Mon Amérique à moi. Voyage dans l'Amérique noire (1944-2000)
Collin Claude
L'HARMATTAN
21,50 €
Epuisé
EAN :9782747533027
A l'automne 1944, Tom, un lieutenant noir de l'armée américaine, est hébergé par une famille de paysans du nord-est de la France. Il se prend d'affection pour le fils de ces gens - l'auteur de ce livre - et entretient avec eux une correspondance qui s'interrompt au bout de quelques mois. En 1971, à l'occasion d'un voyage touristique en France, Tom, devenu juge à la Cour suprême de l'état de New-York, retrouve l'enfant désormais adulte et l'invite à séjourner dans le ghetto noir de Brooklyn. Ce sera l'occasion d'un voyage passionnant et d'une grande enquête sur la situation de la communauté noire après les explosions des années 60. A partir de là, les échanges seront réguliers. L'auteur reçoit à plusieurs reprises Tom et son épouse Bertha et se rend à nouveau aux Etats-Unis, poursuivant sa réflexion sur le problème noir. Par ailleurs, il découvre progressivement ce qu'a été l'engagement de ce couple qui a consacré toute sa vie à la lutte pour la justice sociale et l'égalité raciale, faisant sienne la devise proclamée par le poète Carl Sandburg : " The peuple, Yes ! / Le peuple, oui ! "
Nombre de pages
238
Date de parution
01/11/2003
Poids
322g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747533027
Titre
Mon Amérique à moi. Voyage dans l'Amérique noire (1944-2000)
ISBN
2747533026
Auteur
Collin Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
322
Date de parution
20031101
Nombre de pages
238,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A l'initiative des partis communistes français, allemand et autrichien, est mise en place en 1941 une organisation appelée TA-Travail allemand, dit aussi parfois Travail anti-allemand-avec pour objectif de pénétrer la machine de guerre ennemie et d'organiser au sein de la Wehrmacht elle-même des groupes d'opposants au nazisme, en lien avec la résistance française. Le livre est constitué de cinq entretiens avec des protagonistes de cette histoire, encadrés par deux textes, l'un publié en 2004 et l'autre en 2008, suivis d'un post-scriptum qui rendent compte de l'évolution de la perception et de la connaissance du sujet, mais qui aussi ouvrent des perspectives de recherches nouvelles. Si la Résistance fut essentiellement une affaire d'hommes, dans cette organisation les femmes jouèrent un rôle capital. La mise en oeuvre du TA est généralement attribuée aux réfugiés allemands, mais les Autrichiens et d'autres germanophones des pays d'Europe centrale, le plus souvent juifs, y tinrent une place déterminante... Pour de multiples raisons, cette histoire a été pendant très longtemps-et reste encore-très peu étudiée par les historiens et largement inconnue du grand public.
Née de parents juifs russophones arrivés en France au début des années 1920, Judith Haït-Hin a quinze ans lorsqu’en juin 1940 elle fuit la capitale devant l’avance allemande. Dès 1941, à Montpellier où sa famille s’est réfugiée, elle intègre un groupe de la MOI (Main-d’oeuvre immigrée). Fuyant l’entrée des Allemands en zone Sud, elle se retrouve, en novembre 1942, à Grenoble, en zone d’occupation italienne. C’est là qu’elle s’engage dans les FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans de la Main-d’oeuvre immigrée). En 1943, elle gagne Toulouse et devient Commissaire aux effectifs de la « 35e Brigade ». En 1944, elle est en Meuse, membre de l’état-major départemental des FTP, chargée d’organiser les nombreux étrangers qui séjournent dans les forêts du département. À la Libération, elle accompagne quelque temps le « Bataillon de la Meuse » qui sera intégré à la Colonne Fabien, puis à la 1re Armée du général de Lattre de Tassigny. De retour à Paris, elle écrit pour diverses publications liées au PCF, avant de devenir journaliste à L’Humanité. À ce titre, elle est notamment envoyée en 1948 en Palestine et rend compte de la création de l’État d’Israël. En 1953, c’est elle qui sera, au sein du journal, la principale animatrice de la campagne de protestation contre la condamnation à mort des époux Rosenberg. Ébranlée par les révélations du 20e Congrès du Parti communiste de l’URSS, puis par l’intervention soviétique à Budapest, elle quitte le PCF. Tentée un moment par la littérature, elle écrit et publie des poèmes, mais c’est vers le cinéma qu’elle se tourne finalement et devient productrice. Elle accompagnera des réalisateurs parmi les plus prestigieux, Joris Ivens, Chris Marker, Alain Resnais et bien d’autres.
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les étrangers sont entre 2,5 et 3 millions sur le territoire français. Les premiers venus, Italiens et Polonais, sont des immigrés économiques arrivés en France au lendemain de la guerre de 1914-1918 pour combler les vides dans le prolétariat français.Mais les événements qui secouent l’Europe et le Moyen-Orient entre les deux guerres produisent aussi un afflux non négligeable de réfugiés et d’apatrides vers la France. Arméniens, Juifs, antifascistes fuyant l’Italie de Mussolini, antinazis fuyant l’Allemagne d’Hitler, Autrichiens refusant l’Anschluss et enfin républicains espagnols chassés par la victoire de Franco.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...