Banu Georges ; Ansart Isabelle ; Perruchon Véroniq
ENTRETEMPS ED
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EAN :9782355391170
Extrait de l'introduction de Georges BanuL'ENFANT QUI MEURT: TRAUMATISME PERSONNEL ET SYMBOLIQUE COLLECTIVEUn motif et l'architecture de son développementA l'origine de ce livre, une intuition: la mort de l'enfant comme motif récurrent. À force de revenir, il finit par se constituer en centre rayonnant, en thème avec variations, pour emprunter un terme musical. Le noyau s'organise autour d'un personnage, l'enfant, défini toujours par son âge, sans identité propre ni biographie fournie, enfant voué à la mort, par meurtre ou accident. Il est soit rattaché, par des liens de sang, à une cellule familiale, soit impliqué, malgré lui, dans le champ du politique. La mort de l'enfant, par-delà tout ce qu'elle procure comme désarroi et deuils personnels, cristallise un rapport au monde, révèle des stratégies de pouvoir, concentre les peurs d'une époque. C'est dans cette perspective que nous l'approchons ici, convaincus du bien fondé de ce constat: par-delà l'intime, la mort de l'enfant, à force de traverser l'histoire du théâtre, s'érige en motif aux constellations multiples qui, selon les époques, a connu des priorités de sens successives. Les motivations de sa présence diffèrent selon les moments de l'histoire et la place accordée à l'enfant dans une société donnée, mais, régulièrement, pendant la durée d'un créneau de temps, plus ou moins long, malgré la diversité des auteurs, des constantes se dégagent. Cela explique pourquoi «la mort de l'enfant» peut parfois prendre le sens d'un symptôme diffus, révélateur secret du Zeitgeist, l'esprit du temps, avec tout ce qu'il comporte comme crainte et relation aux valeurs propres à une époque. À travers «la mort» de l'enfant nous pouvons, grâce à l'effort d'interprétation fourni ici, déceler certaines de ses données. Dans «la mort de l'enfant» se donne à lire la relation qu'entretient une société à sa régénération possible et à ses perspectives d'avenir.Une fois que ma proposition première fut acceptée, elle a connu des développements et des découvertes grâce aux travaux de l'équipe de recherche doctorale que j'ai dirigée et qui réunit des enseignants-chercheurs aussi bien que des gens de théâtre. Par sa dimension collective même, elle a assuré l'extension du champ qui a entraîné des excursions dans le temps et l'espace nous permettant d'aller de l'Antiquité à l'Orient, de plonger dans les périodes de transition ou de se confronter aux interrogations de l'extrême contemporain. Malgré cela nous n'envisageons pas une improbable exhaustivité - il y aura toujours un titre ou un auteur oublié - mais nous pouvons nous reconnaître le mérite d'avoir exploré le territoire du théâtre dans son ensemble et ainsi, d'avoir dégagé, les variantes emblématiques de «la mort de l'enfant». L'absence d'un nom ou d'une oeuvre n'affecte pas l'architecture globale qui, elle, met en évidence les grandes lignes de force. Les exemples particuliers qui, par hasard, peuvent faire défaut, se rattachent forcément aux différentes catégories de ce tronc commun dont nous proposons maintenant l'organisation et tentons l'interprétation. C'est d'une lisibilité mise à nu qu'il s'agit, d'un désir de perspective large, d'un optimisme du sens, dégagés à partir des oeuvres visitées, bref d'un éclaircissement de ce scandale que restera toujours «la mort d'un enfant».
Nombre de pages
318
Date de parution
15/05/2010
Poids
465g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782355391170
Titre
L'Enfant qui meurt. Motif avec variations
Auteur
Banu Georges ; Ansart Isabelle ; Perruchon Véroniq
Editeur
ENTRETEMPS ED
Largeur
154
Poids
465
Date de parution
20100515
Nombre de pages
318,00 €
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La Cerisaie est une parabole. On le savait, mais ceci s'impose aujourd'hui plus que jamais. Les assimilations sont frappantes car, pareils aux "anciens maîtres", nous sommes nombreux à ne pas trouver de réponse aux questions de jadis, converties en aiguës questions actuelles : comment sauver le livre et les bibliothèques ? Que faire du théâtre et de ses salles ? Il y a beaucoup de "cerisaies" que l'on s'apprête à abattre. Que faire, quand les "nouveaux maîtres" arrivent ? Se retirer, s'allier, combattre les vainqueurs du millénaire qui débute ? Si, dans la Russie de 1904, La Cerisaie annonçait les écartèlements du siècle à venir, elle se trouve maintenant au carrefour d'un combat des valeurs. C'est dans la perspective de cette inquiétude actuelle qu'elle sera relue. "La Cerisaie invite aussi à déceler, ici et là, des aspects peu explorés, des détails inaperçus ou non interprétés, à même d'enrichir l'analyse grâce à des prélèvements ponctuels opérés sur le tissu du texte si souvent visité. Seuls les chefs-d'oeuvre permettent cette approche microscopique, apte à dévoiler des secrets dont la révélation prend le sens d'une signature discrète de la lecture proposée. "L'essai se consacre aussi à la saisie des réponses emblématiques avancées par les grandes mises en scène de La Cerisaie depuis plusieurs décennies. Elles nous confortent dans l'idée que tout grand texte à large ouverture permet un traitement prismatique rebelle à l'égard de ce mirage trompeur qu'est l'interprétation exemplaire. Le spectateur que je suis s'efforcera d'esquisser, dans le sens barthésien du terme, l'éventail de puncta scéniques repérés chez Strehler, Brook, Stein, Zadek ou Braunschveig... Récit personnel d'un témoin des Cerisaie qui ont dialogué avec l'esprit d'une époque et ont enregistré ses troubles. "L'essai se situera au croisement, affirmé comme subjectif, de ces trois directions. Une manière de rappeler le jeu d'échos suscités par cette oeuvre maîtresse érigée en figure symbolique de la séparation."
L'acteur rend muet ou enthousiaste. Mais il rend également inapproprié tout discours programmatique autant qu'il interdit toute approche systématique. Pour Georges Banu, il ne s'agit pas de proposer une théorie globale, mais plutôt de formuler un modèle «mental», le modèle de «l'acteur insoumis» nourri des expériences biographiques et des données culturelles. Cet acteur, par-delà le rôle, révèle une identité de plateau, identité artistique dont le public saisit la dimension unique. Le livre de Georges Banu invite à faire «les voyages du comédien», en passant de l'acteur européen à l'acteur oriental, de l'acteur travesti à l'acteur étranger ou à l'acteur âgé. Il convoque et évoque certains des grands interprètes de notre temps, Gérard Philipe, Ryszard Cieslak, Sotigui Kouyaté, Yoshi Oida, André Wilms, Philippe Clévenot, Valérie Dréville, Hugues Quester, Marcel Iures... Ils représentent ces acteurs rares et singuliers qui vont «au-delà du rôle». Les voyages du comédien est né d'une fréquentation constante des salles et d'une passion pour l'acteur-poète. Livre d'un parcours de spectateur parvenu à son terme, spectateur ayant encore les yeux rivés sur l'acteur vivant qui, tout en interprétant un personnage, témoigne et se révèle depuis les plateaux de théâtre.
C'est d'un parcours que ce livre parle. Celui que Peter Brook commença à Paris avec Timon d'Athènes en 1974 et qui s'est poursuivi jusqu'à Hamlet un quart de siècle plus tard. Refusant l'immobilité, Brook est passé ainsi du cycle du c'ur au cycle du cerveau. A travers le " théâtre des formes simples ", le metteur en scène a aussi bien visité des chefs-d'?uvre du répertoire qu'adapté de grands textes des cultures non européennes. Il a dispensé des leçons ouverture qui lui ont permis d'aborder des territoires inconnus ou d'explorer la " planète secrète " du cerveau. Il a fait sienne une conviction : celui qui n'avance pas recule. Les Bouffes du Nord, théâtre devenu emblématique, ont servi de foyer à une quête accomplie à travers des spectacles aussi célèbres que La Conférence des oiseaux, La Tragédie de Carmen, La Cerisaie, Le Mahabharata, La Tempête et, plus récemment, L'Homme qui ou Je suis un phénomène. Ainsi Brook affirma-t-il son art du théâtre. Art de la relation. Art de la présence et de l'immédiateté sur fond de mémoire des origines ou d'expédition au c'ur de la maladie : révéler ce qui est caché, voilà son but. Art réalisé grâce à des acteurs venus d'horizons différents et soucieux de conquérir un public qui reconstitue fa communauté tout entière. Un théâtre de l'affirmation et de la plénitude. C'est en témoin que Georges Banu écrit. Nourri par la connaissance directe du parcours de Peter Brook aux Bouffes du Nord, il conjugue l'analyse et l'aveu en signant un livre personnel où l'on retrouve la trace de cet art lumineux où, toujours, la vie l'emporte.
Madonna, icône de la pop et chorégraphe engagéeMadonna a acquis le statut d'icône de la pop et vient de célébrer quarante années de scène. Personne ne s'était encore penché de façon synthétique et analytique sur la puissance de son langage chorégraphique. Madonna a fait de la danse une arme de séduction et d?empowerment. Elle a su percevoir à chaque instant la force de l'époque et s'entourer des meilleurs talents tout en imposant un style fait d'érotisme, de sensualité et de provocation. Madonna a joué un rôle de leader et de découvreur. Ce livre de Brigitte Gauthier est une percée dans l'Histoire de la Danse Contemporaine aux Etats-Unis, de Martha Graham, la Judson School, au Hip Hop, au Voguing, à la Street Dance et au Parkour. Madonna est universelle parce que son art est un savant patchwork des techniques les plus pointues et originales de la scène artistique américaine. Elle a porté le discours de la diversité et des libertés. Professeur à l'Université Evry Paris-Saclay, Brigitte Gauthier a fondé le laboratoire SLAM (Synergies Langues Arts Musique) et créé la collection Série S.C.R.I.P.T. chez l'Entretemps. Auteur du Langage Chorégraphique de Pina Bausch (L'Arche Ed.).
Une revue professionnelle de la facture instrumentale? Il en existe à l'étranger, mais en France, une revue généraliste sur ce thème n'a pas encore vu le jour. L'objectif principal est d'être utile, et d'abord aux facteurs et aux professionnels des métiers de la musique. Pour être atteint, cet objectif en implique d'autres; en premier lieu participer à la communication des facteurs avec leurs clients naturels, les musiciens, dont beaucoup réfléchissent sur leur instrument et en font profiter les facteurs, artisans comme industriels, accordeus-réparateurs comme distributeurs; ensuite, participer à la communication entre facteurs et spécialistes de tous ordres, scientifiques de toutes disciplines, économistes spécialistes de l'innovation et des métiers d'art, représentants des administrations, sans oublier ceux qui enseignent la facture instrumentale. (...) Dans l'idéal, la revue devrait se trouver bien placée dans l'étal de tous les magasins de musique, diffusant instruments, partitions, livres, disques, et dans les bibliothèques.