Quelle histoire ! Ségolène Royal et François Hollande
Degois Françoise
PLON
16,90 €
Epuisé
EAN :9782259228046
Extrait Extrait du préambule Mon nom ne vous dira rien puisque je n'existe pas. Mon métier consiste justement à ne pas exister. À marcher deux pas derrière, ou trois pas devant. Pour ouvrir un parcours ou fermer une marche. Jamais sur la photo ou bien par pur hasard. Toujours à portée de main, de voix, d'ordres, de contrordres, d'humeur de chien ou rigolarde. Toujours à portée de la foudre, des changements climatiques. Le soleil et le vent. Je suis une collaboratrice. J'aimerais plutôt dire, avec un recul amusé, que je suis une aliénée. Comme nous tous, de cette mutuelle aliénation qui nous enchaîne, eux et nous, dans un tourbillon effréné, cette danse de mort et d'amour. Combien d'exil aux barbaresques pour un faux pas, un mot de trop, ou de pas assez ? Combien de silences ... «Je suis débranché», m'expliquait un jour, l'air douloureux, l'un des conseillers d'un grand ministre, celui-là même avec lequel, la veille au soir, il prenait encore l'apéritif en commentant les dernières déclarations du patron de la BCE. Les meilleurs alliés le soir, l'indifférence au petit matin. Un AVC affectif. Un petit vaisseau qui craque dans le labyrinthe mental du ministre. Sans savoir pourquoi ni comment. Ami le soir. Exilé au matin, à la grâce du prince. Ils seront nombreux à se reconnaître dans ces mots. Ceux qui ont porté à bout de bras parfois, poussé, traîné, tenu par la main leur champion, leur championne, et qui ont été «débranchés» en un instant. Sans comprendre. Sans explication. Parfois par SMS. Parfois même par personne interposée. Injuste, forcément. Silence. Et puis l'on se recroise comme si de rien n'était. Parfois certains choisissent la fuite. Mais souvent, ils restent et s'accrochent. Ils serrent les dents et attendent que le vent tourne. Que la grande roulette des grâces et des disgrâces s'arrête à nouveau sur leur case. À la porte de leur bureau dont ils sortent, l'air affairé de ceux qui sont en mission, produisent, prodiguent : notes, conseils. Oh, un air, mais ne pas s'y tromper, juste un air car la porte du bureau refermée, il ne se passe rien. Les mails balayés, et balayés encore. Rien. Toujours rien. Pas de commande. Pas de texto. Aurais-je raté un appel ? Non. Pas d'appel raté. Ils sont débranchés, bannis du sanctuaire... LE bureau de LA personnalité. Cernés de silence. Celui où ils sont, eux, les autres, autour de lui ou d'elle. Ils... Les favoris, les aimés du jour, les choyés de la semaine, les amours durables du mois. Us sont là, écoutent, répondent. Des phrases courtes, précises, pour ne pas se mettre en danger. Ne pas contredire trop fort. Ne pas flatter trop lourdement. Observer ce que l'autre dira. L'autre, celui du bureau du fond du couloir, vous savez, le bureau qui ne paie pas de mine ? Personne n'en voulait quand nous sommes arrivés. Et pourtant, il est là, celui du fond du couloir. Qui semble savoir des choses que personne ne sait. Qu'est-ce qui nous a échappé ? Ce regard, ce sourire ? Quelle est cette complicité qui semble s'installer entre eux deux ? Ne pas laisser courir, grandir, croître et embellir cette complicité. Attention danger. Ah, non ! Fausse alerte ! Il se tourne de nouveau vers les habituels, les solides, les influents. Il s'est pris pour quoi et pour qui, le freluquet du fond du couloir ? ! Parfois, un compliment fuse, s'arrête et s'absorbe, mais surtout sans arrogance apparente. Surtout pas ! Mais avec une gourmandise intérieure à mesurer le point que l'on vient de marquer. De l'espace, millimétrique, que l'on vient de conquérir. Oui, eux, ils sont là, dans LE bureau. Comme un sanctuaire païen. Inviolable. Et la porte se referme sur le bureau de ceux qui ne sont pas dans LE bureau et ont donc pour seul et unique objectif, obsessionnel, d'y revenir au plus vite. La Table ronde n'exercerait pas un attrait plus puissant. Le temps du purgatoire peut s'étirer mais la patience équivaut à la vie. Car il n'y a pas de meurtre dans ce monde clos. Il n'y a que des punitions, plus ou moins longues. Plus ou moins sévères.
Entre Manuel Valls, dont la colère et les chantages l'épuisent, Valérie Trierweiler, dont les SMS ne cessent pas, les visiteurs du soir qui se succèdent, les conseillers qui se font la guerre, et Macron l'enfant gâté, les 100 derniers jours de François Hollande n'ont pas été moins agités que le reste de son quinquennat. Avec un sens savoureux de la formule, Françoise Degois dresse un portrait inédit, aussi truculent qu'attachant, du "président normal chez qui il n'y a rien de normal". Fine connaisseuse des arcanes du pouvoir, elle nous entraîne jour après jour dans les coulisses de la campagne présidentielle la plus inattendue de la Ve République.
A l'approche de l'élection présidentielle, Françoise Degois dresse le portrait d'un homme qui reste incroyablement secret, fermé aux autres malgré l'apparente courtoisie de ses longues prises de parole. Solitaire, construit autour de sa relation avec son épouse Brigitte, il décide seul, dans un désert de confiance et d'amitiés comme peuvent en produire les épopées politiques. Arrogant, volontaire, narcissique, autoritaire, brillant : l'opinion, interrogée régulièrement, évoque avec une constance d'horloge suisse tous ces adjectifs pour évoquer Emmanuel Macron, depuis son élection en forme de holdup, une élection " par effraction " selon ses propres mots. Un président jeune, déterminé, qui voulait réparer les fractures françaises. Cinq ans après, les fractures n'ont jamais semblé plus profondes et il semble loin, le temps où la majorité des Français lui faisaient crédit en raison de son jeune âge, de son verbe sophistiqué et de ses paroles tantôt caressantes, tantôt cinglantes. L'un de ses conseillers les plus proches, Ismaël Emelien, lui avait d'ailleurs soufflé à l'oreille, au début de son mandat : " Tu dois alterner une caresse et une gifle. " Truc de communiquant ou correspondance parfaite avec une personnalité ambiguë, souvent tortueuse, voire manipulatrice dont on ne sait finalement pas grand-chose ? A quelques mois de l'élection présidentielle, Françoise Degois dresse le portrait d'un homme qui se métamorphose au gré de ses interlocuteurs, demeure incroyablement secret, fermé aux autres malgré l'apparente courtoisie et la volubilité qui caractérisent ses longues prises de parole politiques ou médiatiques. Un homme solitaire, construit autour de sa relation avec son épouse Brigitte, qui s'est beaucoup trompé dans sa façon de s'adresser aux citoyens, qui décide seul, dans un désert de confiance et d'amitiés comme peut aussi en produire les longues épopées politiques. Un homme qui n'avait pas d'amis.
Extrait de l'introductionPour ceux qui ne connaissent pas du tout Trappes et qui auraient envie de venir me rendre visite: rendez-vous gare Montparnasse et prenez le train en direction de Rambouillet - il y en a un toutes les heures environ. La sortie de Paris et la traversée de Malakoff n'ayant pas un grand intérêt paysager, profitez-en pour observer les autres voyageurs. Quelle que soit l'heure à laquelle vous voyagez, il y a de fortes chances pour que vous trouviez, parmi vos compagnons de route, un groupe d'adolescents à la mèche savamment rebelle s'échangeant un casque dernier cri d'où s'échappe une musique trop forte; une dame au tailleur chic, aux ongles vernis et au brushing impeccable; un vieux monsieur plongé dans une grille de mots croisés; un cadre dynamique au costume taillé sur mesure, absorbé par son ordinateur portable; quelques touristes extatiques ou hagards; quelques personnes «de couleur»; une mère et son fils qui échangent quelques mots en arabe; un groupe de jeunes.À la verdoyante gare de Meudon, toussez fort pour réveiller le vieux monsieur qui s'est endormi sur ses mots croisés: c'est probablement son arrêt. Admirez ensuite, à travers les fenêtres rectangulaires découpées dans le lino beige graisseux, la façon dont la campagne reprend petit à petit ses droits sur les villes - Chaville, Viroflay, Porchefontaine - cernées par la forêt. Seuls quelques tags, le long de la voie, viennent troubler ce paisible paysage. Tandis que la dame au tailleur chic ramasse tranquillement ses sacs, les touristes campent déjà devant la porte, fébriles, un oeil sur leur guide, l'autre cherchant le panneau indiquant le nom de la station. Vous ne pouvez pas vous tromper: vous êtes à Versailles. La traversée de la ville se fait à une dizaine de mètres de profondeur, ne vous attendez donc pas à une visite du château en petit train. Toutefois, si vous vous êtes assis à droite dans le sens de la marche et que vous levez les yeux au bon moment, juste après que le wagon a refait surface, vous pourrez apercevoir, au loin, à travers les bois, un bout du monument ainsi qu'une de ses pièces d'eau. Puis, de nouveau, la forêt, à perte de vue. Après la gare de Saint-Cyr, lorsque vous verrez le cadre ranger son portable dans sa housse tandis qu'apparaissent à votre fenêtre les premiers buildings modernes, hautes tours de verre, préparez-vous. Vous arrivez à Saint-Quentin-en-Yvelines, cité des affaires. Trappes n'est plus qu'à une station. Encore quelques champs, puis, çà et là, des petits immeubles modernes, un château d'eau et des bâtiments bas en tôle ondulée surmontés d'enseignes voyantes. La route nationale 10 vient flirter avec la voie ferrée. Votre train, escorté par les voitures, arrive à Trappes. Vous ne pouvez pas manquer l'arrêt: presque tous les Blacks et les Beurs descendent ici!Bienvenue dans ma ville. Celle où je suis né, celle où je travaille encore, près de cinquante ans plus tard.
Il faudrait de l'amour dans tout dictionnaire, mais pour la musique plus encore. En France, tout le monde adore la musique, mais personne ne l'aime, disait Berlioz. On ne l'aime pas, puisqu'on ne cherche pas à mieux la connaître. Combien de beaux livres où on peut mieux voir la peinture! La musique, on ne peut pas. Elle n'offre pas d'images, et elle passe. Les savants, ceux qui l'ont étudiée, la savent. Les autres la laissent passer (c'est sa nature), avec délices certes, mais sans pouvoir la retenir. La mémoire ne fixe pas si facilement ce qui passe dans l'instant même, même si cela plaît. D'où l'utilité extrême, pour la musique, d'un guide. Le meilleur en l'occurrence, André Tubeuf, qui se fait avec ce dictionnaire amoureux le mécène de nos futures écoutes. Un amoureux assidu, qui a pris le temps d'écouter pour le plaisir, et qui sait maintenant comment le partager. Il a su apprécier Mozart, Schubert, Bach mais Verdi et Wagner aussi. Il a les clés pour les rendre plus proches, les faire connaître dans leur mystère musical et dans leur individualité d'hommes. Surtout il a pris le temps d'apprendre à en parler en familier, qui trouve les bonnes images. La musique est donc une affaire de c'ur autant que d'oreilles. Il faut savoir se mettre à son écoute, c'est-à-dire se disposer à la recevoir. Combien de mots, de noms communs que la musique s'est appropriés, nous les rendant du coup mystérieux: la mélodie, le rythme, la tonalité, le timbre, même le silence! On en retrouve le sens, un sens qu'on puisse comprendre. Alors on fait plus qu'adorer la musique: l'aimer, la goûter comme un mystère accessible et permis.
Une nouvelle enquête du célèbre héros du Moyen-Age, Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour. 1209. L'armée des croisés vient de prendre Béziers et d'y massacrer tous ses habitants, hérétiques ou non. Terreur, pillage et violences vont désormais régner dans le Toulousain. C'est ce que redoute le chevalier Guilhem d'Ussel, dont le château a déjà été ravagé par ses ennemis. Il décide donc d'abandonner son fief et de traverser le royaume de France avec ses gens afin de les mettre à l'abri, un voyage qu'il sait périlleux à cause des brigands, des seigneurs rapaces et des bandes de croisés qui gagnent le midi. Parmi ces derniers, il n'imaginait pas reconnaître des chevaliers allemands qu'il a vaincus quelque quinze ans plus tôt et qui veulent leur revanche. Quand il partira pour le château de Warburg en Thuringe afin de revoir son ami, le minnesinger Wolfram, d'Eschenbach, ses ennemis se lanceront à ses trousses. Mais il découvrira que ses pires adversaires ne sont pas ces chevaliers qui complotent pour l'empereur Othon, ni la neige et les bandes de loups affamés, mais les sorcières de Goslar qui se rassemblent pour la nuit de Walpurgis et dont la plus redoutable a sacrifié sa belle-fille Blancheflor à cause de sa beauté.
Tavares Carlos ; Bayart Berthille ; Seux Dominique
Le parcours incroyable d'un des plus grands patrons automobiles du monde. De Renault à la tête de Stellantis (PSA-Fiat-Chrysler), en passant par PSA qu'il a redressé, Carlos Tavares a enchaîné les incroyables succès tout en essuyant de nombreuses critiques. Il se livre aujourd'hui dans un récit poignant sur sa vie personnelle et sa carrière qu'il a menée aux plus aux sommets.
Ca commence comme une belle histoire d'amour. Du genre... à l'eau de rose. D'ailleurs, le roman débute par une rose déposée sur le palier d'Alice, trentenaire rongée par la solitude. Il y a du mystère également, car la dite Alice ignore qui lui envoie des fleurs et, lui offre de belles déclarations. Une situation romantique à souhait mais qui peut également paraitre... quelque peu inquiétante. Tout prend donc la forme d'une comédie romantique pleine d'humour et... de doutes. Entre les copines du travail, heureuses de voir Alice ainsi courtisée, et son directeur, pressé de la licencier, Alice passe par des émotions contrastées qui la rendent tour à tour heureuse, désespérée, charmée, affolée. Tant de bouleversements dans une vie monotone sont fantastiques et perturbants à la fois. Ne sont-elles pas nombreuses, les âmes seules qui rêveraient d'être emportées par un mystère aussi romantique ? Jusqu'au jour où... ça dérape. Où le rêve devient cauchemar. Où, comme dans les cauchemars, le pire ne se révèle jamais sous la forme attendue.
Que pensent, ressentent, craignent, espèrent la majorité des Français ? Quels sont leur état d'esprit, leurs frustrations, leurs aspirations, leur regard sur notre pays et l'action de ceux qui les gouvernent ? Ces Français de la classe moyenne, le think tank de Publicis les a écoutés comme nul autre. Des milliers d'entre eux se sont exprimés régulièrement entre 2007 et aujourd'hui sur tous les sujets qui leur tenaient à coeur. Ces paroles constituent une mine d'une grande richesse. Maurice Lévy a analysé, étudié, lu, écouté cette source unique et propose une synthèse percutante et inattendue de leurs propos. Comment ont-ils traversé les crises des vingt dernières années ? Sont-ils sans illusions et rétifs à tout changement ? Qu'en est-il du déclassement ? Pour eux ? Pour la France ? Comment vivent-ils leur situation ? De quoi se nourrissent leurs colères et leurs rêves ? Ce tableau saisissant des Français s'intéresse aussi à la jeunesse et en offre un portrait loin des idées reçues. Fort de cette analyse au long cours et de son expérience de publicitaire et de chef d'entreprise, Maurice Lévy nous présente ces Français de la majorité silencieuse. A l'heure des choix, ce court livre est une invitation nécessaire à ouvrir enfin grand les yeux sur nos concitoyens et les enjeux décisifs de notre avenir. Maurice Lévy est président du Conseil de surveillance du groupe Publicis.
La Révolution française les avait émancipés : elle leur avait accordé les mêmes droits civils et politiques qu'aux autres nationaux à condition qu'ils acceptent de reléguer la pratique religieuse dans la sphère privée. Les Juifs de France jouèrent le jeu et se dévouèrent sans compter à la République, apportant leur contribution au développement de la démocratie et de la laïcité. C'est la grande époque du franco-judaïsme. Malgré les persécutions antisémites dont ils sont l'objet sous Vichy, les Juifs de France continuent, après la Libération, d'être animés par l'esprit d'intégration républicaine, en dépit de la création de l'Etat d'Israël (1948). C'est la vague des rapatriés d'Afrique du Nord, après les indépendances, qui donne la première inflexion : les nouveaux venus n'ont pas la même culture de l'intégration que les Juifs issus de l'est européen. La guerre de Six Jours (1967) marque le tournant : Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S'amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d'appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu'elle soit. C'est ainsi qu'aujourd'hui les institutions dominantes du judaïsme français s'efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d'une République juste et exigeante, mais à un " Etat nation du peuple juif " à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives. Du franco-judaïsme dominant sous la IIIe République au virage franco-sioniste d'aujourd'hui, l'histoire des Juifs de France a connu bien des vicissitudes. La voici racontée par l'un de leur fils, sur la base d'une documentation exceptionnelle et à travers un récit riche et coloré. Charles Enderlin est journaliste. Il a été le correspondant de France 2 à Jérusalem de 1981 à 2015. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le Proche-Orient.
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.
Esprit libre, indépendant, attaché aux valeurs républicaines, Jean-Louis Debré a pris position dans les débats les plus polémiques. Il revient sur neuf ans passés à la tête du Conseil constitutionnel. Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, débats sur le mariage homosexuel et la taxe carbone, loi Hadopi... Le témoignage d'un " sage " sur les rouages de la République. Ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire de la République, ainsi que des romans policiers. Ces femmes qui ont réveillé la France est disponible en Points. " Des coups tordus de Sarkozy à la tendresse pour Chirac, des caprices de Giscard aux confidences de Juppé, l'ex-président du Conseil constitutionnel livre ses secrets. " Le Point " Une liberté de parole piquante. " L'Obs