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Le pervers n'est pas celui qu'on croit

  • Série :
  • Éditeur : EYROLLES
  • Présentation : Broché
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« Le pervers se retrouve partout comme une néo-espèce endémique colonisant peu à peu notre humanité : certains l'ont débusqué dans le lit conjugal, d'autres au travail et il n'est pas rare semble-t-il de le rencontrer en politique comme en prison. Le pervers prospère, croît et se multiplie dans le discours actuel comme la figure du mal absolu et il nous suffit d'identifier l'autre à la catégorie perverse pour s'assurer d'être du bon côté, celui des victimes. Chaque autre m'empêchant dans la réalisation de mon désir est soupçonné aussitôt d'être un méchant pervers ce qui a le grand mérite de rejeter toute responsabilité de son côté : combien de séparations se justifient aujourd'hui par cet étonnant diagnostic : « c'était un pervers narcissique ». C'est fou le nombre de pervers nous voulant du mal et que nous découvrons soudain ; le travail par exemple semble en être une pépinière et toute difficulté présentée sur ce lieu de crise pourra être considérée comme la conséquence des agissements maléfiques d'un de ceux-là. Pourtant, au risque d'y perdre en confort de pensée, si nous délaissons le sensationnel des ouvrages et articles à la mode pour examiner d'un il critique cette épidémie perverse alors nous découvrons un tout autre paysage, sans doute moins spectaculaire que le rassurant manichéisme mais beaucoup plus éclairant sur la complexité humaine. Et inventer la catégorie morale du pervers pour la rendre responsable de nos maux n'est rien d'autre que la formulation postmoderne de la mauvaise foi que J.-P. Sartre a fustigé en son temps. Ainsi la notion de pervers, revisitée pour satisfaire à l'actuel mythe de la réalisation personnelle qui suppose que tout est possible pour peu que l'on se donne les moyens d'y parvenir, permet de se dédouaner de nos médiocrités intimes : si la réussite n'est pas à la clef, la faute en incombe à ces pervers. » En invoquant les uvres littéraires de Sade ou Dostoïevski, de Deleuze ou Nietzsche, mais aussi les pratiques publicitaires de Mac Donald et le Code de la route, cet ouvrage interroge la représentation de la perversion dans nos sociétés post-modernes. Si l'on en croit le discours dominant, la perversion a envahi tous les champs : nous serions, innocents névrosés, sous le danger constant d'une horde toujours croissante de prédateurs pervers, calculateurs et manipulateurs n'attendant qu'une faiblesse de notre part pour nous anéantir. Pourtant les choses sont sans doute loin d'être aussi manichéennes. L'auteur nous propose une autre lecture, où les vrais pervers sont les idoles de victimes librement soumises et où les faux pervers procèdent d'une invention bien commode...
Titre Le pervers n'est pas celui qu'on croit
EAN 9782212563566
ISBN 2212563565
Nom de la série
Auteur Sanguet Marcel
Editeur EYROLLES
Présentation Broché
Format Grand format
Longueur 21 cm
Largeur 13.5 cm
Poids 0.212 kg
Nombre de pages 148

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