Extrait De la photo à l'histoire Dans une valise poussiéreuse abandonnée au fond d'un grenier, dans une vieille boîte à chaussures oubliée sur l'étagère d'une armoire ou bien dans le tiroir d'un meuble d'antan, les photos anciennes sont partout. Si les uns n'y voient que l'image vieillotte et sans intérêt d'un inconnu, d'autres réduisent ces clichés à des objets de collection, auxquels ils prêtent une valeur marchande aussi artificielle qu'exagérée. Ne souscrivant à aucune de ces deux options, nous préférons voir en ces photos jaunies de remarquables sources historiques, au même titre que n'importe quelle archive. C'est ainsi qu'un cliché qui peut sembler anecdotique recèle parfois des trésors d'informations. Témoins muets de l'ancien temps, les photographies parlent pourtant à ceux qui savent les écouter. Mais pour comprendre ce qu'elles ont à nous dire encore faut-il disposer d'un minimum d'outils et de références, propres à comprendre leur contexte et le message qu'elles nous délivrent. C'est l'objet de cet ouvrage. Entre 1860 et 1914, la société française est plus militarisée qu'à aucune autre époque de son histoire. Par conséquent, le fait militaire s'est immiscé partout : dans la vie politique et religieuse, dans la culture ou dans les mentalités. Les traces en sont encore abondantes de nos jours. Dans le paysage tout d'abord, avec les innombrables casernes léguées par la IIIe République et dont bon nombre sont en cours de «réhabilitation» de nos jours. Dans les représentations ensuite, avec des expressions passées dans le vocabulaire courant («faire le zouave», «à la hussarde», «le bleu», etc.), mais également avec quelques stéréotypes hérités de la Belle Époque. Dans le débat politique aussi, avec des références régulières au boulangisme ou à l'affaire des Fiches. Dans les familles enfin, avec le portrait de l'arrière-grand-père en uniforme, qui trônait dans le salon de la grand-mère, mais que les jeunes générations se sont empressées de remiser dans le grenier... ou de revendre en brocante. Cette omniprésence de l'armée dans la société explique qu'il ne soit pas rare, dans un lot de vieilles photos de famille retrouvé au hasard d'un héritage ou d'un déménagement, de compter une bonne proportion de clichés militaires. Au-delà de leur aspect anecdotique voire esthétique, ces derniers présentent généralement deux intérêts. Ils apportent tout d'abord des informations historiques (voire généalogiques) souvent précieuses mais surtout, il est relativement facile de les dater, parfois même avec une bonne précision. Or, pour identifier le sujet de la photo, pour comprendre et exploiter les indications qu'il nous donne, tout autant que pour le dater, il convient de disposer d'une documentation copieuse (et de la maîtriser), ce qui n'est pas forcément accessible à tout le monde. Mais cette culture livresque ne suffit pas. Il faut aussi se forger une certaine expérience en la matière. Écueils, subtilités et faux-amis sont en effet nombreux et une identification fine n'est parfois possible qu'à l'issue d'une étude comparative avec d'autres clichés, voire avec des objets d'époque (uniformes, équipements, insignes ou décorations). Bien entendu, il n'est pas possible, ni même souhaitable, de proposer dans les pages qui suivent un véritable traité d'uniformologie ou d'histoire militaire. Nous avons plutôt cherché à réaliser un précis qui, à partir de cas concrets, donnera à chacun les repères utiles pour s'orienter dans ce qui, par bien des aspects, s'apparente à une jungle. Ainsi, du moins l'espérons-nous, en s'aidant de quelques «trucs» simples, sera-t-il possible au lecteur de dater et d'identifier la plupart des photos de militaires qu'il pourra rencontrer au gré de ses recherches. Après une brève évocation des thèmes et des supports des photographies de l'époque, nous entamerons ce tour d'horizon de l'iconographie militaire ancienne par une présentation générale de l'armée française entre 1870 et 1914. Puis nous détaillerons, arme par arme, et en nous appuyant sur des documents d'époque, les moyens d'identification et de datation des clichés. Pour une vue d'ensemble de l'iconographie de famille (bien au-delà du simple cadre militaire), il convient de se reporter au livre de Sandrine Sénéchal et Thierry Dehan, Reconnaître les photos et cartes postales anciennes, paru en 2011 dans cette même collection. On y trouvera notamment un rappel précieux des différents supports photographiques, des grands thèmes abordés par la photographie ancienne, ainsi que de nombreuses suggestions d'exploitation et de conservation des vieux clichés.
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Nombre de pages
79
Date de parution
18/01/2013
Poids
212g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782350772219
Titre
Reconnaitre les uniformes 1860-1914
Auteur
Labayle Eric
Editeur
ARCHIVES CULT
Largeur
170
Poids
212
Date de parution
20130118
Nombre de pages
79,00 €
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Entre 1914 et 1918, la France a levé la plus grande armée de toute son histoire: plus de huit millions de ses enfants sont passés sous l'uniforme. La conjugaison d'une armée pléthorique et du besoin quasi vital de tenir les siens informés aboutit à un usage intensif de la photographie. Mieux que de longs discours, l'envoi d'un cliché à sa famille permet au soldat de montrer son nouvel aspect, d'attester qu'il a toujours bonne mine et de présenter ses amis, ses camarades de l'escouade ou, plus rarement, ses chefs. Il est donc fréquent, dans un lot de vieilles photos de famille, de compter une bonne proportion de clichés de la Grande Guerre. Ils apportent de précieuses informations historiques (voire généalogiques) et sont relativement faciles à dater. Or, pour identifier le sujet de la photo, pour comprendre et exploiter les indications qu'il nous donne, il faut disposer d'une documentation copieuse - et la maîtriser. Écueils et faux amis sont nombreux, une identification fine n'est parfois possible qu'à l'issue d'une étude comparative avec d'autres clichés ou des objets d'époque (uniformes, équipements, insignes ou décorations).À partir de cas concrets, ce guide donne à chacun les repères utiles pour s'orienter dans ce qui, par bien des aspects, s'apparente à une jungle. Avec quelques «trucs» simples, il sera ainsi possible au lecteur de dater et d'identifier la plupart des photos de militaires qu'il rencontrera au gré de ses recherches.Fondateur de la maison d'édition Anovi spécialisée dans la publication d'ouvrages historiques, Éric Labayle est docteur en histoire et auteur de nombreux livres et articles sur l'histoire militaire française entre 1850 et 1945.
Cette collection de guides de généalogie surfe sur l'engouement croissant pour la généalogie, dans la droite ligne des manuels et ouvrages sur la vie quotidienne publiés depuis des années par Archives & Culture. La collection idéale, tant pour les débutants que pour les généalogistes chevronnés. Ce titre vient compléter deux autres tomes du même auteur parus en 2013, Reconnaître les uniformes 1860-1914 et Reconnaître les uniformes 1914-1918. Des énigmes généalogiques Quand on entreprend une généalogie, on rassemble bien sûr les photos familiales anciennes. Nombreuses sont celles de jeunes gens en uniforme militaire. Parfois, ils ne sont pas identifiés, mais pourraient l'être si on parvenait à dater la photo et à reconnaître l'uniforme. D'autres fois, on sait qu'il s'agit d'un portrait de l'arrière grand-père, mais quel grade avait-il ? Et dans quel régiment avait-il été incorporé ? Etait-il fantassin ? artilleur ? tringlot ? Le savoir, c'est pouvoir retrouver son parcours dans l'armée et les tribulations qu'il a connues en cas de conflit. La photo est alors un indice précieux. Les indices à découvrir car l'uniforme n'est pas le même selon le régiment et l'époque. Les variations de couleur (que l'on peut distinguer même sur des photos en noir et blanc !) permettent d'identifier les armes. Chaque détail compte : la couleur de la vareuse, le col, les galons, les cartouchières, les passepoils, les épaulettes. Ainsi le numéro indiqué sur le col indique celui du régiment auquel appartenait le soldat. Le grade est reconnaissable aux galons et aux épaulettes. La coupe et d'autres indices livrent la date. Pas à pas, ce guide livre ici les indices à identifier et leur signification. Vous apprendrez ici à reconnaître les uniformes de l'entre-deux-guerres (1919-1939). En trois volumes classés par période (avant 1914, 1914-1918 et l'entre-deux-guerres), l'auteur ouvre son fond documentaire et livre ses connaissances pour mieux vous aider.
La guerre contre les états Allemands, qui commence le 19 juillet 1870, se solde par l'une des plus lourdes défaites de l'histoire de l'histoire de France. Battu à Sedan le 1er septembre, Napoléon III est capturé par le roi de Prusse Guillaume et, trois jours plus tard, l'Empire est renversé. Pendant ce temps, la fine fleur de l'armée française est assiégée devant Metz. Sa capitulation, le 28 octobre, marque la fin d'une époque (le Second Empire), cependant que partout ailleurs en France, des armées nouvelles poursuivent la lutte contre l'envahisseur. Ce guide fait un point complet sur la première partie de ce conflit à l'issue duquel la France devra céder l'Alsace et la Moselle à l'Allemagne. Au fil des batailles (Wissembourg, Woerth, Borny, Rezonville, Saint-Privat...), on découvre une armée française certes vaincue, mais qui a sauvé l'honneur et dont l'immense courage des soldats a fait l'admiration de ses ennemis. Une histoire épique et tragique.
La cavalerie est l'arme du panache et de l'audace. C'est elle qui renseigne le commandement, qui harcèle l'ennemi, qui décide d'une victoire ou qui, au contraire, se sacrifie pour éviter la défaite. De son histoire foisonnante, elle a retiré un immense prestige. Pourtant, depuis le remplacement du cheval par le moteur à vapeur, au premier tiers du XXe siècle, la cavalerie a perdu l'aura qui était la sienne et, de nos jours, elle est méconnue d'un large public. Quelles sont les grandes composantes de la cavalerie ? Quelles sont les grandes étapes de son histoire ? Quels sont ses faits d'armes et ses grandes figures ? Ce guide abondamment illustré fait un point complet sur la question et propose un véritable voyage dans le temps, des grandes charges de l'Empire aux raids audacieux des cavaliers d'Afrique.
Pour 144 pays de tous les continents, ce tout nouveau dictionnaire offre : - l'histoire des noms de famille et leur ancienneté, car des millénaires séparent par exemple la création des noms de famille coréens de celle des noms suédois nés dans les années 1960 - leur caractère héréditaire ou non, car ils sont parfois inventés à chaque génération ou c'est le " prénom " du père qui suit celui de l'enfant - leur nature : à partir de quoi ont-ils été créés ? Noms de baptême, métiers, provenance ou localisation, caractéristiques personnelles comme en France ? Ou à partir de noms de clans, d'ancêtres mythiques ou de dieux ? Associent-ils les noms des deux parents ? Précèdent-ils ou suivent-ils le nom ? Représentent-ils un voeu de bonheur pour la vie de l'enfant ? - le palmarès des 20 noms les plus portés, des chiffres incroyables accessibles aujourd'hui, le monde entier est à portée de clics, ce qui était inimaginable il y a vingt ans - une analyse quantitative de l'impact de ces vingt noms dans la population totale du pays. Le diagramme s'affiche comme un indicateur immédiat de la variété onomastique du pays, car les écarts peuvent être considérables : ces vingt noms désignent parfois la moitié des habitants d'un pays, avec les problèmes d'homonymie que cela peut poser, comme parfois moins de 1% - une carte de répartition d'un de ces noms selon les régions du pays - la signification de tout ou partie des principaux noms locaux. Chaque pays mériterait bien sûr un livre, mais ce panorama sur le monde entier propose des synthèses courtes, un peu plus longues cependant pour la France, les pays limitrophes et quelques autres en fonction de leur histoire liée à la nôtre ou de leur taille (Brésil, Chine, Inde...).
Vous aimeriez bien remonter votre arbre généalogique et retracer l'histoire de votre famille sur plusieurs siècles mais l'idée d'écrire aux mairies pour demander les actes un par un brise votre élan ? Vous connaissez les centres d'archives départementaux mais votre vie professionnelle est inconciliable avec leurs horaires d'ouverture ? Vous vivez à Lille, Tours, Troyes, Rennes ou Bordeaux... mais vos ancêtres sont de l'autre bout de la France, voire de l'étranger ? Comment faire ? Internet est la solution. Le web n'est pas seulement une révolution informatique, c'est aussi une révolution généalogique. L'état civil ancien est désormais presque totalement accessible en ligne, des milliards d'ancêtres ont été saisis et des milliers de cousins potentiels sont joignables par mail. Encore faut-il savoir comment s'y prendre. Il ne suffit pas de taper le nom de son grand-père sur Internet pour voir se dessiner une généalogie toute faite sur cinq siècles, le grand rêve d'un arbre accessible en un clic n'est pas encore pour demain. Mais les cheminements sont simples, les outils et les portails nombreux, la recherche très amusante et ce guide est là pour vous accompagner. Il initiera ceux qui débutent et apportera des astuces et de nouvelles pistes à ceux qui ont déjà progressé dans leurs recherches. Clic, c'est parti !
Révolution généalogique du web, Filae est un accélérateur de recherches. Sa raison d'être depuis vingt ans ? Indexer des ouvrages anciens, des journaux du XIXe siècle, des archives, des fonds documentaires... pour rendre toujours plus facile et rapide la remontée dans le temps des historiens des familles. D'abord avec des bases historiques, dont le colossal fichier des pensionnés du XIXe ou les prisonniers des deux guerres mondiales, toutes interrogeables nominativement et restituant une image du document d'origine. Ou les mises en ligne des relevés des registres paroissiaux des associations partenaires. Ensuite avec le gigantesque travail de titan d'indexation de l'état civil ancien et d'une partie des recensements. Depuis 2017, il suffit de taper le nom d'un aïeul et hop ! la liste des actes et documents d'archives le concernant apparaît sur le site. Cliquez sur celui qui vous intéresse et re-hop ! vous voici sur la bonne page du bon registre des bonnes archives départementales, n'importe où en France ou presque, avec même le bon acte surligné en corail ! Ce guide vous donne ainsi tous les conseils de recherche et de création d'arbres sur ce site devenu incontournable. Rassurez-vous, le plaisir de la recherche est toujours là. Les généalogies ne se constituent pas d'un clic, l'enquête se poursuit toujours par rebond d'acte en acte. Mais ce qui pouvait prendre des semaines ou ce qui demeurait introuvable est désormais, grâce à Filae, à portée de souris et de calendrier !
Contrairement à ce qu'on prétend fréquemment, les Italiens ne sont plus insensibles à l'engouement actuel pour la généalogie. Ils contribuent eux aussi à gonfler désormais les rangs des passionnés. L'Etat italien a lancé en 2011 son propre portail d'accès aux archives numériques de l'état civil. Parallèlement, les initiatives institutionnelles ou individuelles se sont multipliées pour faciliter les recherches et les démarches à distance. Pourtant, la quête d'ancêtres italiens reste délicate et trop souvent frustrante, à cause d'une dispersion des archives utiles au généalogiste : les documents antérieurs à l'unité italienne ne sont ni tous semblables ni conservés dans les mêmes lieux, les registres paroissiaux sont encore sous la garde des curés, etc. Bien sûr, les documents et ressources disponibles sont pour la plupart écrits en italien, mais cette contrainte n'est pas un obstacle : les outils de traduction automatique et les passionnés de généalogie ne manquent pas pour fournir de l'aide à ceux qui en ont besoin. Ce guide aidera donc les personnes en quête de leurs racines italiennes à trouver les bonnes réponses, autant en s'adressant aux autorités compétentes sur place qu'en exploitant les diverses ressources disponibles en ligne. Il présente l'organisation des archives et les caractéristiques liées à l'histoire de la constitution de la nation italienne, puis la recherche pas à pas. Enfin, il aborde aussi la recherche de descendants d'Italiens ayant migré ailleurs dans le monde.