
L'artifice humain. Pour une anthropologie "négative"
Günter Anders était, comme il devait le rappeler lui-même, un penseur chassé de toutes les frontières et c´est à partir de cette condition que nous pouvons comprendre une vie intellectuelle inquiète qui a traversé les événements, souvent dramatiques, d´une grande partie du siècle dernier. De cette situation, Anders réussit à produire une réflexion intellectuelle très riche, fondée sur une base théorique d´une grande importance, à partir aussi d´une formation philosophique qui a vu une comparaison variée avec la phénoménologie, l´anthropologie philosophique (dont il peut être considéré comme l´un des premiers et des plus radicaux représentants), l´existentialisme, l´éthique technologique. Ce recueil de textes, notamment de jeunesse, veut permettre d´approcher la figure d´un penseur qui offre encore aujourd´hui des pistes importantes pour pouvoir réfléchir de manière critique sur la dynamique de la civilisation technologique et sur les enjeux environnementaux de plus en plus urgents...
| EAN | 9791093250403 |
|---|---|
| Titre | L'artifice humain. Pour une anthropologie "négative" |
| Auteur | Anders Günther ; Fadini Ubaldo |
| Editeur | ETEROTOPIA |
| Largeur | 150 |
| Poids | 135 |
| Date de parution | 20201007 |
| Nombre de pages | 80,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'obsolescence de l'homme. Sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle (1956)
Anders GüntherIl ne suffit pas de changer le monde. Nous le changeons de toute façon. Il change même considérablement sans notre intervention. Nous devons aussi interpréter ce changement pour pouvoir le changer à son tour. Afin que le monde ne continue pas ainsi à changer sans nous. Et que nous ne nous retrouvions pas à la fin dans un monde sans hommes." C.A.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,99 € -

Sur la pseudo-concrétude de la philosophie de Heidegger
Anders GüntherEn France, Heidegger passe pour "le plus grand philosophe du XXe siècle". Sectateurs et coryphées sont innombrables, et les rares voix discordantes sont vite réduites au silence. Or, lesystème de Heidegger est non seulement très pauvre (a-t-on vraiment entendu ce que le philosophe dit de l'homme, de l'histoire et du temps?), mais encore il est en profonde sympathie avec la barbarie nazie. Qu'importe! Quand le roi Heidegger passe dans la rue, la foule se prosterne. Soudain, au milieu de ce silence religieux, Günther Anders s'écrie: "Le roi est nu!"ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

Le temps de la fin
Anders GüntherAncien étudiant de Heidegger, dont il deviendra par la suite l'un des plus pertinents critiques, il commence par être journaliste à Berlin au début des années 1930. En 1933, fuyant le nazisme, il s'installe en France avec Hannah Arendt, dont il fut l'époux de 1929 à 1937, puis émigre aux Etats-Unis. Après la guerre, de retour en Europe, il collabore à la fondation du mouvement antinucléaire allemand et publie en 1956 son maître livre L'Obsolescence de l'Homme. À partir de 1859, il entretient une correspondance avec Claude Eatherly, le pilote de l'avion de reconnaissance qui accompagnait le bombardier d'Hiroshima. Eminent théoricien de l'emprise technique, il apparaît aujourd'hui, comme le penseur de référence de la question nucléaire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,60 € -

Kafka. Pour ou contre
Anders GüntherIl vivait à une époque ambiguë - une époque qui avait depuis longtemps renoncé au "sens" en tout ce qu'elle faisait..., qui du fait de "la mort de Dieu", avait perdu la Providence, donc la finalité de l'action, donc son sens ; et qui n'avait même plus confiance dans le "Progrès", substitué à la Providence, dernier descendant, voué à une mort précoce, malgré ses bonnes joues bien rouges, des principes générateurs du "sens", mais qui n'était nullement à la hauteur, ni d'esprit ni d'âme de sa propre pratique ; une époque vide de tout sens et qui traînait avec elle, en guise de parures et d'amulettes, les tessons de vocabulaires religieux, métaphysiques et moraux brisés depuis bien longtemps. Il prenait ces tessons au sérieux. Il s'en servait pour se bricoler des lunettes..."ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,53 €
Du même éditeur
-

Afrocritique. Essai sur l'infrapolitique des luttes noires
Bisoka Aymar Nyenyezi ; Kajibwami EmmanuelCe livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l'affolement, le chaos, voire l'extermination. Cependant, dans d'autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d'une réorganisation de l'existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d'un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L'un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l'appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l'idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L'ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l'appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d'Afrique et par leurs diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C'est précisément dans cet appel que ce livre situe l'infrapolitique des luttes noires. L'ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d'auteurs d'Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial.EN STOCKCOMMANDER24,99 € -

Gender. Sur le sexuel et sur le politique
Bernini Lorenzo ; Ciccarone Fontaine LeaThéorie du genre, idéologie du genre ou même, tout simplement, "gender". Depuis plus d'une décennie, cette construction rhétorique fait rage dans le discours public, elle fonctionne comme une propagande qui unifie la réaction contre les réalisations des mouvements féministes et LGBTQIA+ et sème le désordre au sein même de ces mouvements. Ce livre rassemble des contributions personnelles de divulgation sur le sujet, dans lesquelles l'auteur, l'une des voix les plus importantes dans le débat italien sur les théories queer et les études sur la sexualité, démystifie et clarifie, sans la simplifier ni la minimiser, la portée de l'affrontement politique et de la révolution symbolique en cours. Dans ces pages, vous trouverez des hypothèses radicales et non évidentes sur la relation entre le genre, le sexe et la politique, ainsi que des outils historiques et conceptuels indispensables pour s'orienter dans le présent.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Rituels et violences dans la performance
Lussac OlivierPartant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Villes nomades. Histoires clandestines de la modernité
Cambot StanyUne double injonction est aujourd?hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée. Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de "logement une personne" ou de design de bidonville dans l?espoir qu?un marché émerge. Rien de subversif, mais l?aboutissement d?un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s?appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitté la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d?un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l?on croyait disparus. La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité. On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d?ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l?autre bout du pays ou du continent que l?on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C?est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d?une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l?on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l?entendant comme la construction d?un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,50 €
De la même catégorie
-

L'homme révolté
Camus AlbertEssai majeur de l'oeuvre d'Albert Camus, L'Homme révolté est un livre prophétique sur la situation politique et sociale de la France des années cinquante. Marquant l'engagement philosophique de Camus, cet ouvrage est une relecture personnelle des grandes étapes de l'esprit de révolte, de la Révolution française à la Révolution russe. Les grands penseurs, de Sade à Nietzsche en passant par Marx ou Saint-Just sont évoqués et analysés, de même que les grands courants de pensée à la marge ou aux extrêmes, des nihilistes aux surréalistes en passant par les anarchistes ou les royalistes. Grand essai érudit et cultivé, dans l'esprit de l'honnête homme, cet ouvrage aborde la révolte sous ses aspects métaphysique, historique, et artistique. Plus que de toutes autres de ses oeuvres, on retrouve ici exprimée l'évolution de l'esprit contestataire de Camus, qui fait de cet essai un classique absolu. L'Homme révolté est une sorte de Lipstick Traces avant l'heure, en moins rock'n'roll certes mais tout aussi remarquable. --Florent MazzoleniEN STOCKCOMMANDER10,00 € -

L'existentialisme est un humanisme
Sartre Jean-Paul ; Elkaïm-Sartre ArletteBeaucoup pourront s'étonner de ce qu'on parle ici d'humanisme. [...] Nous entendons par existentialisme une doctrine qui rend la vie humaine possible et qui, par ailleurs, déclare que toute vérité et toute action impliquent un milieu et une subjectivité humaine. [...]L'existentialisme n'est pas autre chose qu'un effort pour tirer toutes les conséquences d'une position athée cohérente. Elle ne cherche pas du tout à plonger l'homme dans le désespoir. Mais si l'on appelle, comme les chrétiens, désespoir toute attitude d'incroyance, elle part du désespoir originel. L'existentialisme, n'est pas tellement un athéisme au sens où il s'épuiserait à démontrer que Dieu n'existe pas. Il déclare plutôt : même si Dieu existait, ça ne changerait rien ; voilà notre point de vue. Non pas que nous croyions que Dieu existe, mais nous pensons que le problème n'est pas celui de son existence ; il faut que l'homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l'existence de Dieu. En ce sens, l'existentialisme est un optimisme, une doctrine d'action."EN STOCKCOMMANDER8,10 € -

Parler de Dieu. Un dialogue avec Simone Weil
Han Byung-Chul ; Mannoni OlivierEN STOCKCOMMANDER16,00 €

