Ouvert du lundi au samedi
de 10h à 18h30
En détail...

La fille du Triangle

  • Série :
  • Éditeur : DU BASSON
  • Présentation : Broché
  • Paru le :
Note
3 Commentaire(s)

En stock

18,00 €
18,00 €
Rédigez votre propre commentaire

Seuls les utilisateurs inscrits peuvent écrire des commentaires. Veuillez vous connecter ou vous enregistrer

3 article(s)

par page
le pitch
Par Etienne
le 6 juillet 2016
Un roman noir « vintage » et carolo, une plongée au cœur de l'univers glauque de la prostitution de rue, où se côtoient des filles aux abois, des michetons amoureux, des exploitants sans scrupules, des maquereaux sanguinaires.

Charleroi, Novembre 2009, quartier du Triangle, haut lieu des bars à filles de la ville. Qui a assassiné la belle et douce Irina, échouée par accident sur les trottoirs carolos ?

Flanqué de son inénarrable acolyte Cuvelier, alias cuve à bières, et chapeauté par la très attirante juge Chevalier, Bruno Bianchi, tout récemment nommé inspecteur principal, se voit confier la délicate enquête.
A suivre!
Par Benoît
le 31 mai 2016
Les Éditions du Basson, implantées à Marcinelle (Charleroi/Belgique) depuis seulement quelques années, ont à première vue pour vocation de favoriser les publications d’auteurs locaux ou d’ouvrages mettant en valeur la métropole carolorégienne. Parmi les collections du catalogue de cette jeune maison, on trouve la bien nommée «Peau, lard et autres abats», qui compte déjà quelques titres dans la veine du polar et du thriller. Le roman de Meggetto, présenté le 29 avril, s’inscrit dans cette collection.

Franco Meggetto, ancien journaliste actuellement en charge de la communication à la Police locale de Charleroi, est résolument amoureux de sa ville, tellement décriée ces dernières années, pourrie qu’elle a été par les scandales politico-financiers, gangrénée par une criminalité difficile à enrayer (trafic de drogue, traite d’êtres humains, associations de malfaiteurs…), soumise au diktat du marché (fermetures d’usines à la chaîne, elle qui fut le fleuron de l’industrie du verre, de l’acier… chômage et précarisation d’une partie importante de la population…), ville qui est aussi en plein chantier de reconstruction (grands projets urbains, nouvelles initiatives culturelles variées…). L’auteur, fort de son expérience dans la presse (il fut chroniqueur judiciaire pendant 15 ans) et dans la police locale, publie son premier roman, La Fille du Triangle.

Le Triangle, c’est un espace de quelques centaines de mètres carrés, en plein cœur de la ville, quasi au bord de la Sambre qui la traverse. Le Triangle, c’est le quartier «historique» où «des femmes font le tapin». Le Triangle, c’est aussi le lieu de délit, de trafic, et l’aspect «cour des miracles» de certains petits débits de boissons qui s’y trouvent. Une jeune prostituée est assassinée, lardée de coups de couteau, dans son lupanar. L’inspecteur Bruno Bianchi est appelé sur les lieux, l’enquête peut commencer…

Au fil de ce polar assez classique, le lecteur découvre la vie d’un flic carolorégien, entre l’hôtel de police, le palais de justice tout proche, le lieu du crime, sa maison, ses enfants, ses origines italiennes (tellement essentielles pour une grande partie de la population carolo), son empathie pour la victime, ses tribulations intérieures de père de famille divorcé, son attrait pour une juge séduisante, sa haine envers ceux qui profitent de la naïveté de certaines femmes…

Le récit est simple à suivre, l’écriture est fluide, j’ai rapidement été pris au jeu de ce bon polar, teinté d’une certaine nostalgie pour Charleroi, qui a traversé le pire, et dont la population attend le redressement… Vivant moi-même à Charleroi depuis quelques années, j’ai été touché par le portrait dressé de la ville et par le côté profondément humain qui se dégage du personnage de Bruno Bianchi. À Charleroi, les policiers ne sont pas là que pour faire régner l’ordre, semble vouloir nous dire Meggetto, ils sont aussi là pour accompagner, pour se fondre avec la population, pour la comprendre, pour tenter d’accomplir leurs missions avec conscience et humanité, avec empathie pour les victimes.

Le choix de présenter ici un roman dont les personnages évoluent dans le domaine de la traite des êtres humains, en particulier celui de la prostitution, permet à Bianchi de tailler le portrait de toute la nébuleuse qui tourne autour du phénomène à Charleroi: prostituées elles-mêmes, association d’aide aux prostituées (Espace P), flics qui se consacrent aux dossiers les concernant – et leurs «sentiments» envers elles… –, maquereaux, voisins, clients, politiciens qui se voilent la face…

Vous l’aurez deviné, j’ai été touché par ce polar, sans doute parce qu’un polar qui se déroule à Charleroi, ce n’est pas encore très tendance (et même si Simenon, liégeois, publia naguère Le Locataire, dont l’intrigue est campée à Charleroi), sans doute aussi parce que j’ai envie de soutenir l’édition locale et les auteurs du coin… Sans doute aussi parce que ce polar est criant de simplicité, de réalisme. Il est bon parfois d’en revenir à une écriture qui se fiche des procédés littéraires complexes, pour nous présenter une certaine réalité, telle qu’elle se déroule, et où le dénouement importe certes, mais moins que l’atmosphère générale qui se dégage de la lecture.

Malgré quelques minuscules maladies de jeunesse sur le plan rédactionnel (coquilles un peu trop nombreuses à mon goût, mais je sais qu’il s’agit là d’un sentiment lié à une déformation professionnelle :-) ), il faut noter le soin particulier apporté au choix de la couverture, une photographie signée par François de Brigode (présentateur vedette du JT de la RTBF, photographe à ses heures, originaire de Charleroi et ami «de toujours» de Franco Meggetto), les Éditions du Basson méritent amplement d’être soutenues dans leurs projets! Elles ont organisé le premier Festival du Livre de Charleroi les 30 avril et 1er mai 2016, gageons que l’aventure se poursuive.

Quant à l’auteur, il a, avec le personnage de Bianchi, planté le décor de ce qui a clairement la vocation à devenir une «série». Pourvu donc que l’on en connaisse plus, à l’avenir, sur le parcours de Bruno Bianchi.
Un très bon premier polar :-)
Par Ben Tyrion
le 25 mai 2016


Les Éditions du Basson, implantées à Marcinelle (Charleroi/Belgique) depuis seulement quelques années, ont à première vue pour vocation de favoriser les publications d’auteurs locaux ou d’ouvrages mettant en valeur la métropole carolorégienne. Parmi les collections du catalogue de cette jeune maison, on trouve la bien nommée «Peau, lard et autres abats», qui compte déjà quelques titres dans la veine du polar et du thriller. Le roman de Meggetto, présenté le 29 avril, s’inscrit dans cette collection.

Franco Meggetto, ancien journaliste actuellement en charge de la communication à la Police locale de Charleroi, est résolument amoureux de sa ville, tellement décriée ces dernières années, pourrie qu’elle a été par les scandales politico-financiers, gangrénée par une criminalité difficile à enrayer (trafic de drogue, traite d’êtres humains, associations de malfaiteurs…), soumise au diktat du marché (fermetures d’usines à la chaîne, elle qui fut le fleuron de l’industrie du verre, de l’acier… chômage et précarisation d’une partie importante de la population…), ville qui est aussi en plein chantier de reconstruction (grands projets urbains, nouvelles initiatives culturelles variées…). L’auteur, fort de son expérience dans la presse (il fut chroniqueur judiciaire pendant 15 ans) et dans la police locale, publie son premier roman, La Fille du Triangle.

Le Triangle, c’est un espace de quelques centaines de mètres carrés, en plein cœur de la ville, quasi au bord de la Sambre qui la traverse. Le Triangle, c’est le quartier «historique» où «des femmes font le tapin». Le Triangle, c’est aussi le lieu de délit, de trafic, et l’aspect «cour des miracles» de certains petits débits de boissons qui s’y trouvent. Une jeune prostituée est assassinée, lardée de coups de couteau, dans son lupanar. L’inspecteur Bruno Bianchi est appelé sur les lieux, l’enquête peut commencer…

Au fil de ce polar assez classique, le lecteur découvre la vie d’un flic carolorégien, entre l’hôtel de police, le palais de justice tout proche, le lieu du crime, sa maison, ses enfants, ses origines italiennes (tellement essentielles pour une grande partie de la population carolo), son empathie pour la victime, ses tribulations intérieures de père de famille divorcé, son attrait pour une juge séduisante, sa haine envers ceux qui profitent de la naïveté de certaines femmes…

Le récit est simple à suivre, l’écriture est fluide, j’ai rapidement été pris au jeu de ce bon polar, teinté d’une certaine nostalgie pour Charleroi, qui a traversé le pire, et dont la population attend le redressement… Vivant moi-même à Charleroi depuis quelques années, j’ai été touché par le portrait dressé de la ville et par le côté profondément humain qui se dégage du personnage de Bruno Bianchi. À Charleroi, les policiers ne sont pas là que pour faire régner l’ordre, semble vouloir nous dire Meggetto, ils sont aussi là pour accompagner, pour se fondre avec la population, pour la comprendre, pour tenter d’accomplir leurs missions avec conscience et humanité, avec empathie pour les victimes.

Le choix de présenter ici un roman dont les personnages évoluent dans le domaine de la traite des êtres humains, en particulier celui de la prostitution, permet à Bianchi de tailler le portrait de toute la nébuleuse qui tourne autour du phénomène à Charleroi: prostituées elles-mêmes, association d’aide aux prostituées (Espace P), flics qui se consacrent aux dossiers les concernant – et leurs «sentiments» envers elles… –, maquereaux, voisins, clients, politiciens qui se voilent la face…

Vous l’aurez deviné, j’ai été touché par ce polar, sans doute parce qu’un polar qui se déroule à Charleroi, ce n’est pas encore très tendance (et même si Simenon, liégeois, publia naguère Le Locataire, dont l’intrigue est campée à Charleroi), sans doute aussi parce que j’ai envie de soutenir l’édition locale et les auteurs du coin… Sans doute aussi parce que ce polar est criant de simplicité, de réalisme. Il est bon parfois d’en revenir à une écriture qui se fiche des procédés littéraires complexes, pour nous présenter une certaine réalité, telle qu’elle se déroule, et où le dénouement importe certes, mais moins que l’atmosphère générale qui se dégage de la lecture.

Malgré quelques minuscules maladies de jeunesse sur le plan rédactionnel (coquilles un peu trop nombreuses à mon goût, mais je sais qu’il s’agit là d’un sentiment lié à une déformation professionnelle :-) ), il faut noter le soin particulier apporté au choix de la couverture, une photographie signée par François de Brigode (présentateur vedette du JT de la RTBF, photographe à ses heures, originaire de Charleroi et ami «de toujours» de Franco Meggetto), les Éditions du Basson méritent amplement d’être soutenues dans leurs projets! Elles ont organisé le premier Festival du Livre de Charleroi les 30 avril et 1er mai 2016, gageons que l’aventure se poursuive.

Quant à l’auteur, il a, avec le personnage de Bianchi, planté le décor de ce qui a clairement la vocation à devenir une «série». Pourvu donc que l’on en connaisse plus, à l’avenir, sur le parcours de Bruno Bianchi.

http://les-lectures-de-thibe.over-blog.com/2016/05/franco-meggetto-la-fille-du-triangle-editions-du-basson-2016.html

3 article(s)

par page