Venise est "la ville, la plus ville qui soit", écrit Bettini, "non seulement les places et les rues, les maisons et les églises ont été, comme partout, construites par la main de l'homme ; mais le terrain lui-même, sur lequel se dressent ces formes, a été "fait" par l'homme. Avant de construire les rues et les maisons, les Vénitiens ont dû fixer, ancrer, leur sol ; consolider le fond boueux et instable des îles avec des pylônes ; relever et renforcer les grèves contre les marées ; imposer aux canaux des cours moins hasardeux. Construire enfin la base elle-même de la ville, nécessaire à l'affirmation de leur volonté de survivre, et de donner à leur vie une forme et un destin." Cette histoire de la naissance d'une ville et de son art rend compte d'un phénomène qui continue de conférer à Venise ce statut unique parmi les villes de la Méditerranée : conception urbaine, art, mosaïque correspondent à une même idée de Venise, une même intention artistique : concevoir quelque chose d'unique à partir du collage de distincts. Et si Venise était un microcosme (réussi) de l'idée européenne ...
Nombre de pages
317
Date de parution
01/11/2006
Poids
636g
Largeur
170mm
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EAN
9782841621347
Titre
Venise. Naissance d'une ville
Auteur
Bettini Sergio ; Farazzi Patricia
Editeur
ECLAT
Largeur
170
Poids
636
Date de parution
20061101
Nombre de pages
317,00 €
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Parmi les innombrables ouvrages consacrés à Venise, le livre de Sergio Bettini (1905-1986), tient une place particulière en ce qu'il adopte dès l'abord une position qui veut concevoir Venise comme obéissant, à travers les siècles, à une intention artistique propre, faisant de la ville une seule et unique oeuvre d'art, vivante et cohérente. Tout entière construite dans une relation à la lumière et au rythme, obéissant à un tempo pleinement humain, Venise est "la ville, la plus ville qui soit, écrit Bettini. Non seulement les places et les rues, les maisons et les églises ont été, comme partout, construites par la main de l'homme, mais le terrain lui-même a été fait par l'homme. Les Vénitiens ont dû fixer et "amarrer" leur sol, consolider le fond boueux et instable des îles avec des pylônes, relever et renforcer les grèves contre les marées, imposer aux canaux des cours moins hasardeux. Construire enfin la base elle-même de la ville, pour affirmer leur volonté de vivre, et donner à cette vie une forme et un destin".
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