Cock Court, dans Jewry Street. Rabbin et enseignant, il épousa Sarah, fille de Lazarus Joseph, forme anglicisée de Lazarus Israël, qui avait quitté Hambourg en 1760 pour s'installer en Angleterre. Benjamin et Sarah eurent six enfants avant de succomber à une épidémie en 1785. Ils reposent au cimetière Globe Road du Mile End, dans la partie est de Londres.Abraham et Lewis, les deux fils Franklin ayant survécu à l'épidémie, partirent en apprentissage pour se former à l'horlogerie et à la vente à Portsmouth, où ils devinrent des commerçants prospères. En 1815 ou 1816, les deux frères s'installèrent respectivement à Liverpool et à Manchester pour intégrer des entreprises spécialisées dans les opérations bancaires et de change et dans le commerce avec les Antilles britanniques. Les Samuel de Liverpool (une autre lignée d'exilés de Silésie) se mêlèrent assez facilement à la société des Franklin. Au fil des générations, le prénom Abraham fut progressivement remplacé par Alfred et Arthur, et Ellis prit la place d'Israël, nom de famille ancestral. En 1852, le petit-fils d'Ellis A. Franklin, premier immigrant de la lignée, s'associa avec Louis Samuel, originaire de Liverpool, au sein de la société de courtage en lingots Samuel Montagu and Co. Son mariage avec la soeur de Samuel Montagu scella définitivement cette alliance.Dès 1868, la banque marchande privée A. Keyser and Co, sise à la City de Londres et issue de la société Samuel Montagu and Co, assura l'assise financière de la famille Franklin. Keyser, source d'emploi pour les fils Franklin pendant le siècle qui allait s'écouler, prit son indépendance en 1908 pour se spécialiser dans le placement de titres de compagnies ferroviaires américaines. Parmi les banques de la City que l'on appelait communément «banques juives», seule Keyser observait toutes les fêtes du calendrier hébraïque.En 1902, les Franklin ajoutèrent à leur profession de banquier celle d'éditeur en rachetant la maison d'édition George Routledge à l'administrateur judiciaire. En 1911, Keyser acquit Kegan Paul, une autre maison d'édition en difficulté, qui constitua un refuge pour les hommes de la famille Franklin peu disposés à travailler dans une banque.(...)
Après avoir fait partie de la police de Los Angeles, Gabe Treloar travaille à Knoxville comme détective pour l'agence Investigations Carson. Il est contacté un jour par Mitch Queen, avec lequel il faisait équipe dans la police militaire à Saigon, en 1968. Devenu producteur de cinéma à Hollywood, Queen veut engager Gabe pour démêler une étrange affaire. En pleine préparation de Rue Tu Do, un film sur le Vietnam qui aborde la question brûlante des prisonniers de guerre et des portés disparus, il a reçu une lettre anonyme menaçant de mort acteurs, techniciens et réalisateur au cas où le film serait tourné au Vietnam. Comme un tel chantage risque de décourager les producteurs, Queen voudrait bien en connaître les auteurs. Déjà la star féminine du film, Selene Gibson, a engagé Connie Armijo, une femme détective qui va faire équipe avec Gabe. Ce séduisant duo ne doit pas perdre de temps pour trouver une piste car Queen reçoit une seconde lettre lui ordonnant de stopper définitivement son projet. Cette fois, elle est signée Martin Starr, un nom qui va faire resurgir chez Gabe de douloureux souvenirs liés à son séjour à Saigon.La guerre du Vietnam apparaît en permanence sous un aspect singulier rarement traité dans le polar. En effet, alternant l'enquête, Gabe évoque son travail militaire à Saigon en 1968 lorsqu'il fut confronté aux trafics organisés par les déserteurs américains, surnommés fantômes. Une peinture surprenante de la corruption dans l'armée et à la CIA. --Claude Mesplède
Après avoir fait partie de la police de Los Angeles, Gabe Treloar travaille à Knoxville comme détective pour l'agence Investigations Carson. Il est contacté un jour par Mitch Queen, avec lequel il faisait équipe dans la police militaire à Saigon, en 1968. Devenu producteur de cinéma à Hollywood, Queen veut engager Gabe pour démêler une étrange affaire. En pleine préparation de Rue Tu Do, un film sur le Vietnam qui aborde la question brûlante des prisonniers de guerre et des portés disparus, il a reçu une lettre anonyme menaçant de mort acteurs, techniciens et réalisateur au cas où le film serait tourné au Vietnam. Comme un tel chantage risque de décourager les producteurs, Queen voudrait bien en connaître les auteurs. Déjà la star féminine du film, Selene Gibson, a engagé Connie Armijo, une femme détective qui va faire équipe avec Gabe. Ce séduisant duo ne doit pas perdre de temps pour trouver une piste car Queen reçoit une seconde lettre lui ordonnant de stopper définitivement son projet. Cette fois, elle est signée Martin Starr, un nom qui va faire resurgir chez Gabe de douloureux souvenirs liés à son séjour à Saigon.La guerre du Vietnam apparaît en permanence sous un aspect singulier rarement traité dans le polar. En effet, alternant l'enquête, Gabe évoque son travail militaire à Saigon en 1968 lorsqu'il fut confronté aux trafics organisés par les déserteurs américains, surnommés fantômes. Une peinture surprenante de la corruption dans l'armée et à la CIA. --Claude Mesplède
La rébellion spirituelle est en marche ! Parce que la sorcellerie est une pratique intime et toute personnelle, Rebel Witch offre à ses lecteurs une perspective nouvelle s'inscrivant dans l'expérimentation et l'appropriation. Artisanat, création d'un espace sacré, sorts, rituels et autres potions y sont passés en revue dans une perspective innovante et propice à la créativité. Véritable manifeste pour la liberté et l'identité, ce livre offre une approche résolument contemporaine de la sorcellerie et invite chaque sorcière à créer une pratique qui lui est propre, fidèle à son parcours de vie. Vous êtes une inconditionnelle d'Alice au pays des merveilles ou du Monde de Narnia ? Faites de leurs extraits vos textes sacrés ! Les célébrations de la Roue de l'année ne résonnent pas en vous ? Créez votre propre calendrier ! Les déités traditionnelles ne vous inspirent pas ? Troquez-les pour une icône de cinéma ou une star du rock ! Un ouvrage pratique et inclusif qui ouvre plus que jamais le champ des possibles... A propos de l'auteure : Kelly-Ann Maddox est une tarologue primée, sorcière chaote, conseillère spirituelle et YouTubeuse offrant de nombreux conseils à ses 47. 000 abonnés. Son travail s'adresse aux briseurs de cycles, aux non-conformistes, aux personnes qui s'intéressent à l'endroit où la métaphysique rencontre le monde réel, mais sans les règles, la hiérarchie et le dogme. Il rend hommage à ceux qui n'ont peut-être pas une vie parfaite mais qui sont convaincus que la magie existe, et qui sont prêts à s'engager à communier avec elle.
Dans un abandon touchant, Isabelle Carré livre un premier roman sensible et plein de grâce. Une autobiographie brodée de fiction, raccommodée, par endroit, là où la mémoire fait défaut, l'actrice y raconte l'histoire de sa famille et de son enfance - ou en tout cas l'histoire d'une famille et d'une enfance qui ressemblent étrangement à la sienne. Elle dit la « partie immergée de l'iceberg », cachée derrière son sourire maquillé, ses angoisses et ses blessures, sa famille un peu hors-normes, mais aussi son désir naissant de théâtre et de cinéma ou encore ce que c'est qu'être une enfant puis mère à son tour - et l'amour, bien sûr. Sont confiés ici des rêves délicats, des souvenirs tendres, qui nous emplissent de réconfort. « J'ai l'habitude avec les journalistes d'être toujours associée à deux qualités : discrète et lumineuse ! Durant toutes ces années, comment suis-je passée si facilement entre les mailles du filet ? Évidemment, je ne m'en plains pas, pour rien au monde je ne renoncerais au plaisir d'être si bien cachée derrière mon maquillage et les costumes d'un personnage. Puisque tout est vrai, et que les acteurs « font semblant de faire semblant », comme l'écrit Marivaux. Je m'étonne juste qu'après ces heures d'interviews, tous ces plateaux télé, ces radios, les mêmes mots ressassés à l'infini suffisent... grâce à ce sourire peut-être. Je suis une actrice connue, que personne ne connaît. » I.C.
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets. On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel. D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables ; cinq hommes qui se sont aussi fourvoyés, parfois lourdement, sur certains sujets. Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN ; Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison.Il ne s'agit pas d'énumérer leurs erreurs, mais plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements qui ont permis, à leur façon, à la science d'avancer.C'est à une véritable enquête policière que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, en espérant voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes. La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous cotés à la fois qu'il s'agit de la comprendre - et, peut-être, de la transformer. De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.