Les fêtes de l'année. Fondements scripturaires Que fêtons-nous?
Légasse Simon
CERF
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EAN :9782204076715
La question de l'historicité des données évangéliques que la majorité de nos fêtes célèbrent peut être posée pour plusieurs raisons que l'auteur mettra en oeuvre dans son étude de chaque fête chrétienne : a) l'influence de clichés empruntés à d'autres religions (du type de la métamorphose dans la Transfiguration, à laquelle on peut joindre l'Ascension telle qu'elle est décrite dans Luc et les Actes) ; b) le recours à l'Ancien Testament des Septante dans certaines compositions (par exemple le "Magnificat", en Lc 1, 46-55, inspiré du cantique d'Anne en 1 Règnes 2,1 - 10) ; c) le vague qui entoure certaines figures et leur fonction (d'où viennent les mages et qui sont-ils ?) ; d) l'inexactitude des connaissances de l'auteur concernant les usages juifs (la purification des deux parents et de l'enfant en Lc 2,22 ne correspond à aucune règle biblique ou juive) ; e) tous les récits du baptême de Jésus au Jourdain sont accompagnés de données qui en quelque sorte les neutralisent au bénéfice de la divinité de celui qui vient d'être baptisé du baptême des pécheurs ; f) la venue de femmes au tombeau qui prépare l'annonce pascale des anges n'a guère de raison d'être si on s'appuie sur le texte le plus ancien, celui de Marc (16,1), dont dépendent celui de Luc (24,1) et de Matthieu (28,1) ; l'onction des morts dont il est question chez Marc ne s'appliquait pas, chez les Juifs, à un corps enseveli et le récit se ressent de 2 Ch 16,14 (LXX). Donc que célébrons-nous quand nous fêtons la Transfiguration, quand nous chantons le cantique de Marie - le Magnificat -, quand nous fêtons la "chandeleur" et le baptême de Jésus avec la voix du Père et sa déclaration qui définit l'identité de Jésus ? Quelle valeur a pour nous l'argument du tombeau vide, dont seuls les évangiles nous parlent dans le Nouveau Testament ? D'aucuns répondront à toutes ces questions, sans même poser le problème de l'historicité. A ceux qui s'interrogent sur la réalité des faits commémorés dans la liturgie, on peut proposer une aide amicale et fraternelle en leur disant, par exemple, que si le concert angélique n'a pas retenti sur Bethléem et ses environs, ou si la Transfiguration est une scène fictive dont le but est d'instruire les lecteurs chrétiens sur l'identité de Jésus, que dans ce cas ni les célébrations de Noël et de la Transfiguration ne perdent rien de leur caractère d'une démarche de foi. Ce qui compte pour le croyant n'est pas l'aspect merveilleux dont s'entourent ces scènes, mais bien ce qu'elles signifient. Le mythe n'a pas pour but de distraire ou d'éblouir un lecteur, comme le ferait un conte, mais c'est là une forme de pensée et d'expression d'une époque donnée, impropre à penser et à s'exprimer autrement que par des images mythiques, autrement dit imaginaires, sans réalité dans les faits, mais traduisant une vérité religieuse acceptable même à un esprit moderne. Qui n'a pas compris cela peut refermer sa Bible et tout aussi bien la plupart des écrits fondateurs de n'importe quelle religion. Celui qui accepte de se glisser dans cette perspective, aujourd'hui anachronique, et d'y puiser son message fondamental, célébrera Noël, Pâques, et les autres fêtes dans la paix et l'allégresse.
L'évangile de Marc est le premier en date des quatre écrits connus sous le nom d'« évangile ». L'auteur est un chrétien venu du judaïsme, qui écrit à Rome, quelques années avant la ruine de Jérusalem, en 70. Il recueille des souvenirs et traditions sur Jésus et compose une manière de « vie de Jésus », pour soutenir la foi des chrétiens mise à l'épreuve par la récente persécution de Néron. Ce livre, qui a servi de modèle à Matthieu et à Luc, peut-être aussi à Jean, est une oeuvre à la fois littéraire, religieuse et pastorale, tout orientée vers le bien spirituel des communautés chrétiennes et traitant, dans ce but, la documentation réunie. oeuvre singulière et originale, aux desseins parfois difficiles à déceler sous les procédés employés, mais qui se révèle, dans son peu d'apprêt littéraire et sous la rudesse de son expression, d'une grande richesse d'inspiration. Le présent commentaire suit pas à pas l'évangéliste tout au long de son oeuvre, cherchant à en saisir la pensée dans son cadre historique. La méthode est celle que le récent document de la Commission biblique pontificale « L'Interprétation de la Bible dans l'Église » préconise pour « expliquer le texte en lui-même, grâce aux relations mutuelles de ses divers éléments et en le considérant sous son aspect de message communiqué par l'auteur à ses contemporains ».
Les récits de la Passion, qui aboutissent à la proclamation de Jésus ressuscité, sont le coeur des évangiles ils méritent une lecture attentive et une étude rigoureuse. D'autant plus qu'ils soulèvent bon nombre de questions historiques délicates que l'exégète se doit d'aborder en historien impartial. Le P. Simon Légasse de Toulouse, qui a longuement étudié ces textes, sait aussi les lire en théologien et montrer l'originalité et la richesse de chacun des quatre récits, car ils ne sont pas du tout interchangeables, comme on le croit trop souvent. Il apprend à lire et à écouter chacun des quatre témoignages pour lui-même.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
327 000 marcheurs, cyclistes ou cavaliers ont retiré leur compostela au bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2018. L'augmentation annuelle de 10 % ne se dément pas. En 2019, le cap des 200 000 pèlerins était franchi début août, encore plus tôt que les années précédentes. Portés par leur statut de premier itinéraire culturel européen, les chemins de Compostelle font des émules sur toute la planète. Ils entraînent dans leur sillage de nombreuses initiatives sur les traces des grands saints, des traditions spirituelles, des sanctuaires de pèlerinage et des sites cérémoniels des anciennes civilisations. L'Europe compte plus de 80 000 km de sentiers en mémoire de l'apôtre Jacques Le Majeur. Le Guide des chemins de pèlerinage d'Europe résulte de l'enquête la plus exhaustive à ce jour sur les itinéraires de randonnée empruntant les antiques routes de pèlerinage. Vous y découvrirez 800 idées d'aventures pédestres, cyclistes, équestres ou nautiques dans 28 pays d'Europe. Chaque chemin est traité sous les angles pratique, historique et sacré. Des cartes détaillées et des photos vous permettront de préparer votre voyage.
Le terme d’initiation chrétienne désigne traditionnellement les trois sacrements fondateurs : le baptême, la confirmation et l’eucharistie. Mais il évoque aussi des chemins d’intériorité spirituelle qui, dans la vie chrétienne, conduisent à la sainteté et au Royaume de Dieu « qui est au milieu de nous » : Dieu Emmanuel.Qu’ils prennent la forme de la mystique ou d’une voie initiatique — cet esôterikós qui signifie « ce qui est intérieur » — ces chemins n’ont qu’un seul centre et un seul terme : le Christ, Deuxième Personne de la Très Sainte Trinité, à la fois Chemin et accomplissement.Quelle est la nature authentique de cette voie d’intériorité ? Comment peut-elle se comprendre et se vivre dans la fidélité au Credo et à la vie sacramentelle ...En quoi la démarche initiatique et l’expérience mystique se rejoignent-elles dans la tradition chrétienne ...À ces questions essentielles, ce livre propose des réponses claires et fidèles à l’enseignement de l’Église, afin d’éclairer la profondeur spirituelle de ceschemins qui conduisent à la rencontre du Christ et à l’entrée dans le Royaume des Cieux.
Un livret clair et original pour préparer la célébration de son mariage. Le déroulement de la célébration est présenté et expliqué étape par étape : les textes, les signes et les gestes du prêtre, les réponses des fiancés, les questions pratiques.
Faye Louis-Pasteur ; Chavane Xavier ; Aumonier Eri
Autour des questions les plus récurrentes des musulmans à l'égard des chrétiens les auteurs donnent les clefs pour un dialogue fécond à partir du contenu de la foi chrétienne, d'un éclairage sur la vision de cette foi par l'Islam et apporte ainsi des éléments de réponse.