Extrait Janvier 1201 La vie était rude et courte pour les serfs de l'abbaye de Tiron. Comme tous les dimanches, Foulques et Flore s'étaient rendus à la messe. Il neigeait et tous deux grelottaient, lui sous sa casaque et elle sous son manteau, même si celui-ci, qui venait de sa mère, était épais et de bonne laine. Ce dimanche-là ne ressemblait pas aux autres. Quand ils étaient entrés dans la cour de l'abbaye, ils avaient découvert une vingtaine de chevaliers et d'écuyers avec au moins autant de sergents dont plusieurs porteurs de bannières. La troupe venait d'arriver, car nombre des hommes d'armes se tenaient encore à cheval sur de beaux destriers recouverts de jupes de toile multicolore. Ayant reconnu les croissants des comtes de Châteaudun et la bande d'argent des comtes de Blois sur les bannières et les écus, Foulques s'était approché, attiré par les harnois, les hauberts et les cottes blasonnées. Plus grand que les autres hommes du pays, bien charpenté, adroit de ses mains et ne rechignant pas à l'effort, Foulques était un garçon vigoureux. Il aurait pu devenir l'un des riches paysans qu'il côtoyait à l'église et qu'il saluait bien bas. Il aurait pu, s'il n'avait été serf. Foulques appartenait à l'abbaye. Il était l'un de ses biens, comme les boeufs, les chevaux, les meubles ou les terres. Il pouvait donc être cédé tout comme ses parents, propriétés du comte de Châteaudun, avaient été vendus à l'abbé. Certes, leur sort s'était ainsi amélioré. Les serfs étaient mieux traités par les moines, l'abbaye ne tenant pas à perdre son placement. Mais, même baptisés, leur vie ne différait guère de celle des animaux. À quinze ans, le régisseur des tenures de l'abbaye avait enlevé Foulques à sa famille. Son père et sa mère cultivaient un petit jardin mais, malgré cela, ils ne parvenaient pas à nourrir suffisamment le jeune garçon, toujours affamé, ni ses petites soeurs. L'abbé ayant besoin de main-d'oeuvre pour défricher de nouvelles terres, en lisière de la forêt, il avait donc envoyé plusieurs convers ainsi que les jeunes serfs qu'il possédait. Foulques s'était vu confier une tenure sur cette friche. Mais, même si la terre disposait d'une source, c'était un pauvre sol envahi de racines et de cailloux. Pour payer le loyer exigé, Foulques avait dû travailler dur, sans manger souvent à sa faim. L'abbé l'avait pourtant aidé, car son intérêt était que les serfs produisent autant que des animaux d'élevage. Des convers étaient donc venus l'épauler afin de construire sa maison, minuscule cabane en bois et torchis, pas différente d'une étable. Trois ans plus tard, Foulques parvenait enfin à payer le cens et même à économiser quelques pièces de cuivre en vendant les oeufs de ses poules élevées à partir de poussins qu'on lui avait donnés. C'est alors que le régisseur était venu le voir avec le prieur. Ils lui proposaient de se marier.
Ils ont cloné le passé. Maintenant le passé se venge. Quand l'homme ressuscite le passé, il doit s'attendre à subir sa vengeance. " Il entendit un froissement de feuilles, de brindilles peut-être, puis un feulement. Et soudain, un souffle puissant, épais, menaçant. L'homme alluma sa lampe. La première chose qu'il vit fut les yeux énormes qui le fixaient, la dernière, le bond que fit une bête tachetée de jaune en se jetant sur lui. " Jacques Asgardi, milliardaire américain à la tête de la société Hatching Therapeutic, s'est installé dans une immense propriété près d'Aix-en-Provence et tente de mettre la main sur celle de sa voisine, Stéphanie Dorgeval. Mais ses méthodes fort peu orthodoxes et la multiplication d'attaques, en France comme aux Etats-Unis, par des animaux ne ressemblant à rien de connu alertent le neveu de cette dernière, Maxence Cavendish, agent du FBI en Californie. Quand il arrive en France pour veiller sur sa tante et tenter de résoudre ce mystère, rien ne l'a préparé à ce qu'il va devoir affronter. On ne ramène pas impunément le passé à la vie...
Résumé : Le roi a été enlevé, une rançon prodigieuse est exigée, mais la route pour l'acheminer est semée d'embûches... La nouvelle saga historique et policière de Jean d'Aillon. A l'approche des fêtes de la Nativité de l'an de grâce 1360, le roi de France Jean le Bon est enfin de retour à Paris après quatre années de captivité en Angleterre. En échange de sa libération définitive, Edouard III exige le versement d'une prodigieuse rançon. Durant l'absence du souverain, c'est au régent, le dauphin Charles, qu'il revient de rassembler la somme exigée, dont une partie est payée par Galéas Visconti, seigneur de Milan. Les coffres remplis de florins partent d'Italie sous la protection de Pietro da Sangallo - ancien condottiere et capitaine de la milice de Florence -, de l'ambassadeur du prince milanais - le poète Pétrarque - et d'une imposante escorte. Pour rejoindre Paris, il va leur falloir déjouer les pièges tendus par le comte d'Evreux, Charles le Mauvais, qui brigue le trône de France et a tout intérêt à mettre la main sur le butin, mais aussi trahisons et complots fomentés au sein même de la troupe. Le voyage sera long et périlleux. La légendaire bravoure du Florentin suffira-t-elle à garantir la stabilité du royaume ?
Résumé : 1194. Engagé dans une compagnie de mercenaires, Guilhem d'Ussel se voit malgré lui impliqué dans le pillage d'un château. Après avoir rompu avec ses compagnons félons, le chevalier vient en aide à une valeureuse jouvencelle, protégée par une étrange femme qui lit dans les esprits. Ayant repris sa chevauchée en terre angevine, il participe à un guet-apens mené contre l'escorte de la même jouvencelle, mais cette dernière nie l'avoir jamais rencontré. Intrigué par ce mystère, Guilhem décide de la conduire auprès de son parrain, le vicomte de Thouars. Là, Ussel est accusé du pillage du château... Manigances, trahisons et noirs desseins auront-ils raison de la soif de justice du chevalier troubadour d'Ussel ?
Partez à la rencontre de Seft tailleur de silex, Joia fille d’éleveur, Pia fille d’agriculteur, Bez homme des bois, et tout un large éventail d’autres personnages. Leurs existences seront liées de plus ou moins près à la création d’un site historique mondialement connu. On découvre le quotidien de ces populations préhistoriques bercées par le rythme des solstices, dépendantes du climat et fragiles face à l’hostilité de certains. Une fresque historique passionnante et richement documentée qui retrace la vie de celles et ceux qui ont permis la construction de ce lieu légendaire : Stonehenge !