Extrait de la présentationJ'éprouve une véritable joie à présenter la traduction française de l'ouvrage de Bernard Lonergan sur la Trinité. J'appartiens en effet à une génération qui a bénéficié des cours de théologie dogmatique du grand jésuite canadien à l'Université Grégorienne de Rome et j'ai toujours éprouvé, au cours de mon ministère, reconnaissance et admiration à l'égard de ce maître, dont l'enseignement est demeuré vivant en moi, comme en tant d'évêques, prêtres et laïcs du monde entier formés par lui à Rome entre 1953 et 1965. Dans cette période qui a tout juste précédé l'application des décrets du concile Vatican II, nous suivions nos cours en latin. En juin 1965 précisément, je me souviens avoir été interrogé à l'oral de ma licence dans cette langue, qu'il parlait avec un fort accent, par le professeur Lonergan. Sa bienveillance, mais aussi sa fatigue, transparaissaient dans sa manière de m'examiner. Et de fait, il devait peu après être hospitalisé au Canada pour un cancer au poumon, ce qui ne l'empêcha pas d'enseigner et de poursuivre sa recherche par après, mais en restant dans son pays jusqu'à sa mort en 1984. Après avoir esquissé une biographie intellectuelle de Bernard Lonergan, dont l'oeuvre est encore trop peu connue en France, je présenterai ce traité théologique sur la Trinité.1 Puis je dirai les qualités de la traduction qui nous est ici proposée.Qui est Bernard Lonergan?L'oeuvre la plus célèbre - et réputée la plus difficile - de Lonergan s'intitule Insight. A Study of Human Understanding. Elle fut publiée dans son pays en 1957. Son auteur y travaillait depuis les débuts de sa carrière enseignante. Le terme «insight» vise la saisie intellectuelle comme acte de compréhension du réel. Lui-même ne cessera de s'y référer dans ses écrits ultérieurs, mais, pour qui sait lire, ses ouvrages antérieurs se révèlent déjà imprégnés de cette même volonté d'intelligence des questions élucidées, qu'elles soient d'ordre mathématique, sociologique, philosophique ou théologique, en tablant sur le dynamisme propre à tout homme pensant - le révélant à lui-même dans son effort de compréhension - et, tout uniment, en respectant l'objet pensé, tant dans sa «quiddité», ou essence originale, que dans son économie historique.Bernard Lonergan est né le 17 décembre 1904 à Buckingham, au Québec, dans une famille catholique anglo-irlandaise. Il est l'aîné de trois frères. Son père était géomètre. Sa mère, tertiaire dominicaine, jouait du piano. Après des études primaires chez les Frères de l'Instruction Chrétienne, dont les élèves anglophones de l'école élémentaire étaient regroupés en une seule classe, il entre en 1918 au Loyola Collège, tenu par les jésuites. Surdoué, il accomplit la scolarité des trois premières années en une seule. Physiquement fragile, il est hospitalisé en 1920 et l'on craint pour sa vie. S'il éblouit ses professeurs, il est en retour fasciné par leur enseignement, même s'il se révèle critique sur leurs méthodes. Il développe, au cours de ses études secondaires, un respect pour la raison, vue comme intelligence en mouvement. Passionné par les mathématiques, puis par l'économie et la finance, il fait à 18 ans une retraite au cours de laquelle il décide d'entrer dans la Compagnie de Jésus.
Nombre de pages
730
Date de parution
15/09/2011
Poids
905g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782360400270
Titre
LA TRINITE
Auteur
Lonergan Bernard ; Jacquet Roger
Editeur
ARTEGE
Largeur
135
Poids
905
Date de parution
20110915
Nombre de pages
730,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Mais venons à saint Thomas. Parce qu'il a conçu que la théologie était en un certain sens une science, il avait besoin d'Aristote qui, plus que n'importe qui, avait développé et appliqué les implications de l'idéal grec de la science. Parce que sa théologie était essentiellement l'expression d'une foi traditionnelle, il avait besoin de saint Augustin, le Père de l'Occident, dont la pensée trinitaire marquait le niveau le plus élevé atteint par la spéculation chrétienne pour comprendre la foi. Parce que saint Thomas était lui-même un génie, il n'éprouva guère de difficulté, soit à adapter Aristote à son but, soit il atteindre une précision en expliquant le processus rationnel l'emanatio intelligibilis - explicitant ce que saint Augustin n'avait pu que suggérer, Enfin, parce que saint Thomas était un homme· de son temps, il dut laisser à un âge postérieur la tâche de reconnaître la discontinuité séparant la science de la nature et la science de l'homme et de développer les implications méthodologiques que cela suppose, car l'action doit précéder la réflexion sur l'action et la méthode est le fruit de cette réflexion, Saint Thomas devait se contenter d'agir, L'étude présente est divisée en cinq chapitres et la division est dictée par les contextes systématiques très différents dans lesquels sont impliquées les affirmations thomistes sur verbum, J'ai déjà noté le caractère cumulatif des catégories d'Aristote. où les affirmations psychologiques présupposent les biologiques, les biologiques présupposent les physiques, et les physiques présupposent les métaphysiques. De façon assez semblable les énoncés thomistes sur verbum seront tout d'abord théologiques : ils impliqueront des termes techniques - de la physique et de la métaphysique, leur signification portera sur des explications métaphysiques de la possibilité de la connaissance, et, au milieu de cette structure complexe sera enrobé un noyau de fait psychologique. Pour comprendre. même approximativement, ce que saint Thomas voulait dire, il est nécessaire d'explorer séparément les différents cercles d'herméneutique qui, de façon cumulative, relèvent d'une interprétation. Les deux premiers chapitres s'occupent du noyau psychologique. Saint Thomas a identifié verbum avec l'objet immanent qui termine l'opération intellectuelle ; il distingue deux opérations· intellectuelles, une première qui répond à la question quid lit et une seconde qui répond à la question an sil. Ainsi nous avons un premier chapitre sur verbum comme définition et un second sur verbum comme compositio vel divisio, Tout au long des deux premiers chapitres, le lecteur sera gêné par la présence de termes techniques d'origine métaphysique ou physique, Indépendamment de toute difficulté intrinsèque qu'ils peuvent présenter, il est extrêmement compliqué de déterminer leur signification, premièrement à cause des efforts d'Aristote pour adapter la langue grecque à ses propres buts techniques, deuxièmement parce que les premiers équiv
Au commencement, il n'y avait rien. Puis vint la vie, et le cycle de la violence s'amorça. Alors, depuis les profondeurs de l'océan, une puissante demi-déesse émergea pour enseigner un langage de paix. La civilisation pris racine et les champions de l'ordre régnèrent. Mais le chaos des origines avait son propre champion. Par le créateur visionnaire Jesse Lonergan ( Arca, ou la nouvelle Eden ) voici Drome , une cosmogonie mythologique pour l'ère moderne.
Survol de la production littéraire acadienne contemporaine, cette anthologie est la première étude de son genre publiée depuis l' "Anthologie de textes littéraires acadiens 1606-1975" de Marguerite Maillet, Gérard LeBlanc et Bernard Emond parue en 1979, si l'on excepte les anthologies consacrées à la poésie acadienne. L'Anthologie de Maillet se termine au moment de l'émergence de la littérature acadienne contemporaine alors que "Paroles d'Acadie" en fait sont point de départ. L'ouvrage présente les auteurs acadiens les plus importants de la période 1958-2009 qui écrivent des nouvelles, de la poésie, des romans et du théâtre, que ce soit pour les adultes ou la jeunesse. La préface offre une synthèse de l'histoire de la littérature acadienne. Une notice biographique, une photo de l'auteur et une courte présentation de l'oeuvre précèdent les textes choisis. Cette anthologie témoigne de la grande vitalité de la littérature acadienne contemporaine.
On connaît ces expressions car on les entend sans cesse, elles font partie du langage courant : "Une bible", "Pauvre comme Job", "A Pâques ou à la Trinité", "Jeter la première pierre", "Etre aux anges", "Pleurer comme une Madeleine", "Oeil pour oeil, dent pour dent", "Crier sur les toits","Une période de vaches maigres", "Un travail de bénédictin", etc, ... mais sait-on qu'elle proviennent de la Bible et de la culture chrétienne ? Voici réunies une centaine d'expressions de la vie de tous les jours qui sont issues d'épisodes de la Bible ou de la tradition chrétienne, L'auteur raconte leur origine et les situe dans le cadre biblique, Ces expressions retrouvent alors toute leur saveur et leur profondeur. Une découverte de la foi à travers un parcours culturel et spirituel qui enrichira les enfants et les plus grands.
Résumé : "La crise de l'Eglise ne fait que commencer ! " affirmait déjà en 1969 Joseph Ratzinger, alors professeur de théologie. A plus de 50 ans de distance, ces paroles sont devenues prophétiques : derrière la crise des abus sexuels, existe une grave crise de la foi et de la morale qui affecte particulièrement le Peuple de Dieu. Cet ouvrage, sous la plume d'un successeur des Apôtres, soucieux, en communion avec le Pape et tous les évêques, de "garder fidèlement la foi catholique reçue des Apôtres" , a pour objet de donner une parole d'autorité pour fortifier la foi des fidèles, parfois ébranlée, sur le mystère de l'Eglise, le sacerdoce, la formation de laïcs et la mission prophétique de l'Eglise. La conviction qui traverse cet essai est d'abord que les vrais réformateurs de l'Eglise, ce sont les saints ! Parce que l'Eglise est un mystère de communion missionnaire, son avenir passera, non par une préoccupation excessive de ses structures et de son fonctionnement, ni par le souci de s'adapter aux évolutions du monde, mais par une pastorale renouvelée de la sainteté qui trouve son expression achevée dans le témoignage rendu à la Vérité. Mgr Marc Aillet est évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron.
L'Anthologie part de l'acquis du Nouveau Manuel de Patristique (Artège, 2024) qu'elle vient compléter sans le reprendre, en proposant les textes-clefs des différents Pères. Rien ne remplace, en effet, la lecture directe des textes, dont l'interprétation est parfois infinie, comme celle des Confessions d'Augustin. Il n'est cependant pas toujours possible d'avoir une bibliothèque à sa disposition et une introduction est précieuse et sert de table d'orientation afin de lire les textes de référence. C'est aussi une chance d'avoir des spécialistes de chaque Père qui ouvrent les trésors de leurs oeuvres au lecteur, en allant d'emblée à l'essentiel, ce qui évite, par exemple, de se perdre dans le dédale des polémiques, qui étaient utiles à l'époque, mais qui ne nous concernent plus directement. Pour aider le lecteur, chaque spécialiste, ayant réalisé une présentation, tant dans le Nouveau Manuel que dans l'Anthologie, rend compte de son choix de textes et introduit des titres pour chaque passage, ainsi qu'une brève présentation, afin de les situer dans leur époque et dans l'oeuvre de chaque Père. Loin d'opter pour des morceaux choisis, nous proposons des textes envisagés dans toute leur ampleur. En lisant les différents passages de l'Anthologie, on pourra mesurer à quel point les Pères de l'Eglise sont nos Pères dans la foi et nos frères dans la vie de l'Esprit. Sous la direction de Marie-Anne Vannier, professeur de Théologie à l'université de Lorraine. Membre de l'Institut universitaire de France. Rédactrice en chef de Connaissance des Pères de l'Eglise. Elle a écrit de nombreuses publications sur S. Augustin, Jean Cassien, Maître Eckhart et les mystiques rhénans. Ont contribué à cet ouvrage : Elie Ayroulet, Agnès Bastit-Kalinowska, Laurence Brottier, Aline Canellis, Régis Courtray, Denis Dupont-Fauville, Jacques Elfassi, Cécile Faivre, Job Getcha, Philippe Henne, Philippe Molac, Paul Mattei, Gérard Nauroy, Colette Pasquet, Lorenzo Perrone, Jean-Marc Vercruysse, Ugo Zanetti .