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Le journal de Yaël Koppman

  • Éditeur : Sabine Wespieser
  • Présentation : Broché
  • Paru le :

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Par Caroline, Spécialiste en littérature
le 1 août 2012
Caroline
A dévorer d’un trait !

Ecrire un livre sur Angelica Garnett, nièce de Virginia Woolf et filleule de l’économiste Keynes, tel est le projet de Yaël Koppman, qui le relate dans son journal intime. Le sujet a de quoi dérouter… Mais tout sentiment de méfiance est bien vite abandonné et l’on s’incline vite devant le talent de Marianne Rubinstein qui fait du Journal de Yaël Koppman une chronique juste et percutante de la vie d’une trentenaire parisienne célibataire, professeur d’économie à l’université, confrontée à des hauts et des bas. Ses recherches l’amèneront peu à peu à se pencher sur elle-même ; sur ses rapports conflictuels avec sa mère, son identité religieuse, l’absence de son père et au-delà, sur toute la génération des enfants de mai 68, victimes des idéaux de leurs parents. Le mélange détonant de « chick-litt » – cette littérature de filles dont l’auteur exploite et détourne habilement les codes – et d’érudition littéraire amenant à une analyse lucide et sans concession témoigne de l’originalité d’un roman à la fois léger et grave. A dévorer d’un trait !

Si Yaël Koppman n'avait pas croisé, à la faveur de ses travaux universitaires, la figure de John Maynard Keynes, sa vie serait probablement restée celle qu'avec un brin de complaisance et beaucoup de dérision, elle dépeint dans son journal intime : la vie d'une trentenaire désœuvrée, cultivant une relation conflictuelle avec sa mère, vivant en colocation avec son meilleur ami, collectionnant les hommes et s'en remettant en général à sa brillante cousine, Clara, éditrice de son métier.Quand cette dernière lui suggère de se désennuyer en écrivant de la Chick Lit, de la littérature de poulette - genre qui lui conviendrait parfaitement, glisse la perfide -, Yaël est piquée au vif : elle écrira, oui, mais sur la filleule de Keynes, son économiste préféré, qui était aussi la nièce de Virginia Woolf, son écrivain préféré. Bien consciente que la figure d'Angelica Garnett, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, lui tend un étrange miroir, elle se lance à corps perdu dans des recherches sur cette petite fille qui a grandi solitaire parmi les grandes figures de Bloomsbury, qui a vécu bien malgré elle la vie quasi communautaire de ces fantasques intellectuels des années vingt et assisté à leurs expériences sexuelles. À travers la vie d'Angelica, c'est bientôt la sienne propre que contemple Yaël, celle de ces enfants des années soixante-dix curieusement frustrés que leurs parents n'aient pas renoncé à leurs utopies. Le constat est acide et sans illusion. Le Journal de Yaël Koppman devient alors, sous couvert d'un aimable récit autobiographique, le roman au vitriol d'une génération qui, si l'on en croit l'exemple de Yaël, finira par trouver son équilibre.
Titre Le journal de Yaël Koppman
EAN 9782848050553
ISBN 284805055X
Auteur Rubinstein Marianne
Editeur Sabine Wespieser
Présentation Broché
Format Grand format
Longueur 18.3 cm
Largeur 14 cm
Poids 0.275 kg
Nombre de pages 217

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